L'association des maires déposera un projet de résolution sur le bureau de la Ministre des Outre-mer :

Contrats aidés : l'égalité avec la Guadeloupe et la Martinique réclamée


Publié / Actualisé
La baisse des contrats aidés étaient de nouveau au coeur d'une réunion organisée avec les maires de l'île ce jeudi 26 octobre 2017. Plus précisément, trois maires (des communes de Salazie, Petite-Ile et Saint-André) et 13 adjoints représentant leur ville respective étaient présents autour de la table. Leur requête est simple face à la baisse programmée des contrats aidés : que soient maintenus les quotas de 2016, à l'instar des accords signés avec la Martinique et la Guadeloupe. De même, un moratoire est également demandé ainsi qu"une gérance de la question des contrats aidés par Pôle emploi.Un projet de résolution en ce sens sera déposé sur le bureau de la Ministre des Outre-mer
La baisse des contrats aidés étaient de nouveau au coeur d'une réunion organisée avec les maires de l'île ce jeudi 26 octobre 2017. Plus précisément, trois maires (des communes de Salazie, Petite-Ile et Saint-André) et 13 adjoints représentant leur ville respective étaient présents autour de la table. Leur requête est simple face à la baisse programmée des contrats aidés : que soient maintenus les quotas de 2016, à l'instar des accords signés avec la Martinique et la Guadeloupe. De même, un moratoire est également demandé ainsi qu"une gérance de la question des contrats aidés par Pôle emploi.Un projet de résolution en ce sens sera déposé sur le bureau de la Ministre des Outre-mer

"Chaos social", "mort du tissu associatif", "règlement de comptes avec La Réunion", "grande détresse sociale de la population"... Le champ lexical utilisé n'était pas synonyme de collectivités en bonne santé économique ce jeudi après-midi au sein du village Bienvenue de Sainte-Marie.

Pour l'heure, les élus ne comptent pas manifester dans la rue, mais prévoient le dépôt un projet de résolution entre les mains de la ministre de l'Outre-mer Annick Girardin, document qui passera au préalable dans chaque conseil municipal des communes de l'île. La création de ce "pacte de confiance avec le Gouvernement, comprenant une déclinaisaon particulière pour La Réunion" comportera en premier lieu le maintien des taux de contrats aidés et de prise en charge de 2016, à l'instar des accords signés avec la Guadeloupe et la Martinique, allant en ce sens.

De même, les élus de l'AMDR souhaitent un moratoire autour de la réforme. Etendre cette dernière sur une durée de 5 ans permettrait d'observer "dans quelle mesure les communes peuvent gérer cette baisse", assure Stéphane Fouassin, président de l'association des maires du département de La Réunion et maire de Salazie.

 

De même, Pôle emploi pourrait prendre en charge la question des contrats aidés, une gestion de "la compétence de l'Etat", continue le président de l'AMDR.

Les points noirs s'enchaînent concernant les contrats aidés, puisque malgré les contrats encore disponibles jusqu'à leur disparition annoncée en 2019, 50% de leur financement à la charge des communes ne pourront être financés par ces dernières. De lourdes conséquences sur le fonctionnement des communes se font sentir, puisque les contrats aidés représentaient dans certaines villes plus de la moité des agents communaux, à l'instar de Saint-Joseph, où 53% des travailleurs sont en contrat aidé.

Si plusieurs maires ont pointé qu'une hausse de la délinquance serait à prévoir après la disparition des contrats, Stéphane Fouassin assure qu'il se s'agit pas "d'acheter la paix sociale", mais que les contrats sont parfois "un amortisseur social. Cela permet à des familles, d'améliorer la fin du mois, de manger un peu plus à sa faim et cela fait tourner l'économie réunionnaise. C'est tout de même 300 millions d'euros qui sont injectés dans l'économie locale !" assure le maire de Salazie. Les élus ont réitéré leur désir de ne pas voir La Réunion "stigmatisée" face "au pouvoir central". "Nous ne sommes pas des assités, les Réunionnais sont bosseurs et ne demandent qu'à travailler", a pointé de son côté le nouveau maire des Avirons Réné Mondon.

D'ailleurs, dans un courrier transmis ce jeudi soir, le député Jean-Hugues Ratenon estimait La Réunion "trop gentille" et appelait l'ensemble des maires à se mettre en grève, pour lutter contre la baisse drastique de ces contrats. Pour l'heure, si les élus se réunissaient en table ronde à l'issue de la conférence de presse de ce jour, aucun mouvement n'a été annoncé.

jm/www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
Un coup de frais réussi.

Merci pour cette initiative

Ps il manque juste une option '' être averti de l'arrivée de nouveaux commentaires''
Pilleurs et assoifés de pouvoirs et de fric, Posté
Mdrrr les élus se mettre en grève.... vous n'y pensez pas très cher, bientôt le grand bat carré en France comme tous les ans pour les amplettes de noel.... avec l'argent du contribuable of course
CHABAN, Posté
Ps vous venez de changer de '' 'graphisme' '' '? (Bonjour Chaban, oui, un petit coup de frais a été donné au site 😊)
CHABAN, Posté
Les 11 mercenaires du bricolage électoraliste ?