Grève à Albioma :

Les coupures de courant risquent de continuer


Publié / Actualisé
Mauvaise surprise en actionnant l'interrupteur ou en branchant son téléphone pour certains clients EDF ce mardi 28 novembre 2017. Suite à un mouvement de grève chez Albioma, les turbines ont cessé d'être alimentées en énergies. Conséquence : 85 000 foyers se sont retrouvés privés d'électricité. Ce chiffre est descendu à 25 000 en début de soirée et tous les usagers ont été rétablis vers 22h30, indique Albioma dans un communiqué publié ce mercredi matin. Mardi, dès les premières coupures, les témoignages mécontents se sont multipliés sur les réseaux sociaux. À noter que les salariés avaient déposé leur préavis de grève depuis le début du mois de novembre. Le mouvement se poursuit maintenant par fractions et la distribution en eau risque également d'être impactée puisque les dispositif de pompage fonctionnent à l'électricité.
Mauvaise surprise en actionnant l'interrupteur ou en branchant son téléphone pour certains clients EDF ce mardi 28 novembre 2017. Suite à un mouvement de grève chez Albioma, les turbines ont cessé d'être alimentées en énergies. Conséquence : 85 000 foyers se sont retrouvés privés d'électricité. Ce chiffre est descendu à 25 000 en début de soirée et tous les usagers ont été rétablis vers 22h30, indique Albioma dans un communiqué publié ce mercredi matin. Mardi, dès les premières coupures, les témoignages mécontents se sont multipliés sur les réseaux sociaux. À noter que les salariés avaient déposé leur préavis de grève depuis le début du mois de novembre. Le mouvement se poursuit maintenant par fractions et la distribution en eau risque également d'être impactée puisque les dispositif de pompage fonctionnent à l'électricité.

Ce mardi, les grévistes ont tout bonnement cessé d'alimenter les turbines EDF. Si les sucreries  ont continué à tourner, l'électricité a été coupée sur 85 000 foyers. À l'origine des coupures : le mouvement de grève sur les deux centrales Albioma, au Gol à Saint-Louis et à Bois-Rouge dans l'est.

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Ces deux usines assurent habituellement 47 % de la production d'électricité. Aussitôt, les témoignages mécontents se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Certains ont notamment déploré un mouvement "sans préavis".

Pourtant, les employés des centrales thermiques Albioma dans les DOM ont bien déposé un préavis au niveau national depuis le 2 novembre. Ce préavis a pris fin ce lundi 20 novembre, sans que l'activité dans les usines ne soit immédiatement stoppée pour autant.

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Michel Lefevre, secrétaire CGT de section au Gol, indiquait à cette date que la mobilisation pouvait "partir à n'importe quel moment". D'où l'action de ce mardi. Si le retour à la normale était prévu dans la nuit, un représentant syndical précise que le mouvement se continue "par fractions". Les coupures de courant risquent donc de ressurgir à tout moment ce mercredi. EDF demande ainsi à ses clients de "limiter autant que possible leur consommation afin d'assurer la couverture des besoins prioritaires en électricité de l'île". Si les autres moyens de production disponibles ont été mobilisés, l'entreprise s'est dite "contrainte de suspendre l'approvisionnement de certains clients pendant quelques heures". Cette pratique, appelée "délestage" vise à préserver la stabilité du système électrique.

La distribution en eau est aussi impactée par ce mouvement : les régies de la Cise et de Sudéau ont déjà indiqué que des perturbations sont à prévoir sur plusieurs secteurs. Les communes de Trois Bassins, des Avirons, de Saint-Benoôt, Saint-André, Salazie, Sainte-Marie, l'Entre-Deux, du Tampon, de Saint-Joseph et de Saint-Philippe sont concernées.

- Albioma, un rouage essentiel à l'électricité de l'île -

Si le nom d'Albioma n'est pas forcément connu du grand public, il s'agit pourtant d'un rouage essentiel à l'électricité sur l'île. Le groupe produit l'énergie utilisée ensuite par EDF. Autrefois appelée la Séchilienne Sidec, la société a déjà connu un mouvement de grande ampleur de la part de ses salariés. En 2011, plusieurs régions de l'île s'étaient retrouvées dans le fénoir.

Aujourd'hui, les employés déplorent un climat délétère et un manque de transparence avec la direction. Un ras le bol général qui s'appuie également sur un manque d'effectifs. Les représentants syndicaux déplorent par ailleurs qu'aucune négociation n'ait été entamée pendant la durée du préavis. Les organisations signataires dans les DOM affirment que la situation est "non acceptable en Outre-Mer". Elles réclament, entre autres, un respect des règles du repos hebdomadaire, une évaluation des risques, une élaboration d'un programme annuel de prévention aux risques professionnels.

Dans un communiqué diffusé ce mardi soir, la direction du groupe Albioma assure s’être rendue à La Réunion la semaine dernière pour "participer aux négociations". Ces dernières n'auraient "pas pu s’ouvrir suite aux refus des organisations syndicales d’y assister".

Les Directions Générales des sites indiquent se tenir "toujours prêtes à mener les discussions dès lors que les organisations syndicales donneront leur accord pour y participer".  Par ailleurs, "Albioma regrette la prise de contrôle de l’outil de production et mettra tout en œuvre pour continuer à assurer la production d’électricité."

mp/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Henri, Posté
L'EDF a une charte de non interruption de l'Energie pour cause de grève.

Apparemment ses producteurs n'y sont pas contraints.

Vive la privatisation, vive la précarisation des clients !
Aterla, Posté
Ah oui. Albioma c'est privé.
Aterla, Posté
Il y a l'obligation de service minimum pour les entreprises publiques (=fonctionnaires).
Le privé = peu ou pas d'obligation sauf dans les domaines Santé et Education.

Si quelqu'un connait mieux, merci de rectifier.