Deux employés alertent le président par courrier :

IRT : Une enquête interne ouverte sur les conditions de travail


Publié / Actualisé
L'Île de La Réunion Tourisme (IRT) vient de lancer une enquête interne liée aux conditions de travail au sein de la structure en charge de la promotion touristique. Son directeur général Willy Ethève et son président Stéphane Fouassin confirment l'information. Ce dernier recevait un courrier d'alerte de la part de deux employés se plaignant des agissements supposément déplacés d'un supérieur. Selon nos informations, ces salariés évoqueraient des cas de harcèlement moral, des pressions et des humiliations. Ils envisageraient de déposer une plainte. Un médecin du travail se rendait d'ailleurs dans les locaux de l'IRT à Saint-Paul ce lundi 13 novembre 2017 (Photo d'illustration)
L'Île de La Réunion Tourisme (IRT) vient de lancer une enquête interne liée aux conditions de travail au sein de la structure en charge de la promotion touristique. Son directeur général Willy Ethève et son président Stéphane Fouassin confirment l'information. Ce dernier recevait un courrier d'alerte de la part de deux employés se plaignant des agissements supposément déplacés d'un supérieur. Selon nos informations, ces salariés évoqueraient des cas de harcèlement moral, des pressions et des humiliations. Ils envisageraient de déposer une plainte. Un médecin du travail se rendait d'ailleurs dans les locaux de l'IRT à Saint-Paul ce lundi 13 novembre 2017 (Photo d'illustration)


Une enquête interne qualifiée de non-événement selon Willy Ethève, joint au téléphone par Imaz Press. Il s'agirait d'une "procédure classique" selon lui et il explique pourquoi."Le médecin du travail passe tous les trois mois. Il est uniquement venu rencontrer les membres du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dont je suis membre en tant que directeur général. Il n'a pas vu les deux salariés dont il est question. Je ne parle pas de harcèlement car le harcèlement doit être avéré. Il se peut qu'il y ait eu des propos qui pouvaient être limites mais il n'y a pas de preuves pour l'instant. Je parlerai plutôt d'allégations", précise-t-il.

Selon le directeur général, des collaborateurs de l'IRT saisissaient déjà leur direction par le passé sur des supposés faits similaires . "Comme dans toute entreprise ce n'est pas la première fois que l'on a ce genre de dossiers. Depuis deux ans, nous avons déjà été saisis deux fois par des collaborateurs pour des problèmes entre collègues et des compromis ont pu être trouvés", détaille le dirigeant.

Après notre conversation téléphonique, Willy Ethève nous recontactait en nous envoyant un SMS afin de "reconfirmer ses propos". "Il s'agit d'allégations et nous sommes au stade d'enquête interne. À aucun moment, un salarié n'est concerné officiellement par des faits de harcèlement. Le CHCST fait son travail et rendra ses conclusions en temps voulu", écrit-il dans son message.

- "Procédure classique" -

Stéphane Fouassin et les instances dirigeantes de l'IRT se réunissaient, elles, pour évoquer cette affaire la semaine dernière. Le nom du cadre supposément auteur de ces faits était aussi prononcé lors de cette réunion.

Le président attend désormais les conclusions de l'enquête interne probablement rendues dans les trois prochaines semaines d'après lui. Il refuse de parler de harcèlement. "Je ne vais pas vous en parler. Le bureau de l'IRT a été alerté par le courrier des deux employés", explique-t-il lui aussi d'entrée par téléphone.

"Le médecin du travail, venu à notre demande, va faire son rapport. C'est à lui de considérer si nous devons aller plus loin ou non. Nous verrons. Nous avons déclenché la procédure classique. Les représentants du personnel et le CHSCT se réunissent aussi", lance-t-il. L'élu n'envisage pas de prendre de sanction tant qu'il n'a pas les conclusions de l'enquête entre les mains.

Interviewés sous couvert d'anonymat par Imaz Press, des salariés se plaignent de "propos déplacés" et des "agissements" de la part d'un supérieur. Ils prononcent également le mot de "harcèlement moral" et évoque des "pressions" voire des "humiliations".

ts/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Loup, Posté
Ce cadre en question se croit couvert par une immunité. Il se permet d'être plus que grossier avec ses collègues, collaborateurs mais aussi vis à vis des élus du Conseil d'Administration ...il sait qu'il est protégé .Même (supprimé pour prise à partie - webmaster) ne peut rien faire car le véritable patron c'est lui!
CHABAN, Posté
Médecin qui passe tous les 3 mois !?
Fred, Posté
2 ans quasiment jour pour jour après la procédure d’alerte lancée par la Direcrice de l’IRT, Ariane LOUPY, procédure qui n’a jamais aboutie si ce n’est par son licenciement
Et l’audience des prud’hommes de saint Denis a eu lieu ce matin !
Le temps passe mais les méthodes IRT restent les meme manifestement