Une subvention de la Région a été votée en sa faveur en 2015 :

Le super-catamaran n'ira pas voir maintenant le chantier de la NRL


Publié / Actualisé
Entre le 3 et le 10 décembre 2017, le super-catamaran "Maloya" de la société Festi Yacht de Bourbon est attendu au port de la Pointe des Galets. Avec ses 21,85 mètres de long et ses 10,55 mètres de large, le bateau sera cependant dans l'obligation d'être accueilli le long du chenal d'accès à l'ancienne darse. Et si la société proposait initialement visites du chantier de la NRL et du marché de Saint-Paul - une subvention en sa faveur avait été votée par le Conseil Régional en 2015 -, ce n'est aujourd'hui plus le cas.
Entre le 3 et le 10 décembre 2017, le super-catamaran "Maloya" de la société Festi Yacht de Bourbon est attendu au port de la Pointe des Galets. Avec ses 21,85 mètres de long et ses 10,55 mètres de large, le bateau sera cependant dans l'obligation d'être accueilli le long du chenal d'accès à l'ancienne darse. Et si la société proposait initialement visites du chantier de la NRL et du marché de Saint-Paul - une subvention en sa faveur avait été votée par le Conseil Régional en 2015 -, ce n'est aujourd'hui plus le cas.

"Osez l’inédit" : le slogan est accrocheur. L’inédit en question, un super-catamaran à voiles. 21,85 mètres de long et 10,55 mètres de large. Le projet ne date pas d’hier, mais plutôt de 2015. Une campagne de communication est alors servie au Conseil Régional pour demander une subvention. Si celle-ci – de plus d’un demi-million d’euros (114 734,18 euros de la part de la Région et 458 936,72 euros de l’Europe) – a bien été votée par les élus régionaux, la communication de la société assure ne l’avoir pas reçu à ce jour. "À ce jour, Festiyacht de Bourbon n’a reçu aucune subvention. Les subventions votées par la Région et l’Europe ne seront accordées que sur factures dûment acquittées" précise Festi Yacht. L’investissement est donc aujourd’hui "uniquement constitué d’apports en fonds propres des deux gérants".

Lire aussi : Une aide de 573 671 euros pour aller voir en bateau les dauphins... et le chantier de la NRL

Pour rappel, lorsqu’elle a déposé son dossier de demande de subvention en avril 2017, la société était alors constituée par deux associés, chacun détenteur d’une part de.... 50 centimes d’euros. Quelques semaines avant la commission permanente de la Région, les statuts de l’entreprise ont changé pour s’ouvrir à de "nouveaux investisseurs privés". Aujourd’hui, la SARL est détentrice d’un capital de 100 000 euros.

- Accueilli le long du chenal d’accès à l’ancienne darse -

Le bateau, qui a pris la mer le 18 novembre, est attendu au début du mois de décembre à La Réunion. Deux ans après l’annonce de son lancement, le problème de l’accueil de la structure semble être résolu. Car en 2015, la nouvelle darse était dans l’incapacité d’accueillir le catamaran.

Il semble que ce souci n’en soit plus un : "Il va être accueilli le long du chenal d’accès à l’ancienne darse" indique le TCO (Territoire de la côte ouest) qui a en charge ce secteur. "Il rentre tout juste dans l’entrée de la nouvelle darse, mais cela n’est pas acceptable pour des raisons de sécurité en cas de houle" poursuit la collectivité. Il n’y aurait pas non plus de risque que cela bloque les autres bateaux, "sinon la régie des ports n’aurait pas donné son accord".

Si cette problématique s’avère être résolue, le Maloya devrait rejoindre le port de la Pointe des Galets entre le 3 et le 10 décembre. Mais ceux qui pensaient pouvoir visiter à son bord le chantier de la (Nouvelle route du Littoral) ou le marché de Saint-Paul – ce qui était initialement annoncé – risquent fort d’être déçus. La visite du chantier n’est pas (encore ?) inscrite dans le catalogue de la SARL. Et celle de Saint-Paul est tout bonnement tombée à l’eau. "Concernant le marché de Saint-Paul, les réunions menées entre la mairie et la société FestiYacht de Bourbon ont abouti à constater que le ponton ne peut actuellement pas recevoir Maloya et ses passagers et que des travaux sont à réaliser" indique l’entreprise.

mp/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Aterla, Posté
Pas de visite de chantier? Ahlala! Ce n'est pas comme si n'importe quel bateau pouvait le faire, hein? Il faut absolument un catamaran payé en grande partie PAR DES FONDS PUBLICS. Qui d'autre est choqué comme moi?
Pilleurs et assoifés de pouvoirs et de fric, Posté
Ben il servira à quoi alors le fabuleux bateau pas cher du tout ? Des virées aux Seychelles, Saint-Martin, Vénézuela ou autre paradis ? à la pêche aux requins ? à faire taxi pour people 974 lol ? à la pêche aux moules ? mystère et boule de gomme
CHABAN, Posté
En même c'est rare de voir une cata marrant !