Ils maintiennent le mouvement de grève :

Les enseignants remplaçants ne veulent pas changer de statut


Publié / Actualisé
Ils ont débuté leur mouvement de grève ce lundi. Le préavis, lui, se poursuit jusqu'au 22 décembre prochain. Les enseignants remplaçants manifestent sous la bannière de l'intersyndicale FO-SNUIPP - SE UNSA - SNE - CFTC contre leur changement de statut, appliqué par décret. Une centaine d'enseignants a cessé le travail et souhaite le "maintien de ce système qui marche parfaitement bien". (Photo d'archives)
Ils ont débuté leur mouvement de grève ce lundi. Le préavis, lui, se poursuit jusqu'au 22 décembre prochain. Les enseignants remplaçants manifestent sous la bannière de l'intersyndicale FO-SNUIPP - SE UNSA - SNE - CFTC contre leur changement de statut, appliqué par décret. Une centaine d'enseignants a cessé le travail et souhaite le "maintien de ce système qui marche parfaitement bien". (Photo d'archives)

En bref, l'Education nationale actait presque naturellement une suppression des statuts spécifiques aux enseignants remplaçants du premier degré, via le décret paru en fin d'année scolaire l'an dernier. Les instituteurs remplaçant leurs collègues pour une courte durée, appelés "ZIL", pour Zone d'intervention localisée, étaient en effet généralement affectés dans une école de leur circonscription. Soit un gain de proximité avec les élèves et un aspect pratique évident pour l'enseignant. Aujourd'hui, un remplaçant peut être envoyé sur une distance plus longue, pour un remplacement plus long.

Alors que depuis l'an dernier, les professeurs continuent de refuser ce changement de statut, le rectorat penserait déjà à la création de quatre circonscriptions qui partagera le territoire. Les enseignants remplaçants sont d'ailleurs conviés à une réunion de travail afin de mettre en place ce nouveau système, qu'ils refusent par ailleurs. "Nous voulons le maintien d'un système que nous croyons bon", scande Katell Louarn, secrétaire départementale FO premier degré.

Car, au-delà des contraintes techniques pour l'enseignant remplaçant, l'impact premier serait ressenti par les élèves eux-mêmes. "Le fond du problème est le fait qu'il manque des enseignants. nous monopolisons des remplaçants sur des postes à l'année. Naturellement, il n'y a plus assez de remplaçants", déplore la syndicaliste.

Un rassemblement est prévu ce jeudi lors de la réunion du comité technique académique avec, à l'ordre du jour, cette question des quatre zones de remplacement que le rectorat de La Réunion veut mettre en place. En attendant, l'intersyndicale maintient son mouvement de grève.

jm/www.ipreunion.com

   

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