Une publication de l'INSEE :

Le syndicat des armements réunionnais demande un élargissement de l'étude sur la pêche


Publié / Actualisé
Le Syndicat des armements réunionnais de palangriers congélateurs (SARPC) regroupant tous les armateurs de la pêche à la légine demande un élargissement et un approfondissement de l'étude de l'INSEE commandée par l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). "Pour que les conclusions soient bien le reflet complet, fidèle et à jour de la réalité de la pêche australe réunionnaise", écrivent ses services dans le communiqué suivant publié intégralement.
Le Syndicat des armements réunionnais de palangriers congélateurs (SARPC) regroupant tous les armateurs de la pêche à la légine demande un élargissement et un approfondissement de l'étude de l'INSEE commandée par l'administration des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). "Pour que les conclusions soient bien le reflet complet, fidèle et à jour de la réalité de la pêche australe réunionnaise", écrivent ses services dans le communiqué suivant publié intégralement.


Le SARPC a été invité hier, mardi 12 décembre 2017, par l’administration des TAAF, représentées par sa secrétaire générale, à la présentation finale d’une étude économique commandée à l’INSEE relative à la pêche australe réunionnaise, pour publication dans la foulée.

Surpris par cette invitation de dernière minute, le SARPC s’interroge sur la raison même de la commande d’une telle étude, alors que les services des TAAF disposent déjà annuellement de toutes les données économiques, financières et sociales des armements, puisque ce sont des critères de répartition des quotas.

Les hypothèses et principales conclusions de l’étude n’ont malheureusement pas fait l’objet d’échanges préalables avec les armements, qui auraient souhaité faire partie d’un comité de pilotage. Ceci afin de questionner la méthodologie employée, confronter leurs données, apporter des éléments complémentaires et pouvoir ainsi accorder toute leur confiance aux résultats. En l’état, les questions aux armements se sont malheureusement limitées à des aspects comptables. Aucun questionnaire qualitatif ne leur avait été soumis non plus.

Le SARPC regrette en outre que le périmètre de l’étude porte sur des données datant de 2014, soit il y a près de 4 ans, alors que les données 2016 sont disponibles et celles de 2017 sur le point de l’être. D’autant plus que depuis bientôt 4 ans, le contexte de la pêcherie australe réunionnaise a évolué : augmentation des quotas après plusieurs années de stabilité et la hausse des prix créant ainsi les conditions pour les armements pour une nouvelle phase de développement de la filière se traduisant par une augmentation des effectifs (passage de 3 à 4 marées).

Parallèlement, le coût d’investissement dans les navires a été multiplié par 2,5 fois en 15 ans, la défiscalisation (aide à la construction) a été supprimée et les taxes TAAF ont par ailleurs considérablement augmenté depuis 2014.

Le SARPC rappelle aussi qu’il a commandé une étude au cabinet indépendant Rinzen sur l’impact économique et social de ses navires à la Réunion et en France, publiée en septembre 2017, intégrant des données sur la période 2006-2016, permettant justement de mettre en évidence ces évolutions, et de proposer une projection sur 3 années dans le futur.

A ce titre, le SARPC a proposé hier aux TAAF que le périmètre de l’étude INSEE soit étendu à des années récentes et approfondi, de manière à ce qu’elle soit le reflet le plus fidèle possible de la réalité de la pêcherie australe réunionnaise. Ce faisant, il estime que les retombées économiques des activités des armements, en croissance constante (305 emplois directs et plus de quatre fois plus d’emplois indirects et induits sur le territoire réunionnais et français en 2016) ne pourront qu’être confirmées, effaçant les doutes qui pourraient encore subsister sur l’activité.

En conclusion, le SARPC estime que tous les acteurs et décideurs publics, y compris la mission d’inspection ministérielle qui revoit actuellement la gestion de la pêcherie de légine, seront certainement intéressés par cette proposition d’étude INSEE à jour, complète et concertée, plutôt que par l’étude parcellaire présentée hier, déjà périmée, prévue d’être publiée sans revue critique et selon un calendrier précipité.

   

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