Il frappait Madagascar en mars :

La reconstruction après les dégâts du cyclone Enawo


Publié / Actualisé
Enawo, cyclone tropical intense de catégorie 4, frappait la côte nord-est de Madagascar le 7 mars 2017. Il s'agit d'un des phénomènes les plus puissants à avoir touché la Grand île au cours des dix dernières années. La Croix-Rouge malgache intervenait dans différents domaines tout comme la Plate-forme d'intervention régionale de l'océan Indien (PIROI). Depuis la reconstruction s'organise. Nous diffusons le communiqué de la PIROI à propos de ces opérations d'urgence et de post-urgence.
Enawo, cyclone tropical intense de catégorie 4, frappait la côte nord-est de Madagascar le 7 mars 2017. Il s'agit d'un des phénomènes les plus puissants à avoir touché la Grand île au cours des dix dernières années. La Croix-Rouge malgache intervenait dans différents domaines tout comme la Plate-forme d'intervention régionale de l'océan Indien (PIROI). Depuis la reconstruction s'organise. Nous diffusons le communiqué de la PIROI à propos de ces opérations d'urgence et de post-urgence.


Selon le bilan établi par le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), 81 personnes ont perdu la vie et 253 autres ont été blessées lors du passage du cyclone. Les autorités malgaches ont également fait état de 247 000 personnes déplacées et 434 000 sinistrées. Le bilan matériel laissé par Enawo est lourd. Les fortes pluies et le vent ont causé la destruction de 40 520 maisons et la perte des biens personnels des sinistrés. De nombreux centres de santé et écoles ont également été endommagés, remettant en cause l’accès aux soins et à l’éducation.

Les inondations résultant des fortes pluies ont détruit cultures et stocks de nourriture et endommagé plus de 250 infrastructures d’approvisionnement en eau. Les puits communautaires ont été particulièrement touchés. Plus de 1300 d’entre eux ont été inondés, rendant leur eau impropre à la consommation. Au lendemain du passage du cyclone, l’OCHA1 et le BNGRC estimaient à 100 000 le nombre de personnes ayant besoin d’une assistance dans le domaine de l’hébergement.

Action de la Croix-Rouge

La Croix-Rouge malgache (CRM) a participé à la coordination nationale de la réponse d’urgence sous l’égide du BNGRC. Elle a collaboré avec les Sociétés nationales partenaires présentes dans le pays (Croix-Rouge allemande, Croix-Rouge danoise, Croix-Rouge norvégienne et Croix-Rouge italienne), ainsi qu’avec la Fédération Internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et la PIROI. La CRM a également travaillé en coordination avec les organisations humanitaires présentes à Madagascar, notamment le PAM, UNICEF, IOM, Care, Medair et ADRA.

895 volontaires ont été déployés sur le terrain dès la phase d’alerte, afin de sensibiliser les populations et d’évacuer les familles les plus à risque. Des évaluations des besoins ont été menées dès le lendemain du passage d’Enawo.

Le 12 Mars 2017, Un " appel d’urgence " d’un montant de 827 667 francs suisses a été lancé par la FICR. Avec le soutien de la PIROI, la CRM a établi un plan d’action visant à répondre aux besoins immédiats de 25 000 personnes sinistrées (soit 5 000 familles) sur une période de 8 mois (12 mars – 11 novembre 2017). Ce plan incluait des interventions dans les domaines de l’eau, hygiène et assainissement, des abris d’urgence, ainsi qu’une offre de services de santé.

La Croix-Rouge malgache a principalement agit dans les régions de Sava et Analanjirofo. Dès la phase de pré-alerte, la CRM a mobilisé jusqu’à 895 volontaires pour mener des actions de sensibilisation auprès des populations et effectuer des évaluations préventives. En anticipation du passage du cyclone, la CRM a d’autre part entrepris de mettre à jour la formation de 600 volontaires sur la conduite des évaluations d’urgence.

Après le passage du cyclone, elle a déployé son réseau de volontaires pour mener des évaluations approfondies des besoins des populations sinistrées. Des analyses complémentaires ont par la suite été menées par 24 équipiers NDRT/RDRT (National Disaster Response Team/ Regional Disaster Response Team) et 120 équipiers BDRT (Branch Disaster Response Team), dans les districts de Maroantsetra, Brickaville et Antalaha sur la thématique des abris d’urgence, de l’eau, hygiène et assainissement et de la santé.

Activation de la PIROI

La PIROI s’est mobilisée aux côtés de la Croix-Rouge malgache dès le début de l’opération. Le responsable des opérations de la Plate-forme a été dépêché à Madagascar le 9 mars afin d’appuyer la consolidation des évaluations préliminaires et l’élaboration du plan d’intervention de la Croix-Rouge. Dans un premier temps, 40 tonnes de matériel ont été mobilisées depuis les entrepôts PIROI d’Antananarivo et de Tamatave (comprenant 2000 kits de reconstruction de l’habitat, 4000 bâches, 2000 kits Wash, 1000 kits cuisine et 1 unité de traitement de l’eau). Par ailleurs, 60 tonnes de matériel humanitaire ont été déployées depuis l’entrepôt régional de PIROI à La Réunion.

Acheminement du matériel

Les 60 tonnes de matériel ont quitté La Réunion le 15 mars 2017. Le fret comportait 3000 kits de reconstruction, 6 000 bâches de protection et 3 kits de chloration de l’eau pour le nettoyage et la désinfection de puits communautaires. L’envoi de ce matériel a été rendu possible grâce au soutien logistique des Forces Armées de la Zone Sud de l’Océan Indien (FAZSOI) qui ont mis le navire Le Malin à disposition de la Croix-Rouge française pour transporter le matériel jusqu’au port de Tamatave, à Madagascar. Le matériel a ensuite été transbordé afin d’être acheminé et distribué aux bénéficiaires des districts d’Antalaha et Maroantsetra.

   

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