Ses membres s'opposent aux restaurants sur le sable de l'Hermitage :

Pas de trêve pour le collectif de défense de la plage


Publié / Actualisé
Le collectif de défense du Domaine publique maritime (DPM) alerte à nouveau le préfet, le directeur de la DEAL et le maire de Saint-Paul sur la question des restaurants installés sur la plage à l'Hermitage. Ses membres demandent une clarification de la gestion du DPM et plus particulièrement des autorisations d'occupation temporaire accordées à ces établissements. Nous publions ci-après leur courrier. (Photo d'illustration)
Le collectif de défense du Domaine publique maritime (DPM) alerte à nouveau le préfet, le directeur de la DEAL et le maire de Saint-Paul sur la question des restaurants installés sur la plage à l'Hermitage. Ses membres demandent une clarification de la gestion du DPM et plus particulièrement des autorisations d'occupation temporaire accordées à ces établissements. Nous publions ci-après leur courrier. (Photo d'illustration)

 

Monsieur le préfet, Monsieur le Directeur, Monsieur le Maire

Depuis plusieurs semaines nous attirons votre attention sur l’action et la mobilisation des Réunionnais pour la défense du DPM (Domaine Publique Maritime) et l’application des lois. Comme vous l’avez appris, en fin d’année nous nous sommes empressés de prendre attache auprès d’un avocat, Maître Alain Antoine pour défendre nos intérêts. Actuellement, les Députés nous accordent des audiences pour la prise en considération de ce problème de société, cette nécessité environnementale, de la nécessité de l’application des lois pour la sauvegarde du patrimoine vivant.

3 mois de travail qui permettent aux Réunionnais de découvrir les informations intéressantes dans la gestion du DPM, la mise sous cloche de rapports en faveur du lagon, des récifs coralliens, contre l’érosion côtière. Les Réunionnais deviennent impatients et souhaitent la totale transparence sur la gestion du DPM et sur les actions mises en place pour la sauvegarde de notre patrimoine.


Alors même que sur les plages de Métropole les DEAL ou DREAL, Préfecture, Mairie s’activent au respect des lois par la destruction des paillotes de plage, à La Réunion nous sommes surpris de votre silence et de votre manque d’actions. Sur un sujet aussi important que sont nos plages, la biodiversité de notre lagon, le patrimoine réunionnais et le mieux vivre ensemble, depuis plus de 20 à 30 ans des actions de sauvegarde auraient dues être prises.

Nous disposons de suffisamment d’informations à ce jour pour démontrer une volonté de ne pas sortir La Réunion de ce cancer environnemental. Les Réunionnais ne vont plus accepter " lontan " de ne pas être associés au devenir de leur île. Nous devons avec regret constater que quelques personnes dans vos services font la pluie, le beau et freinent des 2 pieds pour l’application des lois sur le DPM.

Mais voilà le Réunionnais devient de plus en plus exigeant. Il est urgent de prendre conscience de la situation et de proposer des solutions qui vont dans le sens attendu. Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants  Pour notre préoccupation du jour, la gestion du DPM par les AOT, nous prenons à témoin les Réunionnais pour vous demander la transparence de la gouvernance.

Qui gère QUOI ? Qui autorise QUOI ? Qui contrôle QUOI ?
Quelle est la stratégie mise en place pour protéger les plages ? Existe-t-il un schéma de valorisation des plages ?
Quelles sont les lois et les règles pour la délivrance des AOT ?
Les paillotes de la plage bénéficient t’elles de Permis de Construire ? Comment sont-elles raccordées en eaux Usées ou sont-elles branchées directement sur le lagon ?

Autant de questions que le Réunionnais n’accepte plus de ne rien savoir. Quid de la délégation de TAMARUN ? Comment la DEAL peut-elle déléguer à la Mairie de Saint-Paul et comment la Mairie peut-elle déléguer à TAMARUN ? Selon quel fondement juridique ?
 Y’a-t-il eu des AOT de 2008 à 2017 pour les Paillotes, pour les loueurs de transat ? Pourquoi les AOT du 4 juillet et du 22 septembre 2017 ne respectent-elles pas l’ordonnance du 19 avril 2017.

Messieurs les responsables, les Réunionnais sont impatients mais la justice à 2 vitesses commencent à être mal perçue. Encore dernièrement nous avons été informé d’une destruction d’un abri pour un agriculteur avec descente des forces de l’ordre sous consigne de la DEAL. N’y a-t-il pas là 1 poids, 2 mesures pour un non-respect de la loi. Encore une fois, Messieurs les dirigeants, la gestion du DPM, la protection de la biodiversité, du lagon, du récif corallien deviennent des sujets brûlants et les Réunionnais ne comprennent plus votre silence.

Dans l’attente de signes forts de votre part et de la transparence nécessaire sur la gouvernance du DPM, veuillez accepter Messieurs les Dirigeants à l’expression de nos sentiments respectueux et nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2018.

Pour le Collectif de " DEFENSE DU DOMAINE PUBLIC MARITIME " Karl BELLON (mandaté)

   

1 Commentaire(s)

Boycott ? , Posté
Pour moi le boycott intégral du groupe Exsel est un minimum syndical.