L'ancien marin campe depuis 5 jours devant la préfecture :

Grève de la faim - Claude Leperlier : "le moral est toujours là"


Publié / Actualisé
Cinq jours après avoir débuté sa grève de la faim, Claude Leperlier poursuit son combat. Logé sous un chapiteau devant la préfecture, ce Portois de 66 ans attend une réponse du préfet alors qu'il est condamné à rembourser, injustement selon lui, la somme de 21.500 euros à son ancien employeur. L'ancien marin garde le moral.
Cinq jours après avoir débuté sa grève de la faim, Claude Leperlier poursuit son combat. Logé sous un chapiteau devant la préfecture, ce Portois de 66 ans attend une réponse du préfet alors qu'il est condamné à rembourser, injustement selon lui, la somme de 21.500 euros à son ancien employeur. L'ancien marin garde le moral.

"Tant que je n'ai pas de réponse du préfet, je continuerai ma grève de la faim" lance Claude Leperlier, logé sous un chapiteau devant la préfecture depuis lundi 23 octobre. Ce jeudi 26 octobre, il entame son cinquième jour de grève de la faim avec le soutien des Révoltés du 974. La justice lui réclame de rembourser la somme de 21.500 euros, initialement versée par son ex-entreprise pour cause d'un licenciement jugé dans un premier temps abusif. Le Portois ne veut pas céder, et pointe du doigt son "ancien employeur et les Affaires maritimes".

- "Affaibli, mais le moral est toujours là" -

L'homme de 66 ans se dit "affaibli" mais assure que "le moral est toujours là". Claude Leperlier a bien l'intention de "garder le moral" jusqu'à "obtenir une réponse concrète du préfet qui puisse le satisfaire". S'il concède que "la santé peut décliner", il ne compte pas "lâcher prise" puisque "le préfet est le seul à pouvoir répondre à ses attentes". L'ancien marin explique que "les défenseurs des droits de l'homme" ne lui "ont apporté aucunes réponses" malgré les "nombreuses démarches" entreprises depuis plusieurs années.

Assis dans sa chaise de jardin, Claude Leperlier avoue être "dégoûté" par la préfecture et ses occupants. "On m'a appelé, on m'a dit qu'on allait faire remonter les informations, mais personne n'est descendu me voir. Vous trouvez ça normal ?" interroge-t-il. "Au bout de trois jours, j'ai dit qu'il fallait arrêter de faire monter les informations parce qu'on allait les perdre. Depuis plus de contact, aucun appel" confie le Portois. Johny, venu en soutien à Claude Leperlier comme les Révoltés du 974, confirme d'un hochement de tête les propos du gréviste.

- "Je ne fais pas ça pour la gloire" -

Claude Leperlier qui réalise sa "troisième grève de la faim, et la plus longue" continue malgré tout "de rembourser illégalement" les sommes requises. "Vous savez, je ne fais pas ça pour la gloire pour qu'on parle de moi ou qu'on fasse de moi un héros. Ce n'est pas mon genre" avoue l'ancien marin. "Je demande juste qu'on me réponde et que je puisse arrêter les remboursements" répète une nouvelle fois le gréviste qui reste bien conscient de ses propos. "Tout le monde sait que j'ai raison mais personne ne bouge. Moi je ne bougerai pas non plus" conclut Claude Leperlier.

hf/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Ptit reunionnaise, Posté
Bonjour, voilà ceux que la justice réserve aux petits réunionnais .de creuver devant la préfecture pour obtenir justice.
Que les lois bénèficient qu' aux riches et aux élus et nous le peuple de subir cette injustice.
Tiens bon Mr leperlier. Mi lè fier de out COMBAT.
Dommage que les REUNNIONNAIS Y bougent pas plus que ça!