La CNL dénonce la suppression de l'allocation "accession" :

"Le président des riches s'attaque aux pauvres"


Publié / Actualisé
Le projet de loi de Finances 2018 du gouvernement envisage la suppression de l'allocation personnalisée au logement (APL) "accession". Ce dispositif permet le versement d'une aide mensuelle aux primo-accédants en fonction de leurs ressources. L'administrateur de la Confédération nationale du logement (CNL) Érick Fontaine dénonce "une attaque contre les pauvres du président des riches." Il désigne Emmanuel Macron.
Le projet de loi de Finances 2018 du gouvernement envisage la suppression de l'allocation personnalisée au logement (APL) "accession". Ce dispositif permet le versement d'une aide mensuelle aux primo-accédants en fonction de leurs ressources. L'administrateur de la Confédération nationale du logement (CNL) Érick Fontaine dénonce "une attaque contre les pauvres du président des riches." Il désigne Emmanuel Macron.

La CNL doit tenir une conférence de presse ce dimanche à son siège à Saint-Denis.

"Le gouvernement prévoit de supprimer cette APL accession dès le 1er janvier 2018. Après la baisse de 5 euros des APL, on s'en prend aux pauvres qui devront reculer une fois de plus. On a au minimum entre 900 et 1.000 APL accession par an à La Réunion", commente l'administrateur.

Cette décision produira plusieurs conséquences. Notamment sur la construction de logements. Elle devrait baisser. Selon lui, les opérations de résorption de l’habitat insalubre ne pourront plus sortir de terre. Comme dans le projet de la Rivière des Galets.

"Les gens qui voudront acheter leur appartement ou leur maison n’auront plus l’allocation accession à la propriété. Ils n’auront plus l’APL de 200 à 300 euros et ne seront plus éligibles au prêt bancaire", ajoute Érick Fontaine.

Ce type d’APL constitue une aide octroyée aux emprunteurs souhaitant devenir propriétaires en obtenant un prêt accession sociale (PAS).

- Perte de 50 millions -

Ce PAS permet aux ménages modestes de bénéficier des APL alors déduites de la mensualité de crédit pour calculer le taux d’endettement. Des allocations directement versées par la Caisse d’allocations familiales à la banque prêteuse et prises en compte dans la réalisation du plan de financement.

Pour l’administrateur de la CNL, cette décision influerait aussi directement sur l’activité dans le secteur du BTP. "Une perte de plus de 50 millions d’euros par an. Si les gens n’achètent plus, il n’y a pas de constructeurs", glisse-t-il. Un motif d’inquiétude à venir selon sa structure.

ts/www.ipreunion.com

   

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