[VIDÉOS] Présence de plombs dans les sols :

La mairie du Port veut rassurer


Publié / Actualisé
Le maire du Port, le sous-préfet de Saint-Paul et le directeur de la veille et de la sécurité sanitaire de l'Agence régionale de Santé (ARS) s'exprimaient ce jeudi matin 30 novembre 2017 à propos de la présence de plomb dans les sols de la commune. L'occasion de réaliser une point d'étape depuis l'hôtel de ville. Les autorités se montrent rassurantes après l'étude menée cette année et poursuivent les différentes actions engagées depuis 2014.
Le maire du Port, le sous-préfet de Saint-Paul et le directeur de la veille et de la sécurité sanitaire de l'Agence régionale de Santé (ARS) s'exprimaient ce jeudi matin 30 novembre 2017 à propos de la présence de plomb dans les sols de la commune. L'occasion de réaliser une point d'étape depuis l'hôtel de ville. Les autorités se montrent rassurantes après l'étude menée cette année et poursuivent les différentes actions engagées depuis 2014.

 

Ce travail montre une présence "diffuse et aléatoire" de la substance dans les sols portois avec un chiffre moyen de 150 mg de plomb par "kilo de sol". Une présence anormalement élevée. Une dizaine de mesures parmi les 2 000 réalisées présentent des valeurs ponctuellement élevées supérieures à 1 000 mg. Mais dans 95 % des cas, elles restent inférieures à 500 mg.

Des analyses lancées par la commune sur tout son territoire en 2016. On ignore encore l'origine de cette substance toxique. Depuis 2015, la collectivité réalise des travaux sur les sites fréquentés par les jeunes enfants. Le plomb constitue un danger pour la santé des marmays de 0 à 6 ans  en cas d'ingestion de terre. Il faut donc limiter leur exposition aux sols nus ou à la terre.

Afin d'éradiquer ce danger, des chantiers d'engazonnement, de recouvrement des sols ou de réalisation de clôtures pour empêcher l'accès à ces sites sont menés. Pour rappel, le dernier cas de contamination au saturnisme était découvert en 2011 dans le quartier de l'Oasis. La faute à des activités de recyclage illégal de batteries.

Lire aussi : Au moins 65 cas de saturnisme au Port

Les mesures montraient une teneur d’environ 500 mg de plomb par "kilo de sol" et un maximum à plus de 5000 mg. Les habitants étaient évacués de la zone contaminée. Depuis plus aucune contamination n'a eu lieu. Comme le confirme le maire Olivier Hoarau en interview.

 

Un comité de pilotage (Copil), composé du sous-préfet Frédéric Carre, de la mairie portoise, de l'ARS, de la DEAL et du BRGM, se charge du plan d'actions. Depuis juin 2017, un comité scientifique conseille ce Copil. L'Agence de santé vise le maximum de dépistage du saturnisme infantile. Objectif : identifier les enfants déjà exposés au plomb et les accompagner de manière suivie.

Les médecins de la commune sont également sensibilisés à cette démarche d'accompagnement. Les familles des enfants de moins de six ans sont invitées à consulter leur médecin pour les faire dépister.

40 marmays du quartiers de l'Oasis sont suivis depuis 2011 depuis la découverte d'un cas de saturnisme. Deux d'entre eux ont encore des séquelles issues de leur exposition. Olivier Hoarau souhaite lui aussi savoir d'où viennent ces substances.

Le plomb résulte-t-il d'activités industrielles anciennes ou des travaux de terrassements ? Il en reste au stade des hypothèses.

 

L'élu mise beaucoup sur l'opération de dépollution du quartier de l'Oasis. Un projet bien "avancé" réalisé dans le cadre du plan de gestion. Un site est destiné à devenir un lieu d'enseignement supérieur et d'implantation d'entreprises du secteur tertiaire. L'engazonnement et l'aménagement permettra de régler le problème du plomb.

"J'espère lancer le premier coup de pioche en 2018 ou dans le courant 2019. Donnez moi encore un an pour pouvoir procéder à la pose de la première pierre", indique l'édile. Le docteur François Chieze, directeur de la veille et de la sécurité sanitaire de l'Agence régionale de Santé, revient, lui, sur la situation sanitaire à l'Oasis.

"Les enfants avaient un taux très élevés de plomb dans le sang et nous sommes repassés à un taux que l'on qualifiera d'acceptable pour la santé une fois qu'ils étaient sortis du lieu de contamination", ajoute-t-il en guise de conclusion.

L'ARS recommande d'ailleurs aux parents de ne pas laisser les marmays jouer dehors sur les sols nus ou dans la terre. De laver régulièrement leurs mains, leurs jouets ou doudous en contact avec la terre. Ou encore de rincer et d'éplucher soigneusement les fruits et légumes du jardin avant consommation.

Enfin, il faut également nettoyer régulièrement les sols de maison.

ts/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Portoise curieuse, Posté
Merci de nous confirmer quels sont exactement les quartiers concernés pour pouvoir prendre nos précautions. Au moins permettre aux portois de prendre connaissance des résultats de cette enquête à la mairie. On ne mourra pas couyon. Car à mon avis les portois vivent longtemps. Bizarre cette affaire.
Michel, Posté
On peut remercier au passage les irresponsables pays qui abandonnent leur batteries usagées sur les trottoirs, au bord des champs de canne.
Si on pouvait leur inoculer le saturnisme en guise de condamnation. Je ne serai pas contre !

Jose, Posté
Du plomb dans les sols de la commune du Port, ça étonne qui ?

Si les cagnards pouvaient en avoir dans l'aile, ça ferait des vacances aux bons citoyens !