"Tôt ou tard, on va couper" :

Electricité - Menace de grève dans les centrales thermiques


Publié / Actualisé
Ils sont sous tension. Les employés des centrales thermiques Albioma au Gol et à Bois-Rouge sont prêts à entrer en grève à tout moment. Leur préavis, déposé le 2 novembre, a pris fin ce lundi. Déposé par la CGT et FO, il est motivé par plusieurs revendications : un manque d'effectifs et une absence de dialogue avec la direction. Le secrétaire CGT de section du Gol évoque également un climat délétère et des salariés épuisés. Pour rappel, les usines d'Albioma produisent l'énergie utilisée par EDF. Ce mouvement fait donc planer la menace des coupures d'électricité.
Ils sont sous tension. Les employés des centrales thermiques Albioma au Gol et à Bois-Rouge sont prêts à entrer en grève à tout moment. Leur préavis, déposé le 2 novembre, a pris fin ce lundi. Déposé par la CGT et FO, il est motivé par plusieurs revendications : un manque d'effectifs et une absence de dialogue avec la direction. Le secrétaire CGT de section du Gol évoque également un climat délétère et des salariés épuisés. Pour rappel, les usines d'Albioma produisent l'énergie utilisée par EDF. Ce mouvement fait donc planer la menace des coupures d'électricité.

"Tôt ou tard, on va couper". Le message a le mérite d’être clair. Depuis le 2 novembre, un préavis de grève commun a été déposé au niveau national par les salariés des centrales thermiques Albioma dans les DOM. Si ce préavis a pris fin ce lundi 20 novembre 2017, l’activité ne s’est pas encore arrêtée dans les usines… mais elle pourrait être stoppée à tout moment.

Michel Lefevre, représentant syndical au Gol, n’écarte pas la menace du black-out : "Aujourd’hui, on peut partir à n’importe quel moment. Le préavis prévoit une grève du 20 novembre jusqu'au 2 janvier". Cette mobilisation part d’un ras le bol général des employés d’Albioma. Selon le représentant syndical, le manque d’effectifs serait criant et le dialogue avec la direction quasiment impossible. "On a déposé ce préavis au niveau national qui a renvoyé la balle vers les unités locales… aucune procédure de négociations n’a été faite" affirme Michel Lefevre. Il déplore des demandes d’embauche restées sans réponse. 

C’est "au regard d’une situation non acceptable en Outre-mer" que les organisations syndicales signataires (CGT Albioma Bois Rouge et le Gol, CGT Albioma Caraïbes, FO Albioma le Gol et CGT Albioma Le Moule) ont déposé ce préavis. Leurs revendications touchent l’organisation du temps de travail, le respect des règles du repos hebdomadaire, l’évaluation des risques, l’élaboration d’un programme annuel de prévention aux risques professionnels, entre autres. Le préavis demande également le respect des fiches de poste validées.

- Des réquisitions déjà tombées -

Le secrétaire de section au Gol n’écarte pas la possibilité de reproduire le scénario de 2011, lorsqu’une grève avait paralysé les centrales thermiques du Gol et Bois Rouge. Les salariés de la Séchilienne Sidec, rejoints par ceux d’EDF, avaient alors coupé la production des centrales thermiques. Leurs revendications tournaient autour des 53 % de vie chère accordés aux fonctionnaires de l’île. Plusieurs régions de l’île avaient alors fait face à des coupures de courant et s’étaient retrouvés dans le "fénoir". Michel Lefevre prévient : "Tôt ou tard, on va couper. Ça ne dépend pas de nous".

Si l’activité n’a pas encore été stoppée dans les centrales, des réquisitions ont déjà été prononcées… depuis ce samedi, affirme le secrétaire de section Michel Lefevre. Un huissier est venu sonner à sa porte, alors qu’il se trouve encore en arrêt maladie. "Je ne comprends pas l’attitude de la préfecture" déplore le syndicaliste. Plusieurs agents du Gol et de Bois-Rouge ont ainsi déjà reçu leur ordre de mise à disposition. La menace des coupures de courant n'est pas éloignée pour autant.

mp/www.ipreunion.com

   

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