L'Étang-Salé (actualisé) :

Non, la Seor ne donnera aucun papangue à Bioparc


Publié / Actualisé
Ce jeudi 2 novembre 2017, la société Bioparc a été sommée de s'expliquer sur différents points de son projet de parc zoologique à l'Étang-Salé. Dans les tuyaux depuis 2013, il prévoit d'accueillir plus de 600 animaux sur une parcelle de la forêt départementale de l'Étang-Salé. Plusieurs associations avaient pointé du doigt de potentielles nuisances environnementales. Lors de l'audience au tribunal administratif, le porteur de projet via son avocate a notamment indiqué que la Seor (Société d'études ornithologiques de La Réunion) "allait donner" des papangues au parc. La société a formellement démenti.
Ce jeudi 2 novembre 2017, la société Bioparc a été sommée de s'expliquer sur différents points de son projet de parc zoologique à l'Étang-Salé. Dans les tuyaux depuis 2013, il prévoit d'accueillir plus de 600 animaux sur une parcelle de la forêt départementale de l'Étang-Salé. Plusieurs associations avaient pointé du doigt de potentielles nuisances environnementales. Lors de l'audience au tribunal administratif, le porteur de projet via son avocate a notamment indiqué que la Seor (Société d'études ornithologiques de La Réunion) "allait donner" des papangues au parc. La société a formellement démenti.

Non, la Seor ne donnera pas des papangues au prochain parc zoologique en forêt d'Étang-Salé. Oui, c'est ce qu'avait bien affirmé le porteur de projet par le biais de son avocate. Annoncé en 2013, le concept  prévoit l'accueil de plus de 600 animaux sur une parcelle située au coeur de la forêt départementale.

Mais le projet ne plaît pas à tous. Certaines associations, telles que celle des citoyens de Saint-Pierre qui estime qu'il s'agit d'une "vision rétrograde de l'animal". D'autres collectifs, comme celui de la sauvegarde de l'Étang-Salé les Bains pointent également du doigt des risques de nuisances sur les trafic ou les eaux souterraines. La société Bioparc avait donc été contrainte d'expliciter plusieurs points de son projet, notamment par rapport à son impact environnemental. L'audience s'est tenue ce jeudi 2 novembre 2017 au tribunal administratif de Saint-Denis. Au cours de cette audience, un propos a particulièrement attiré l'attention de l'association des citoyens de Saint-Pierre. Les défenseurs du projet auraient indiqué que la Seor (Société d'études ornithologiques de La Réunion "allait donner des papangues" à Bioparc.

- "Il est hors de question que la Seor s'associe à un tel projet" -

Suite à cette affirmation, la Seor a transmis un démenti au tribunal administratif. "Lors de l'audience du tribunal administratif du 2 novembre 2017 jugeant un recours de 3 associations de St Pierre et d'Etang Salé contre le projet "Bioparc", M.Gougache par l'intermédiaire de son avocate a affirmé que la Société d'Etude Ornithologique de La Réunion - SEOR - allait lui "donner" des papangues pour qu'il les intègre dans son projet de parc animalier. Ces affirmations sont totalement mensongères" avance le communiqué. Signé par son président, Christian Léger, il se poursuit ainsi : "Il est hors de question qu'une association comme la Seor dont les objectifs concernent la protection et la conservation des oiseaux de La Réunion s'associe à un tel projet". Pour rappel, la société recueille des oiseau endémiques ou indigènes au coeur de son centre de soins. Ils sont ensuite relâchés dans leur milieu naturel. La Seor précise néanmoins que "seuls les individus d'espèce en statut critique d'extinction qui seraient inaptes à un retour à la vie sauvage" pourraient être "transmis à des centres habilités". Ce qui ne serait par ailleurs pas le cas de Bioparc.

Le tribunal devrait rendre sa décision dans un mois. Un autre recours a également été déposé contre le permis de construire finalement accordé au parc. Mais en attendant, pour reprendre le proverbe, papang i manz ankor tek-tek.

mp/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Peuj, Posté
C'est une vision rétrograde des parcs zoologiques.
CHABAN, Posté
La SEOR pris pour des pigeons ?
Aterla, Posté
Quelqu'un qui aime les oiseaux ne peut pas soutenir un zoo qui techniquement est une prison pour animaux.
Un oiseau a le ciel entier pour terrain de jeu, l'enfermer dans une cage si grande soit-elle est injuste et cruel.