Les procédures relatives aux carrières remises en cause :

NRL : Un avenir qui s'écrit en pointillé


Publié / Actualisé
Si l'annulation de l'ensemble des actes du préfet concernant les procédures d'ouverture des différentes carrières de l'île se confirmait, ce serait un véritable coup dur pour le chantier de la nouvelle route du littoral dont l'avenir commencerait à s'écrire en pointillé.
Si l'annulation de l'ensemble des actes du préfet concernant les procédures d'ouverture des différentes carrières de l'île se confirmait, ce serait un véritable coup dur pour le chantier de la nouvelle route du littoral dont l'avenir commencerait à s'écrire en pointillé.

Le surcoût de la NRL était déjà un premier coup dur pour le chantier. Alors que Didier Robert, président de Région, avait promis à maintes reprises, parfois la main sur le cœur, qu’il n’y aurait pas de surcoût pour ce chantier, les élus du conseil régional furent contraints et forcés de valider le 28 novembre 2017 une rallonge de 250 millions d’euros pour ce chantier.

Deux raisons étaient avancées : " la constitution des provisions pour risques et aléas sur les marchés de travaux en cours d’exécution sur les ouvrages maritimes " et " les mesures environnementales nouvelles ou complémentaires qui s’imposent ".

Les ingénieurs ou ingénieux politiciens en charge de ce dossier étaient-ils visionnaires au point d’anticiper l’arrêt du Conseil d’Etat qui allait tomber quelques jours plus tard, le 6 décembre 2017 ?

Selon cet arrêt, le préfet ne peut cumuler la casquette d'autorité décisionnaire d'un projet et d'autorité environnementale. Cette compétence est dévolue à la mission régionale de l'autorité environnementale (MRAE) directement rattachée au ministère de l'environnement. Conséquence, toutes les procédures engagées en vue de l’ouverture des différentes carrières d'extraction de roches massives en vue d’alimenter le chantier de la NRL sont entachées d’irrégularité, puisque signées par le préfet. C'est là clairement un aléa sur les marchés de travaux, conséquence de mesures environnementales nouvelles.

" C’est un retour à la case départ ", comme le rappelle très justement la conseillère régionale d’opposition, Karine Nabénésa. Sauf que ce retour à la case départ pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’avenir de cet axe routier, notamment l’impossibilité pour le groupement en charge du chantier de recourir aux roches massives des carrières de l’île.

En effet, compte tenu des délais et de la lourdeur des procédures, et quand on sait que les premières évocations relatives aux carrières remontent à 2014, soit 4 ans, tout reprendre à zéro impliquerait un allongement des délais et donc de la livraison du chantier, sensé s’achever en 2020, voire 2021. Autant dire que la Région ne peut plus vraiment compter sur les carrières pour mener son projet jusqu'à son terme, à moins de consentir à des retards susceptibles d'engendrer des surcoûts monstrueux.

Est-ce à dire que cette décision du Conseil d’Etat signe l’arrêt de mort du chantier de la NRL ? Les automobilistes réunionnais devront-ils finalement se contenter d’une seule portion de cette nouvelle route ? S’il est trop tôt pour s’avancer, il est certain que l’avenir de cette route semble s’assombrir. A moins que l’hypothèse d’une importation des roches soit remise sur la table, hypothèse à laquelle devraient guère gouter les transporteurs. C'est donc, avec l'insoluble problème de la route de Cilaos et la fermeture récente de l'actuelle route du littoral, un nouveau casse-tête pour Didier Robert dont l'année ne semble pas débuter sous les meilleures auspices.

Nous avons tenté de joindre le service communication  de la Région afin de lever le voile sur ces interrogations. En vain, le conseil régional n'a pas donné suite à nos demandes...

www.ipreunion.com

   

8 Commentaire(s)

Jeff, Posté
Sans parler du manque d'anticipation de l'approvisionnement des roches pour la partie digue, le plan B va se mettre en place : tout en viaduc, c'est ce que veulent les entreprises du chantier. La préparation des modules est complètement opérationnel. Ce sont les transporteurs qui vont râler car la route digue avait été présenté aux transporteurs pour les calmer car ils n'avaient plus rien à faire après la route des tamarins. Bien sur cela va couter plus cher mais on ne peut plus arrêter. Ah! nos politiciens apprentis bâtisseurs sans expérience vont en pâtir, du moins je l'espère.
Martin974, Posté
M.Robert et son équipe ne peuvent s'en prendre qu'à eux mêmes!!
Depuis quand on démarre une route aussi compliqué, et aussi couteuse sans même avoir trouvé les matériaux nécessaires ?!! Pourtant, on nous apprend dès le plus jeune âge, que si l'on souhaite faire un gâteau, pour pouvoir le faire il nous faut chaque ingrédient nan?! Ca paraît évident pour une route ! Et maintenant, ils veulent quoi ? Sacrifier à nouveau notre patrimoine ??! Na un moment i fo arret' pren créole pou couillon! Si zot na poin la race, et zot i pense rienk zot porte monnaie plutôt que conserve nout' nature... trape zot valise et travers' a zot !

NON A CES CARRIERES!!! NON A LA CARRIERE BELLEVUE !!
NON à cette nouvelle ROUTE de la HONTE !!!

Ps : Ceux qui sont pour ces carrières, j'aimerais bien vous voir si demain on venait vous voir pour vous dire qu'à 100m de chez vous on va implanter une carrière ,qui va durer 4 à 5 ans, pour une route de la honte dont personne ne veut sous cette forme !!! ? Ils sont où les transports en commun M.ROBERT ??? Ah non c'est mieux de vendre des voitures et encore des voitures j'avais oublié !

Nous sommes une île qui pourrait être un exemple au niveau mondial, en terme d'écologie et de respect de la nature... mais à la place de ça on a quoi ? Une île bétonnée, où l'océan est fermé depuis plus de 4 ans et où on veut nous détruire tout ce qu'il nous reste !!! Na un moment i fo zot i arret band politichien gran main !
C'EST LA FAUTE DE DIDIER ROBERT SEUL !!!, Posté
Aucun oppossant n'empêche la poursuite du chantier.
C'est Didier Robert et lui seul qui a bloqué le chantier NRL en ne donnant pas aux entreprises l'ordre de service pour commencer les travaux de digues.
Armand GUNET
Jose, Posté
Dès le départ ce projet était plombé. Ils savaient qu'ils auraient de problèmes avec les roches, leur but était de commencer ce chantier, et mettre tout le monde devant le fait accompli.
Vous verrez, ils feront péter l'enveloppe de départ X4, en passant à 100% digue, et comme il est trop tard pour reculer, eh bien on sera obligés d'accepter.
La solution des deux tunnels était plus économique, fiable, dans le respect de l'environnement et visuel, par contre beaucoup moins de pognon en jeu, et les potes n’auraient pas pu autant croquer dans l'énorme gâteau.
Bulon, Posté
La réglementation des carrières et l'acheminement des matériaux posent des problèmes récurents, sans bien sûr être un spécialiste et au risque d'émettre un avis naïf, néanmoins en bloquant la route du littoral pendant le temps nécessaire ne serait -il pas possible au niveau des sections nécessitant des remblais de prélever directement sur cette falaise qui me semble être le fournisseur de choix.
Dd, Posté
Moi je pense que les détracteurs doivent arrêter leur dénigrement et donner les moyens á ce projet de NRL de construire et mener á bien dans l'intérèt général des Réunionnais.
CHABAN, Posté
Ingénieur politicien !! Bravo

Ou apprenti sorcier ?

La vérité si je mens !, Posté
Pané problème
Didier ROBERT gère même les nuits avec les yeux ouverts ... Mais à 5:59 il inquiet devant sa porte pangare la surprise devant sa porte