Suppression de l'allocation logement accession :

Cinq députés réunionnais interpellent Emmanuel Macron


Publié / Actualisé
Les députés Jean-Hugues Ratenon, Nathalie Bassire, David Lorion, Huguette Bello et Éricka Bareigts signaient un courrier commun proposé par la Confédération nationale du logement (CNL). Objectif : rappeler que la suppression de l'allocation logement en accession serait "une catastrophe" dans l'île. Une mesure envisagée selon la CNL dans le Projet de loi de Finances 2018. Cette lettre vient d'être envoyée à Emmanuel Macron. Nous la publions en intégralité. (Photo d'illustration)
Les députés Jean-Hugues Ratenon, Nathalie Bassire, David Lorion, Huguette Bello et Éricka Bareigts signaient un courrier commun proposé par la Confédération nationale du logement (CNL). Objectif : rappeler que la suppression de l'allocation logement en accession serait "une catastrophe" dans l'île. Une mesure envisagée selon la CNL dans le Projet de loi de Finances 2018. Cette lettre vient d'être envoyée à Emmanuel Macron. Nous la publions en intégralité. (Photo d'illustration)

 

Monsieur le Président de La République,

Dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2018 le gouvernement prévoit une série de mesures qui à notre sens va à l'encontre des besoins des Réunionnais.

L'article 52 de cette loi des finances prévoit ainsi :

Le gel des allocations logement en 2018

La suppression de l'allocation logement accession

La diminution des loyers dans le secteur social ne devrait pas concerner notre Département puisque cela concernera uniquement les bénéficiaires de l'allocation Personnalisée au Logement, dispositif d'aides qui n'existe pas à La Réunion.

Suppression de l'Allocation Logement Accession

Pour les Réunionnais que nous représentons les mesures prévues dans ce projet de loi des finances 2018 sont injustes dans un département où le taux de pauvreté est le plus élevé de France, où nous avons 47 Rhi en cours pour au moins 4000 projets d'accession pour les 10 années à venir, sans oublier les projets d'accession dans le secteur privé. Si ce projet est validé toutes les RHI de La Réunion seraient remises en cause, un véritable drame pour des milliers de familles réunionnaises, sans oublier la classe intermédiaire qui ont préparé leur projet d'acquisition dans le privé.

Ce serait plus de 100 millions d'euros par an qui pourraient être perdus dans le BTP, les Banques dans le cadre de Prêt Immobilier.... Une perte que notre Département ne peut pas se permettre et ne pourra pas se relever ( 500 millions sur une mandature sur la construction en accession , près de 800 millions sur le programme général des RHI , 300 millions de prêts en moins pour les banques ...).

Gel des allocations logement en 2018

Cette décision proposée pour l'ensemble des locataires (social et privé) impactera directement les locataires. Pour rappel les bénéficiaires d'allocation logement ont déjà subis une perte de 5 € par mois depuis le mois d'Octobre 2017. L'application d'un gel de l'allocation logement se traduira par une perte de plus de 12 € dans le secteur privé compte tenu de l'augmentation en 2018 du loyer dans le privé.

Les locataires dans le secteur social qui ne vont pas connaitre d'augmentation de loyer seront de toute manière pénalisée en raison de l'augmentation du coût de la vie (assurances, médicament, mutuelles, essence, baisse des revenus pour les retraités ...).

Aussi devant cette situation les parlementaires ci-après nous demandons au gouvernement de ne pas appliquer :

La suppression de l’allocation logement accession

Le gel des allocations logement en 2018

Nous estimons qu’il est nécessaire de construire un projet logement Outre-mer en prenant en compte nos spécifiictés (retard accumulé dans la construction, doublement du nombre de personnes âgées, manque de logements étudiants, bas revenus, le prix du foncier) à partir d’un bilan de la situation actuelle et de nos attentes, un plan logement adapté et réaliste pour les Réunionnais pourrait être proposé au gouvernement.

Espérant que nos demandes retiendront votre attention, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de La République, l’expression de notre très haute considération.

Jean-Hugues Ratenon, David Lorion, Nathalie Bassire, Huguette Bello, Éricka Bareigts

   

1 Commentaire(s)

Lavérité, Posté
De la pure récupération à des fins électorales et clientélistes, car la suppression de ce point dans l’art. 52 du PLF est acquise depuis plusieurs jours : les promoteurs ont fait le job auprès des parlementaires... antillais !!!