Licenciements à l'entreprise portoise Profilage :

Olivier Hoarau veut un plan de sauvegarde des emplois


Publié / Actualisé
Le 9 novembre 2017, les salariés de l'entreprise Profilage, filiale d'ArcelorMittal à La Réunion, apprenaient le projet de suppression de poste de la direction avec 40 emplois sur 86. Avant la décision définitive qui sera connue le 28 janvier 2018, ils se battent pour sauver l'entreprise basé au Port. Le maire de la ville Olivier Hoarau s'emparait du dossier avec la députée PLR Huguette Bello. L'élu vient de solliciter l'État, la Région et le conseil départemental afin de mettre en place un plan de sauvegarde des emplois. Nous publions ci-après son communiqué.
Le 9 novembre 2017, les salariés de l'entreprise Profilage, filiale d'ArcelorMittal à La Réunion, apprenaient le projet de suppression de poste de la direction avec 40 emplois sur 86. Avant la décision définitive qui sera connue le 28 janvier 2018, ils se battent pour sauver l'entreprise basé au Port. Le maire de la ville Olivier Hoarau s'emparait du dossier avec la députée PLR Huguette Bello. L'élu vient de solliciter l'État, la Région et le conseil départemental afin de mettre en place un plan de sauvegarde des emplois. Nous publions ci-après son communiqué.

 

En ma qualité de Maire du Port, j’ai été interpellé par les salariés de l’entreprise Profilage Réunion. Cette filiale du groupe sidérurgique mondial, ArcelorMittal, a programmé un plan de  licenciement pour la moitié de son effectif, soit 38 salariés, au 1er trimestre 2018.

Cette décision intervient alors que le groupe a bénéficié en 2017 de 7 millions d’euros de subventions et d’un soutien financier de près de 370 millions d’euros au titre de la recherche, de l’innovation et, comble de tout, de la création d’emplois ! Ce drame socio-économique se joue sur notre territoire, déjà fortement touché par le chômage et par une crise économique sans précédent dans l’ensemble des secteurs d’activités.

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Le plan Macron en faveur des entreprises montre ici toutes ses limites et met en exergue la logique purement financière de ces groupes mondiaux au détriment de la valeur travail. Cette casse sociale s’inscrit en totale contradiction avec le discours récurrent du Gouvernement. La réalité se joue autrement à la Réunion  où le taux de chômage dépasse les 22% et au Port où l’on dénombre 7 000 chômeurs pour 35 000 habitants.

Sous prétexte d’investissement dédié à la rénovation de l’outil de production, ArcelorMittal prive ainsi 38 familles de revenus du jour au lendemain. Pour elles, le chômage est également synonyme d’incertitude quant à l’avenir de leurs enfants.  Je dénonce ce système et refuse de cautionner une telle suppression massive d’emplois. Elle signifie la fin d’un savoir-faire unique dans la fabrication d’huisserie dont disposent  les ouvriers visés, au profit d’une importation estimée à 50% plus cher sur le Département.


Je réitère mon entier soutien au personnel de Profilage Réunion, car je reste persuadé que des solutions existent, notamment par la création d’une SCOOP comme envisagée par les salariés. 
C’est en ce sens que j’ai sollicité l’Etat, la Région et le Département pour la mise en place d’un plan de sauvegarde des emplois de Profilage Réunion et de la restructuration de cette activité industrielle.

   

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