Un recours en annulation déposé devant la Justice (actualisé) :

Une action d'urgence contre la démolition de la prison Juliette-Dodu


Publié / Actualisé
Ce mercredi 27 décembre, l'association Kartyé Lib Mémoire et Patrimoine Océan Indien avec la présence du député Jean-Hugues Ratenon et l'avocat Maitre Saubert a tenu un point presse pour annoncer qu'un recours a été déposé devant la justice contre la démolition de l'ancienne prison de Saint-Denis, située Rue Juliette Dodu. Le permis de démolir ne tiendrait pas compte des dispositions patrimoniales et archéologiques. En complément de ce recours, un référé en suspension a été déposé devant la justice afin de suspendre des premiers travaux qui pourraient être "irrémédiables".
Ce mercredi 27 décembre, l'association Kartyé Lib Mémoire et Patrimoine Océan Indien avec la présence du député Jean-Hugues Ratenon et l'avocat Maitre Saubert a tenu un point presse pour annoncer qu'un recours a été déposé devant la justice contre la démolition de l'ancienne prison de Saint-Denis, située Rue Juliette Dodu. Le permis de démolir ne tiendrait pas compte des dispositions patrimoniales et archéologiques. En complément de ce recours, un référé en suspension a été déposé devant la justice afin de suspendre des premiers travaux qui pourraient être "irrémédiables".

La lutte contre la démolition de l'ancienne prison Juliette-Dodu à Saint-Denis se poursuit. L'association Kartyé Lib Mémoire et Patrimoine Océan Indien a indiqué ce matin avoir déposé un recours en annulation devant le tribunal administratif.

Selon l'avocat Fabrice Saubert, "un certain nombre de dispositions de textes ne seraient pas respectées par le permis de démolir, qui ne semble pas prendre certaines précautions notamment en termes de recherches archéologiques". L'avocat défenseur de l'association fait référence à des dispositions du code du patrimoine ou encore du code de l'urbanisme, il nous donne plus de détails :

Annexé au recours en annulation, Maitre Saubert a également affirmé avoir déposé "un référé suspension" afin de permettre "la suspension en urgence de tout premiers travaux de démolition qui pourraient être irrémédiables" selon lui :

"Je m'engage à faire de ce combat mon combat. Et vous me connaissez : quand je m'engage, je ne fais pas les choses à moitié". Pour Jean-Hugues Ratenon, député de la France insoumise, "il y a une volonté du système de vouloir tout effacer". Présent lors de la conférence de presse organisée par l'association Kartyé Lib Mémoire et Patrimoine Océan Indien, il a réaffirmé son soutien aux collectifs qui luttent contre la destruction de l'ancien établissement pénitencier au profit de logements sociaux, bureaux et commerces par la Société anonyme d'habitations à loyer modéré de La Réunion (SHLMR).

Le député est revenu sur son allocution devant l'Assemblée nationale le 20 décembre dernier : 

- La Ville de Saint-Denis répond -

Suite à la conférence de presse tenue ce matin, la Ville a répondu aux défenseurs de l'ancienne prison Juliette Dodu dans un communiqué : "Pour mémoire, ce terrain appartient à l'Etat qui a lancé un appel à projets en 2013 pour le valoriser. La Shlmr a été retenue pour un projet comportant 45 logements LLS, bureaux, commerces, et une salle d’exposition à caractère mémoriel.

Nous instruirons la demande de permis de construire et de démolir dans le respect des règles d’urbanisme notamment le PLU. Nous veillerons à l’aspect de préservation historique du site dans le respect de notre adhésion au Label Ville d’Art et d’Histoire. Dans le cadre de la préservation de la mémoire, nous sommes nous-mêmes très impliqués. Nous organisons chaque année la commémoration du 20 décembre, nous avons érigé une stèle en la mémoire de deux esclaves Géréon et Jasmin en lien avec le Comité Eli et Sudel FUMA. Au cimetière de l’Est nous avons mis en place une signalétique des tombes, dont celle notamment de Toinette seule esclave affranchie dont on connaisse la tombe à Saint-Denis.

Le mois de décembre est ponctué de différentes manifestations dans les quartiers mais également du festival de films documentaires, les Révoltés de l’Histoire, films ayant pour thème l’esclavage. Enfin la Ville travaille à obtenir le Label, " Route de l’esclave " délivré par l’UNESCO".

hf/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

CONTRIBUABLE, Posté
CE DÉPUTÉ IL FAUT QU IL TROUVE TOUJOURS QUELQUE CHOSE POUR SE FAIRE REMARQUER N Y AS T-IL PAS D AUTRES DOSSIERS PLUS IMPORTANT QUE DE S OCCUPER A CONSERVER DES VIEUX BÂTIMENTS QUI RAPPELLENT DE MAUVAIS SOUVENIRS A DES ANCIENS OCCUPANTS IL FAUT DE TEMPS EN TEMPS FAIRE TABLE RASE SUR LE PASSE DOULOUREUX . POURQUOI IL NE S ATTAQUENT PAS A DEMANDER LA RESTAURATION DU PONT DE LA RIVIÈRE DE L EST UN VRAI MONUMENT HISTORIQUE ?