Baisse des aides au logement :

Les députés Réunionnais ne veulent pas de "drames humains" sur l'île


Publié / Actualisé
À la suite d'une rencontre ce samedi 4 novembre entre plusieurs députés réunionnais et la confédération nationale du logement (CNL) de La Réunion, les deux partis se sont mis d'accord sur la proposition d'un amendement unique, en vue de faire supprimer l'article 52 du projet de loi de finances du gouvernement. Cet article prévoit des mesures sur le logement qui aboutirait à des "drames humains" selon la CNL.
À la suite d'une rencontre ce samedi 4 novembre entre plusieurs députés réunionnais et la confédération nationale du logement (CNL) de La Réunion, les deux partis se sont mis d'accord sur la proposition d'un amendement unique, en vue de faire supprimer l'article 52 du projet de loi de finances du gouvernement. Cet article prévoit des mesures sur le logement qui aboutirait à des "drames humains" selon la CNL.

L'Assemblée nationale a adopté dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 novembre, en première lecture, le budget du ministère de la Cohésion des territoires. Un texte dont l'article 52 a fait l'objet d'une douzaine d'amendements de suppressions, tous rejetés. Cet article est une "illégalité sociale" affirme Erick Fontaine, secrétaire général de la CNL de La Réunion. Après s'être entretenu pendant plus d'une heure avec plusieurs députés dont Jean-Hugues Ratenon ainsi que les représentantes d'Erika Bareigts et d'Huguette Bello, Erick Fontaine explique "sincèrement" que les députés ont été "très à l'écoute" des "données communiquées et de la situation urgente dans laquelle La Réunion est actuellement".

- Accession à la propriété, logements sociaux, locations privées -

Avant la présentation au sénat du projet de loi de finances début décembre, les partis ont donc décidé d'établir "un amendement unique" dans le but de "faire basculer l'article 52". "Beaucoup de Réunionnais seraient touchés par la suppression de l'allocation logement d'accession à la propriété" indique Erick Fontaine. Concrètement, cela représente "500 millions d'euros sur le quinquennat Macron". "Sans cette allocation, les Réunionnais ne pourront pas se voir accorder leur crédit et donc ne pourront pas avoir accès à la propriété" signale le secrétaire général : "ce sont des drames humains qui se jouent actuellement à La Réunion".

Il déplore également "la non revalorisation de l'allocation logement pour 2018" qui toucherait "la classe intermédiaire" : "en plus de la baisse de 5 euros des APL, cela ferait payer aux locataires privés 10 à 12 euros de plus par mois" indique M. Fontaine. L'article 52 représente aussi "un danger pour les logements sociaux qui sont la moitié du parc immobilier de La Réunion" se désole Erick Fontaine, qui compte bien avoir "le soutien de nombreux sénateurs de métropole et d'outre-mer". 

Alors que les Assisses du logement ont démarré dans la discrétion la plus totale, Erick Fontaine est clair : "On ne fera pas bouger les choses tout seul. Les assises c'est bien, mais il faut que tout le monde se sente concerné pour que ça bouge" lance-t-il. Réponse dans quelques semaines au Sénat.

hf/www.ipreunion.com

   

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