Conseil constitutionnel - Recours contre la liste Entente républicaine :

Sénatoriales - Nassimah Dindar (peut-être) fixée sur son sort vendredi


Publié / Actualisé
Le Conseil constitutionnel examinera ce vendredi 1er décembre 2017 à Paris le recours déposé par un charcutier de la Bretagne contre l'élection de Nassimah Dindar et de ses deux colistiers, Jean-Louis Lagourgue et Vioviane Malet, lors du sénatoriales de septembre dernier. Bien que frappée par la loi sur le cumul des mandats, l'élue a pu se maintenir à la présidence du Conseil départemental en attendant la haute juridiction. Le dépôt d'un recours suspend en effet l'obligation de démissionner tout au long de l'examen du dossier par le Conseil constitutionnel. En attendant la décision des Sages, les tractations continuent à droite
Le Conseil constitutionnel examinera ce vendredi 1er décembre 2017 à Paris le recours déposé par un charcutier de la Bretagne contre l'élection de Nassimah Dindar et de ses deux colistiers, Jean-Louis Lagourgue et Vioviane Malet, lors du sénatoriales de septembre dernier. Bien que frappée par la loi sur le cumul des mandats, l'élue a pu se maintenir à la présidence du Conseil départemental en attendant la haute juridiction. Le dépôt d'un recours suspend en effet l'obligation de démissionner tout au long de l'examen du dossier par le Conseil constitutionnel. En attendant la décision des Sages, les tractations continuent à droite

Deux possibilités s'offrent à la haute juridiction. Elle peut estimer que le recours contre la liste Entente républicaine menée par Nassimah Dindar est insuffisamment motivé et décider de le rejeter dès ce vendredi sans même l'examiner sur le fond. Nassimah Dindar aura alors un mois pour démissionner de son poste de présidente du conseil général. Le scrutin pour son remplacement devra être organisé dans le mois suivant sa démission. Les élections de ses deux colistiers, Jean-Louis Lagourgue et Viviane Malet, aux postes de sénateurs seront confirmées.

Le conseil constitutionnel peut aussi décider d'examiner le recours sur le fond. Le dossier sera alors renvoyé en séance, sans que la haute juridiction n'ait d'obligation de délai pour rendre sa décision.

Si le recours est rejeté par les Sages – ainsi que sont souvent appelés les membres du conseil constitutionnel –, Nassimah Dindar devra démissionner dans le mois suivant la décision et des élections pour la remplacer devront avoir lieu dans les 30 jours suivant son départ. Les élections de ses deux colistiers seront confirmées. Si le recours est jugé et que l'élection de la liste est invalidée, Nassimah Dindar, Jean-Louis Lagourgue -,  qui n'a pas démissionné de son poste de maire de Sainte-Marie pour le moment -, et Viviane Malet ne seront plus sénateurs.

- Le candidat aux sept plaintes -

En attendant la décision du conseil constitutionnel, les tractations et autres marchandages à droite pour l'élection à la présidence du Département continuent d'aller bon train.

On le sait Didier Robert, président de Région (LR), soutient la candidature de Jean-Claude Lacouture, maire et conseiller départemental de l'Etang-Salé. "Sans doute pour des raisons qu'il est le seul à comprendre vraiment" lâche agacé un conseiller de la majorité départementale. "Jean-Claude Lacouture a sept plaintes contre lui, comment on peut être crédible dans de telles conditions et prétendre présider une collectivité qui gère, entre autres, les fonds de l'aide sociale" poursuit le conseiller départemental.

Lire aussi : La (très) grosse colère de Didier Robert

Pour leur part, Nassimah Dindar (UDI) et Michel Fontaine, ex sénateur et maire de Saint-Pierre (LR), soutiennent la candidature de Cyrille Melchior, actuel premier vice-président LR du Département. "Cette candidature est tout à fait intéressante" estime une conseillère départementale de la majorité. "Cyrille Melchior connaît bien les rouages du Département et surtout il n'a ni plainte ni affaire judiciaire à la traîne. C'est important par les temps qui courent" commente la même source.

Au cours des dernières semaines, un rapport de force assez nettement favorable à Cyrille Melchior semble s'être dessiné. D'autant que, dans le Quotidien de ce lundi,  Joseph Sinimalé s'est une nouvelle fois clairement prononcé en faveur du premier vice-président.

- "La messe est presque dite" -

"Selon les dernières estimations, le premier vice président peut en effet compter sur le soutien d'au moins 18 conseillers de droite" croient savoir plusieurs élus de la majorité départementale. A ce chiffre, il faut ajouter les quatre conseillers du Tampon - André Thien Ah Koon a choisi le camp de Cyrille Melchior -, et les deux élus de Saint-Leu – le LPA de Thierry Robert soutient la candidature du premier vice-président.

"Cyrille Melchior a donc a priori au moins 24 voix de droite et du centre. La messe est quasiment dite, d'autant qu'il serait très étonnant que des conseillers de gauche votent en faveur de Didier Robert, pardon en faveur de Jean-Claude Lacouture" sourit-on du côté du Palais de la Source – siège du conseil départemental.

Du coup, on aurait ou croire que le président de Région aurait lâché l'affaire et Jean-Claude Lacouture avec. Que nenni.

Mardi soir, une réunion a été organisée par Cyrille Hamilcaro, l'ancien maire de Saint-Louis, condamné pour escroquerie et frappé à ce titre d'inéligibilité, et désormais gros soutien de Jean-Claude Lacouture. Didier Robert était là. Au même titre que 13 conseillers départementaux "dont certains ont encensé Nassimah Dindar lors de la dernière assemblée plénière le 8 novembre dernier, quelle hypocrisie" s'exclame l'un des conseillers qui assistait à la réunion "pour voir ce qu'il se dit".

- Défaite personnelle -

Et ce qu'il s'est dit, "c'est beaucoup de mal de Nassimah Dindar, il n'a quasiment pas été question du projet politique que Jean-Claude Lacouture serait censé défendre en cas d'élection à la présidence du Département" se désole la même source.

"Il fallait dire du mal de la présidente pour soutenir qu'il ne faut pas de continuité et qu'il ne faut donc pas élire Cyrille Melchior" ajoute une élue qui a participé à la réunion.

Les choses - et les tractations avec -, devraient encore décanter jusqu'à ce vendredi. "Didier Robert mettra peut-être ce temps à profit pour se demander s'il faut vraiment qu'il continue à soutenir Jean-Claude Lacouture. Car la défaite éventuelle du maire de l'Etang Salé serait, de fait, aussi la sienne. Et franchement il  n'a vraiment pas besoin cela en ce moment" commente-t-on du côté des proches du président de Région.

mb/www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Jean, Posté
une bonne raison de retarder l'échéance comme l'a fait Thierry Robert: avoir les deux indemnités pendant ce recours, jackpot
Laurent, Posté
Je suis un simple citoyen, je n'ai donc aucun pouvoir décisif concernant la présidence de notre Département !
Ceci dit, pour une meilleure cohérence il est préférable que notre Département et notre Région aille dans le même sens !

Vous dites que Melchior n'a pas de casseroles ! c'est peut-être parce qu'il n'est pas au devant de la scène comme Lacouture .... Nous savons aujourd'hui que ces fameuses casseroles sont essentiellement dues dans le cadre de dossiers basés sur la jalousie ! Il n'y a pas de quoi fouetter un chat !
Marde, Posté
Dindar a fait ses preuves. Lacouture a fait nos poches. Ne serait ce pas une façon pour Didier Robert d aider son camp à perdre, pas à gagner? Et un motif pour se retirer de la politique, s’occuper pleinement de ses sociétés?
ANONYME, Posté
Ce nouveau sénateur et ses sénatrices..si je comprends bien ils touchent toujours leurs indemnités si le recours est toujours en cours en plus de leur indemnité sénatoriale... Ils ne se font pas chier...
Charles, Posté
Se sera confirmé et tant mieux pour le C D
Enfin , on va passer à autre chose Trop de temps passé avec DINEDAR dans les pattes