[VIDEO] Après les fortes pluies d'Ava et Berguitta :

Tomates et bringelles vont se faire rares


Publié / Actualisé
C'est un mois de janvier ardu pour les agriculteurs. Après les fortes pluies entraînées par le système Ava, la tempête Berguitta a encore amené dans son sillage des difficultés pour les producteurs. Conséquence : les fruits sur les étals risquent de rester assez chers pendant encore quelques semaines. D'autres produits pourraient également se faire rares sur les marchés dans les mois prochains.
C'est un mois de janvier ardu pour les agriculteurs. Après les fortes pluies entraînées par le système Ava, la tempête Berguitta a encore amené dans son sillage des difficultés pour les producteurs. Conséquence : les fruits sur les étals risquent de rester assez chers pendant encore quelques semaines. D'autres produits pourraient également se faire rares sur les marchés dans les mois prochains.

 

Au marché forain du Chaudron, les prix des fruits et légumes sont déjà élevés. Et ils risquent encore d'augmenter, suite au passage du système Berguitta. Jérôme Payet, producteur à la Plaine des Cafres, témoigne : "Il y a eu beaucoup d'eau, beaucoup de dégâts dans les champs... tout ce qui est vert a disparu, brèdes, chouchous, courgettes, choux fleurs, brocolis. Les poireaux ont été écrasés". Sa caisse de 35 kg de pommes de terre, actuellement à 50 euros, pourrait passer à 60 euros d'ici deux semaines. Pour une nouvelle récolte, qu'il espère plus fructueuse, il faudra attendre trois mois, "le temps que ça repousse".

 

Loulou, de Saint-Denis lance quant à lui un avertissement sur les tomates : "Dans 15 jours, il y aura plus de tomates sur le marché. Dans un mois, le kilo va arriver à 10 euros ! Salades, choux, brèdes, ça va revenir. Les tomates, là, on ramasse les dernières qui restent. Mais il faut prendre un mois et demi pour un carreau de tomates !". Même chose pour les bringelles, il faudra patienter.

 

Pour rappel, la Chambre d'Agriculture a demandé la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle après le passage de Berguitta. Ce sont les micro-régions du sud et de l'ouest qui ont été davantage impactées. Des dizaines de kilomètres de linéaire et chemins d'exploitations agricoles ont été emportée par les eaux et coulées de boue.

hf/mb/www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !