Saint-André :

Restauration collective : une cuisine centrale flambant neuve et des menus sur mesure


Publié / Actualisé
La mairie de Saint-André a inauguré sa nouvelle cuisine centrale de restauration collective ce jeudi 16 novembre 2017. Refaite à neuf, la municipalité a investit 900.000 d'euros pour l'achat du nouveau matériel qui équipe la cuisine centrale et les cantines scolaires. 9.000 repas y sont fabriqués chaque jour, ce qui classe l'établissement à la deuxième place des cuisines de restauration collective de France.
La mairie de Saint-André a inauguré sa nouvelle cuisine centrale de restauration collective ce jeudi 16 novembre 2017. Refaite à neuf, la municipalité a investit 900.000 d'euros pour l'achat du nouveau matériel qui équipe la cuisine centrale et les cantines scolaires. 9.000 repas y sont fabriqués chaque jour, ce qui classe l'établissement à la deuxième place des cuisines de restauration collective de France.

 

Avec 1.374.500 repas produits chaque année, la municipalité de Saint-André a constaté que "la restauration scolaire est importante dans la politique de développement humain". Jean-Paul Virapoullé, maire de la ville, en visite dans une des cantines le rappelle : "ce n’est pas qu’un déjeuner, avec ce repas, c’est une initiation aux différentes saveurs qui est proposée aux élèves des écoles de la ville, c’est aussi un moment de partage avec les autres, l’apprentissage de l’équilibre alimentaire, d’un savoir vivre ensemble, et aussi être sensibilisé à la lutte contre le gaspillage" note-t-il.

Anne-Raïna Arnassalom, responsable de la restauration scolaire de son côté, détaille lors de cette visite les investissements réalisés : "ce qui est crucial pour assurer la qualité des repas c’est la chaîne du chaud, le maintien de température depuis la fabrication des repas qui débute à 4 heures du matin jusqu’au service dans les cantines à 11h30. Afin de maintenir la température à 63 degrés tout au long du processus, des fours de cuisson, des meubles de maintien en température, des conteneurs isothermes ont été achetés. Ajouté à cela, 6 nouveaux camions sont venus compléter le dispositif pour un transport des plats cuisinés en respectant la sécurité alimentaire" détaille-t-elle.

- Les spécificités religieuses prises en compte -

Du côté nutritionnel, il y a aussi de la nouveauté dans la ville de l'Est : un menu végétalien est désormais proposé chaque jour à tous les élèves de la ville en plus du menu du jour. Un long travail a été mené avec le nutritionniste Fridor Funteu pour l’assurance d’un équilibre alimentaire respecté en collaboration avec les services de la restauration scolaire et les parents. Les assiettes seront doc composés de mets locaux, comme les carris.

"Nous avons établi des menus variés et équilibrés, en respectant la culture locale. Les menus sont à 4 ou 5 composantes et respectent ce que la loi demande, pour ce qui est de l'offre alimentaire en restauration collective" précise le nutritionniste. "On va retrouver des carris, le riz, et les légumes, qui doivent apparaître au moins dans un repas sur deux. Des féculents, des grains, tout en respectant les fréquences imposées par la loi, comme pour le poisson, la viande rouge, en sachant que sur Saint-André, il y a beaucoup d'interdits alimentaires par rapport à la religion. Ce n'était pas facile, parce qu'il fallait trouver des alternatives à cette particularité. Nous y sommes parvenus, avec l'aide des cantinières" termine Fridor Funteu.

La restauration scolaire représente plus de 2 millions d’achat annuel pour la mairie de Saint-André. Ce budget est en baisse de 400.000 euros par rapport à l’année précédente. Néanmoins, la recherche de qualité s’est accentuée et s’est révélée fructueuse grâce à de meilleurs fournisseurs et des choix d’aliments différents. Un repas revient à 5 euros à la mairie chaque jour par enfant. La cantine n’est pas gratuite, les parents payent une participation variant d’1,75 euro à 10 euros par mois, barème selon le quotient familial de chacun.

En 2018, une action de sensibilisation sur l’équilibre alimentaire sera menée par la ville avec les enfants en collaboration avec les parents. De même, la problématique du gaspillage alimentaire sera prochainement traitée : les cantinières seront formées au grammage des repas, "parce que le gaspillage en général vient aussi de là :  on sert beaucoup trop les enfants par rapport à leur appétit et leurs besoins" conclut le nutritionniste.

   

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