Dans cette course effrénée à la consommation :

Noël, lorsque le superflu prime parfois sur la solidarité


Publié / Actualisé
Plus qu'une quinzaine de jours avant Noël. Alors que la fête approche à grand pas, les supermarchés se remplissent, au même titre que les caddies. Jouets, cadeaux, produits frais... tous les ingrédients doivent être réunis pour que la célébration soit belle. Le rouge de décembre ne suffit cependant pas à camoufler la réalité derrière cette course effrénée à la consommation. Où le superflu prime parfois sur la solidarité.
Plus qu'une quinzaine de jours avant Noël. Alors que la fête approche à grand pas, les supermarchés se remplissent, au même titre que les caddies. Jouets, cadeaux, produits frais... tous les ingrédients doivent être réunis pour que la célébration soit belle. Le rouge de décembre ne suffit cependant pas à camoufler la réalité derrière cette course effrénée à la consommation. Où le superflu prime parfois sur la solidarité.

Ça y est, c’est bientôt Noël. Les (rares) letchis mûrissent, les flamboyants rougissent, les décorations fleurissent. Le rouge du Père Noël est remixé à toutes les sauces tandis que les repas de famille s’organisent avec plus ou moins de difficultés. Les demandes de congés sont formulées : rien qu’au sein de notre rédaction – composée de 5 personnes – il a fallu se décider pour choisir l’heureux journaliste de permanence pendant les jours fériés.

Mais derrière ce doux parfum sucré de réjouissances, c’est une réalité plutôt amère qui semble inéluctablement se jouer. La réalité de la course effrénée dans les supermarchés, à la recherche des mets les plus parfaits et des meilleurs jouets. La réalité de la surenchère à la consommation. Catalogues et prospectus comme s’il en pleuvait, publicités de toutes parts, vitrines alléchantes… il n’y a guère à réfléchir, Noël fait vendre. On tient à passer de bonnes fêtes, et ce parfois à tout prix.

Dans ce méandre d’étiquettes et de codes-barres, on n’est pas loin de se demander si ça ressemble  ça, le vrai esprit de Noël. Pas loin de se demander si les cadeaux les plus recherchés sont le nouvel iPhone ou le dernier parfum à la mode. Pas loin de se demander à quoi ça rime de remplir son caddie à ras bord.

Surtout lorsque l’on passe devant ce SDF qui tend sa main dans l’espoir de grappiller quelques pièces pour manger. Surtout lorsque l’on croise une famille nombreuse peinant à joindre les deux bouts à la fin du mois. Surtout lorsque l’on voit ce couple de retraités n’ayant d’autre choix que de sacrifier les enveloppes destinées à leurs petits-enfants. Et parfois, même la prime de Noël – qui varie entre 152,45 et 442,10 euros – ne suffit pas. Versée à partir du 15 décembre, l’aide exceptionnelle concerne pas moins de 93 000 allocataires. 

- Des multiples initiatives solidaires -

Pour autant, il ne faut pas oublier les multiples initiatives solidaires du mois de décembre. Comme cette collecte de jouets "1 sèl ker pour Noël" à destination des marmailles dont les familles sont dans le besoin. Ou ces repas organisés par les communes à destination des personnes âgées. Ou ces distributions de denrées alimentaires aux plus démunis. 

Alors, oui, il ne s’agit pas de tomber dans le mièvre et d’accuser qui que ce soit de ne pas suffisamment œuvrer pour le bien de la société. Non, il s’agit simplement de réfléchir un moment à ce fameux esprit de Noël dont on nous rebat les oreilles dans les contes pour enfants ou mauvais téléfilms. Pas sûr que ledit esprit se cache dans le magasin le plus proche.

Un peu plus sûr, par contre, de le retrouver dans un moment de partage avec ses proches. Il n’y a qu’à demander à nos gramounes de nous raconter comment se déroulaient les festivités de Noël. À l’ombre des flamboyants, à se raconter des histoires tandis que tourbillonnaient les grains de letchis recyclés en toupies. À partager un festin de rois cuisiné à partir de produits de la kour. Alors oui, peut-être que les cadeaux n’étaient pas légion et que les décorations n’étaient pas bien fastes.

Mais on oublie peut-être trop souvent le plaisir que procure le simple fait de se retrouver ensemble. À l’approche des festivités, il serait peut-être bon de réfléchir à ce qui nous fait réellement plaisir, à nous et à ceux qui nous entourent. Car le bel emballage est parfois… sans contenu. Et un sourire sincère vaut peut-être davantage que le dernier iPhone.

mp/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Ne pas confondre!, Posté
attention ! ne pas confondre "solidarité" et "charité". La solidarité c'est lorsqu'on paye ses impots. Si lafarge, et les grands groupe du medef payaient leurs impots comme je paye les miens la recherche et les CHU de France n'auraient pas de probleme de financement.

En ce qui me concerne je refuse de rentrer dans le systeme de charité qui consiste à dédouaner les grands revenus de leurs obligations de solidarité.