Un débat est organisé ce samedi à Saint-Denis :

La vaccination obligatoire pose question


Publié / Actualisé
L'association Med'Océan organise ce samedi 25 novembre 2017 au théatre Canter de l'Université de Saint-Denis un débat sur la vaccination obligatoire. Votée fin octobre, la loi prévoit que 11 vaccins au lieu de trois seront désormais obligatoires à partir du 1er janvier 2018. Plusieurs membres de Med'Ocean appellent à la réflexion.
L'association Med'Océan organise ce samedi 25 novembre 2017 au théatre Canter de l'Université de Saint-Denis un débat sur la vaccination obligatoire. Votée fin octobre, la loi prévoit que 11 vaccins au lieu de trois seront désormais obligatoires à partir du 1er janvier 2018. Plusieurs membres de Med'Ocean appellent à la réflexion.

À moins de deux mois de l'entrée en vigueur de l'élargissement de l'obligation vaccinale, les médecins veulent faire réagir. C'est le cas de l'association Med'Ocean qui invite tous les publics à venir débattre sur l'efficacité du dispositif mené par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. "Nous ne sommes pas des anti-vaccins" prévient le Philippe de Chazournes, médecin généraliste et président de Med'Océan, "mais on peut avoir des critiques". Le docteur Pelerin, médecin au Port, confie "ne pas avoir de certitudes, mais beaucoup de suspicions".

L'association met d'abord en cause la méthode du gouvernement : "contraindre plutôt que responsabiliser et éduquer la population" rapporte la magistrate Danielle Braud. Le Dr De Chazournes complète : "redonner confiance aux familles, en les obligeant à vacciner leurs enfants c'est la pire des solutions" lance-t-il. Il l'affirme : "si je devais mettre une note pédagogique sur 20, elle serait en dessous de 0" :

Le président de l'association confirme "qu'il n'y aura plus de sanctions pénales pour les parents, mais que les enfants seront plus durement touchés". Sans les vaccins, les enfants nés dès le 1er janvier 2018, "ne pourront plus aller à l'école, à la crèche, en colonie de vacances… C'est pire qu'une sanction" somme Philippe de Chazournes.

Pour lui, les arguments présentés au Sénat pour l'adoption de l'article 34 du projet de loi de financement de la sécurité sociale "ont été pitoyables sur les effets indésirables des vaccins". Il salue le courage de la sénatrice communiste Laurence Cohen, qui a déposé, en vain, un amendement de suppression de cet article.

- "Pas un débat franco-français" -

Les membres de l'association ne comprennent pas "pourquoi les autorités publiques continuent à dire et faire dire qu'il s'agit là d'un débat franco-français, alors qu'il existe dans de très nombreux pays ?". Le Dr Bourgeon revient sur le cas de la Suède et de l'Allemagne qui "ont refusé cette obligation", et qui auraient "bien des leçons à donner en termes de libertés individuelles au pays des droits de l'homme (ndlr: la France)". Le Dr De Chazournes prend lui l'exemple de l'Italie, qui a adopté cette obligation et où "les violences entre les anti et pro vaccins sont graves".

Les membres présents ont fini en abordant le cas des lobbys pharmaceutiques. Le président de Med'Océan se demande "s'il ne s'agit pas ici d'abord d'un véritable jackpot pour l'industrie pharmaceutique plutôt qu'en termes d'utilité de Santé Publique ?". Le Dr Bourgeon, qui s'étonne lui "qu'aucun test ne soit réalisé avant la commercialisation d'un vaccin – comme cela est fait pour les médicaments en quatre étapes -, si ce n'est par les laboratoires eux-mêmes". Pour lui : "nous sommes désormais pieds et poings liés avec les laboratoires".

hf/www.ipreunion.com

   

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