Elle est affectée aux bus et poids lourds (actualisé) :

Route des Tamarins - L'État avait émis un "avis réservé" sur la voie lente


Publié / Actualisé
Depuis le 6 octobre 2017, la voie spécialisée pour les véhicules lents de la route des Tamarins fait l'objet d'une expérimentation entre l'Éperon et Saint-Paul. La Région, en partenariat avec le TCO ainsi que les gestionnaires Kar'ouest et Cap'Run a lancé ce dispositif dans l'objectif de "développer un maillage cohérent pour le transport public" et "pour sortir les bus des congestions routières". L'État avait néanmoins émis un avis réservé, mettant en avant la signalisation et le traitement de la circulation.
Depuis le 6 octobre 2017, la voie spécialisée pour les véhicules lents de la route des Tamarins fait l'objet d'une expérimentation entre l'Éperon et Saint-Paul. La Région, en partenariat avec le TCO ainsi que les gestionnaires Kar'ouest et Cap'Run a lancé ce dispositif dans l'objectif de "développer un maillage cohérent pour le transport public" et "pour sortir les bus des congestions routières". L'État avait néanmoins émis un avis réservé, mettant en avant la signalisation et le traitement de la circulation.

Elle est expérimentée depuis le 6 octobre 2017. La voie lente entre l’Éperon et Saint-Paul sur la route des Tamarins est, depuis cette date, dédiée aux transports en commun. Le dispositif, initié par la Région, le TCO (Territoire côte Ouest) s’effectue en partenariat avec la Semto, gestionnaire du réseau Kar’ouest et Cap’Run du réseau Car Jaune. Depuis sa mise en place, le dispositif fait débat.

D’autant qu’avant son lancement, l’État ne s’est pas déclaré totalement favorable au projet. Saisi pour un avis consultatif sur "l’expérimentation de modification d’une portion de la " voie spécialisée véhicules lents (VSLV) de la RN1 en voie affectée aux transports en commun et poids lourds", la préfecture avait exprimé un "avis réservé". Trois points avaient ainsi été mis en exergue, "en attente d’éléments complémentaires". Premièrement, à propos de la suppression pour certains usagers pouvant auparavant l’utiliser. Deuxième, sur le traitement de la signalisation verticale et horizontale sur cette section expérimentale, "notamment au niveau de l’échangeur intermédiaire de Plateau-Caillou". Et enfin au sujet du traitement des voies et de la circulation générale en aval du projet pour fluidifier le trafic. Une évaluation de ces points est prévue à l’issue de l’expérimentation.

Il n'a pas été possible de déterminer si cet avis aussi "réservé" que motivé de l'Etat a été pris en compte et si des solutions sont en cours d'élaboration pour aplanir ces trois points d'achoppement. En effet, sollicitée à plusieurs reprises depuis ce mercredi par Imaz Press Réunion, la Direction régionale des routes (DRR) n'a pas donné suite aux demandes d'interviews.

Reste que si ce dispositif est pour le moment testé sur une distance de 5 kilomètres, – entre l’échangeur de l’Éperon et celui de Bellemène Saint-Paul – la Région, collectivité de tutelle de la DRR, compte étendre l’itinéraire sur près de 16 kilomètres dans l’ouest. La mise en place du dispositif est également motivée par "des congestions quotidiennes" sur le secteur, "en heure de pointe". Cette voie sert en effet de "voie de stockage" lors des heures de pointe du matin et elle est alors empruntée par l’ensemble des véhicules. Ce qui aggrave la situation de congestion et provoque un "goulot d’étranglement" en bas du viaduc.

La finalité de ce dispositif : sortir ces bus des congestions routières et "permettre aux usagers des transports en commun de gagner du temps". Afin d’estimer l’impact de cette voie, une évaluation est prévue pendant et après l’expérimentation. Si le bilan s’avère positif, la pérennisation sera immédiate.

- Des balises bluetooth enregistrent votre temps de parcours -

Par ailleurs, la collectivité régionale assure que cette création de voie réservée aux transports en commun serait la moins chère de France. Logique, vu qu’elle existe déjà. Les seuls éléments à rajouter sont la peinture et les panneaux. Au total, le coût global du projet s’élève à 200 000 euros pour 5 kilomètres, soit 40 000 euros par kilomètre.

Mais de quelle manière cette expérimentation sera t-elle évaluée ? Plusieurs services ont été mis à disposition : le réseau des caméras d’observation du trafic, par exemple. Mais aussi l’usage de la technologie Bluetooth ! Sept balises ont été déployées entre l’échangeur de l’Ermitage et celui de Sacré Cœur. Ce système permet de capter les équipements bluetooth présents dans les véhicules, soit par les systèmes embarqués, soit par les smartphones des conducteurs. L’objectif : mesurer le temps de parcours. Autrement dit, lorsque vous empruntez cette portion de route, le passage de votre véhicule est enregistré. Une manière pour la collectivité de relever de manière continue et en temps réel les temps de parcours sur la zone. Rendez-vous le 19 décembre, date prévue de la fin de l’expérimentation, pour constater l’évolution (ou pas) de ce temps de parcours.

mp/www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
@chaban

Transformer une 3 voies
en 2 voies est une connerie sans nom !
Hier j'ai pris 45 mn entre le radar et cimendef ...

Avez-vous fait le bilan carbone des centaines de voiture comme moi bloquées tous les jours ?

Pour le reste je suis d'accord avec vous.



Nini974h, Posté
Pourquoi ne pas étudier et revoir la priorité au niveau des feux rouges.
On devrait céder le passage aux POIDS LOURD et Bus du dppt la priorité pour qu'ils gagnent du temps.
@chaban, Posté
La connerie n'est pas de donner la priorité aux bus, c'est un choix écologique et politique. En revanche, la dangérosité vient des camions et il n'y a aucune raison qui justifie leur priorité sur cette voie. Si ce n'est l'alimentation du projet stupide de NRL.
CHABAN, Posté
Une belle connerie de plus. C'est Pierre qu'avant !
Il faut trouver un travail aux mecs qui ont pondu cette aberration.

Sur 16KM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!