Pêche à la légine :

Réunion Pêche Australe perd son bateau


Publié / Actualisé
Le propriétaire du bateau de Réunion Pêche Australe (RPA) vient de mettre un terme à son contrat de location. La société, l'un des cinq armements français autorisés à pêcher la légine par la préfecture des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF), disposait d'un quota de 100 tonnes. Elle doit donc renoncer à prendre la mer pour la campagne de pêche 2017-2018. (Photo d'illustration)
Le propriétaire du bateau de Réunion Pêche Australe (RPA) vient de mettre un terme à son contrat de location. La société, l'un des cinq armements français autorisés à pêcher la légine par la préfecture des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF), disposait d'un quota de 100 tonnes. Elle doit donc renoncer à prendre la mer pour la campagne de pêche 2017-2018. (Photo d'illustration)




"Après avoir échoué à convaincre à la fois la préfecture des TAAF et le Tribunal Administratif de Saint-Denis, qui ont conforté l'entrée de RPA dans la pêche à la légine, le Syndicat des armements réunionnais de palangriers congélateurs (SARPC) a finalement utilisé sa position dominante dans les instances internationales pour amener le propriétaire du bateau loué par Réunion Pêche Australe à dénoncer son contrat de location", assurent les dirigeants de RPA dans un communiqué.



Austral Fisheries, propriétaire du Conrinthian Bay, navire affrété par RPA pour sa première campagne de pêche en 2016, vient en effet de retirer son offre de location pour la campagne 2017-2018. 

Dans le courrier informant RPA de sa décision, Austral Fisheries souligne que : "Notre implication dans la Coalition des opérateurs légaux de la légine nécessite que nous restions en bons termes avec le SARPC. Nous sommes attachés à notre relation à la fois avec RPA et avec le SARPC, mais il nous a été indiqué que le fait de continuer à entretenir une relation commerciale avec RPA aurait de sérieuses conséquences sur nos affaires."



Les responsables de RPA évoquent "une mise sous pression" de l’armateur australien Austral Fisheries afin qu’il rompe unilatéralement le contrat. La dernière phrase du courrier d'Austral Fisheries le prouverait selon eux. "Si, dans l’avenir, un accord à l’amiable pouvait être trouvé avec le SARPC, alors nous serons très heureux de travailler à nouveau avec RPA". 

RPA regroupe 80 petits pêcheurs. Dès l'an prochain, l'entreprise introduira une demande de quota afin d’acquérir son propre navire.

Dans le même temps, une mission d’audit de la pêcherie à la légine, diligentée par l’Etat, doit se rendre à La Réunion d’ici le mois de décembre.

"Nous regrettons cette situation, qui interdit à de nouveaux marins de se former au métier de la pêche australe, prive les 80 petits pêcheurs au capital de Réunion Pêche Australe et plus généralement le territoire de la Réunion des retombées économiques de la légine", déclare Sébastien Camus, président de Réunion Pêche Australe.

Il dénonce des "pratiques anormales". pour rappel, sa société était fondée en 2016. Elle est détenue à 51 % par l’armement ENEZ Pêche (groupe REUNIMER), à 30 % par l’armement ATLANTIS (groupe Minatchy) et à 19 % par la Société des Artisans Pêcheurs Professionnels des Mers Australes (SAPPMA).


ts/www.ipreunion.com



   

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