Leucose :

Un dépistage sanguin annuel sur tous les bovins de plus de 12 mois


Publié / Actualisé
Ce mercredi 1er novembre 2017, un nouvel arrêté est entré en vigueur dans le cadre de la leucose bovine. Les élevages de La Réunion en sont exclus. La préfecture de l'île indique qu'un dépistage sanguin annuel sera effectué sur tous les bovins péi de plus de 12 mois. L'objectif : disposer d'une cartographie des élevages atteints d'ici la fin de l'année 2018. Nous publions le communiqué préfectoral dans son intégralité ci-dessous.
Ce mercredi 1er novembre 2017, un nouvel arrêté est entré en vigueur dans le cadre de la leucose bovine. Les élevages de La Réunion en sont exclus. La préfecture de l'île indique qu'un dépistage sanguin annuel sera effectué sur tous les bovins péi de plus de 12 mois. L'objectif : disposer d'une cartographie des élevages atteints d'ici la fin de l'année 2018. Nous publions le communiqué préfectoral dans son intégralité ci-dessous.

Face à des questionnements devant un risque sanitaire pour l'homme que pourrait présenter cette maladie, le préfet tient à affirmer sans ambiguïté que la leucose est une maladie animale spécifique des bovins et qu'elle ne présente donc strictement aucun danger pour l’homme : aucune transmission de la maladie bovine à l'homme n'est possible ni par le contact avec des animaux vivants ni par la consommation de lait et de viandes.

Cette maladie fait l'objet de mesures de lutte en métropole pour maintenir un statut sanitaire indemne de Leucose nécessaire pour l’exportation d’animaux vivants.
A La Réunion, du fait de l'absence d'exportation de bovins et de la présence diffuse du virus sans impact sanitaire avéré sur les élevages comme précisé dans l'avis de l'ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) du 23 juillet 2015, le ministère en charge de l'agriculture a dispensé La Réunion de l’application des dispositions en vigueur sur le reste du territoire national au travers de deux arrêtés ministériels publiés en 2015.

Si le Conseil d’État a pu demander le 20 mars 2017 l’annulation sur la forme des deux arrêtés ministériels, il n'a en aucun cas remis en cause l'objectif de ces textes et la nécessaire adaptation des mesures de lutte contre la leucose à la particularité de la situation épidémiologique de La Réunion.

Cette adaptation s’est concrétisée dans le cadre du nouvel arrêté ministériel qui est entré en vigueur le 1er novembre 2017. Cet arrêté exclut les élevages bovins de La Réunion de l’application des mesures de police sanitaire. Sous le pilotage sanitaire du conseil régional d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CROPSAV) qui regroupe l’État, les collectivités territoriales et les partenaires du monde agricole (professionnels agricoles, la chambre d’agriculture et les organismes à vocation sanitaire), les élevages réunionnais se développent et recherchent une production locale de qualité tout en assurant un revenu pérenne pour les éleveurs. Un plan global de maîtrise sanitaire bovin, ayant pour objectif de lutter contre l'ensemble des maladies des bovins, y compris la leucose, a ainsi été initié en 2016. Ce plan est centré sur 3 actions principales : la lutte contre les maladies, la lutte contre les insectes vecteurs et la réduction des mortalités.

Dans le cadre de ce plan, le nouvel arrêté prévoit la réalisation d’un dépistage sanguin annuel sur tous les bovins de plus de 12 mois. Ce dépistage va permettre de disposer fin 2018 d’une cartographie des élevages atteints, sur la base de laquelle des mesures d’assainissement adaptées seront définies.

Face aux récentes attaques sur la qualité sanitaire du cheptel réunionnais, le préfet rappelle l'importance de maintenir et développer une agriculture durable à La Réunion et de défendre le modèle réunionnais en matière d’élevage.

Les éleveurs les plus en difficulté font l’objet d’un accompagnement social. Ils ont été reçus individuellement et sont suivis pour apporter une assistance concrète. L’administration est engagée auprès des interlocuteurs les plus représentatifs des filières de l'élevage et conduit depuis plusieurs années un travail efficace, collectif et constructif.

L’État, dans son rôle de garant de la santé du consommateur, réalise des contrôles aussi bien en élevages (respect des conditions de bien-être, lutte contre les maladies réglementées, règles de mouvements des animaux, pharmacie vétérinaire) qu'en industries agro-alimentaires (depuis l’abattoir jusqu’à la remise directe). Ces contrôles visent la maîtrise de la sécurité sanitaire des aliments tout au long de la chaîne alimentaire par les opérateurs. Les agents de l’État sont présents sur ces sites et même de façon permanente en abattoir d'animaux de boucherie.

   

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