Il vit au large et son venin est cependant mortel :

Kélonia : un serpent de mer venimeux relâché


Publié / Actualisé
Un serpent de mer a été récupéré du côté des Roches Noires (Saint-Gilles les Bains) le 20 octobre dernier, avant d'arriver au centre de soins Kélonia à Saint-Leu, qui l'a pris en charge. Le serpent, qui peut atteindre plus d'un mètre de longueur est relativement rare dans les eaux des Mascareignes. L'animal au venin mortel a été relâché au large du Nord de La Réunion dans la matinée de ce lundi 6 novembre 2017.
Un serpent de mer a été récupéré du côté des Roches Noires (Saint-Gilles les Bains) le 20 octobre dernier, avant d'arriver au centre de soins Kélonia à Saint-Leu, qui l'a pris en charge. Le serpent, qui peut atteindre plus d'un mètre de longueur est relativement rare dans les eaux des Mascareignes. L'animal au venin mortel a été relâché au large du Nord de La Réunion dans la matinée de ce lundi 6 novembre 2017.

 

"Il s’agit d’un serpent marin pélagique (qui vit généralement au large) de l’espèce Pelamis (ou Hydrophis) platurus. Ce serpent passe la totalité de sa vie en mer où il se reproduit également. Contrairement aux autres serpents, crocodiles et tortues aquatiques ou marines, qui doivent revenir à terre pour pondre leurs oeufs, les femelles Pelamis gardent leurs oeufs dans le ventre jusqu’à l’éclosion et les petits serpents sont alors expulsés. Ce mode de reproduction se nomme "ovoviviparité". Ce serpent de mer peut atteindre 110 centimètres. C’est un serpent très peu agressif mais dont le venin est cependant mortel. Il se nourrit de poissons essentiellement. Il peut réaliser des apnées de plusieurs heures grâce à sa capacité d’absorber l’oxygène de l’eau par la peau" écrit Kélonia dans un communiqué.

"L’aire de répartition de Pelamis platurus est très étendue incluant l’océan Indien et Pacifique du Japon jusqu’au Sud de Madagascar et la Nouvelle Zélande. Il est très rare dans la région des Mascareignes où il est cependant parfois signalé" continue le centre de soins.

"Durant son séjour au centre de soins le serpent a mué. La mue longue de 71 cm a été récupérée et sera envoyée ( avec celle de 1999) pour analyse au Museum National d’Histoire Naturelle. Des photos et videos ont été réalisées qui pourront être utilisées pour l’information et les sensibilisation du public et des usagers de la mer.

Pelamis platurus est une espèce venimeuse, même si les morsures sont exceptionnelles en raison de la morphologie de sa mâchoire (taille réduite des crochets et situés très en arrière dans la bouche). Il convient donc d’être extrêmement prudent lors des manipulations de l’animal. En cas d’observation, il faut prévenir aussitôt le Réseau échouage de La Réunion au 0262 43 43 43" rappelle Kélonia.

Le serpent a été relâché au large et dans le Nord de l’île lundi matin afin qu’il retrouve son habitat pélagique habituel. Et éviter que le mauvais temps le ramène à nouveau à la côte.

"En avril 1999, un spécimen de Pelamis platurus avait été trouvé à Etang-Salé par les maîtres-nageurs. Celui ci avait fini sa vie dans un bassin de la ferme Corail. Pendant sa période de captivité il avait mué une fois. Un Pelamis a été observé en septembre 2016 à Mayotte. Un autre Pelamis a été observé à Maurice en Aout 2017" nous apprenent les spécialistes des animaux marins.

   

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