Restaurants de plage à l'Ermitage :

Les collectifs "rassurés, mais pas convaincus" après la discussion avec le préfet


Publié / Actualisé
Des représentants des collectif des riverains de L'Hermitage, du domaine public maritime et de l'action ouest ont rencontré ce mardi 12 décembre le préfet de La Réunion Amaury de Saint-Quentin afin d'évoquer la situation et dénoncer "le non-respect des lois" par les établissements.
Des représentants des collectif des riverains de L'Hermitage, du domaine public maritime et de l'action ouest ont rencontré ce mardi 12 décembre le préfet de La Réunion Amaury de Saint-Quentin afin d'évoquer la situation et dénoncer "le non-respect des lois" par les établissements.

"Il y a eu des paroles positives ce mardi. Maintenant, on attend des actes" lance le docteur Karl Bellon, porte-parole du collectif de défense de domaine public maritime. Présent lors de la rencontre avec Amaury de Saint-Quentin, il avoue avoir "fait découvrir pas mal de choses" au préfet sur la problématique des restaurants de plage. D'après lui, le préfet a "fait un pas d'ouverture" avec cette rencontre proposée "très rapidement" après l'action menée la semaine dernière devant l'administration dionysienne.

"On a demandé au préfet de faire appliquer les lois". Sorti "rassuré mais pas convaincu" du rendez-vous, Karl Bellon affirme avoir "réussi" avec les autres représentants "leur première mission" : "mettre l'État en face de ses responsabilités". L'ancien conseiller général et adjoint à Saint-Paul sous la mandature d’Alain Bénard "tire du positif" puisque le préfet "a assuré qu'il y avait des abus de la part des propriétaires des établissements concernés", et que "des contrôles" seraient "demandés très rapidement par le préfet".

- "Pas de bulldozer pour raser les restaurants" -

Si Amaury de Saint-Quentin "s'est dit sensible aux problèmes, sans toutefois vouloir prendre des mesures radicales" selon Karl Bellon, une chose est sûre : "pour le préfet, il n'est pas question de mettre des bulldozers pour raser les restaurants". Des propos qui interrogent le porte-parole du collectif pour qui le principal objectif est "la sauvegarde du lagon". Selon Karl Bellon, les "autorisations d'occupations temporaires (AOT)" ont été "remises à plat" avec le préfet ce mardi.

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Il "s'agit d'actes illégaux" a indiqué le porte-parole, qui a fait part avec le préfet "des actions juridiques menées" contre les "aménagements des restaurants non-prévus dans les AOT". Des actions "comprises et non contestées" par Amaury de Saint-Quentin, avec lequel Karl Bellon a senti "une réelle volonté de concertation".

hf/www.ipreunion.com

   

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