Les agents réunionnais bloquent les centres de détention :

Détenus radicalisés, insultes, violences : le ras-le-bol des surveillants de prison


Publié / Actualisé
L'intersyndicale UFAP-UNSA Justice, CGT et FO va bloquer le centre pénitentiaire de Domenjod à Saint-Denis ce mercredi 24 janvier 2018 dès 6 heures du matin. Objectif : dénoncer l'insécurité grandissante dans les prisons après des mouvements similaires menés à Saint-Pierre, au Port et en Métropole après plusieurs agressions de surveillants. L'occasion d'interroger plusieurs agents d'établissements pénitentiaires. Ils évoquent sans détour la montée de la violence, les insultes et la difficile gestion des détenus radicalisés.
L'intersyndicale UFAP-UNSA Justice, CGT et FO va bloquer le centre pénitentiaire de Domenjod à Saint-Denis ce mercredi 24 janvier 2018 dès 6 heures du matin. Objectif : dénoncer l'insécurité grandissante dans les prisons après des mouvements similaires menés à Saint-Pierre, au Port et en Métropole après plusieurs agressions de surveillants. L'occasion d'interroger plusieurs agents d'établissements pénitentiaires. Ils évoquent sans détour la montée de la violence, les insultes et la difficile gestion des détenus radicalisés.

 

Gérald Ferjul, secrétaire local de l'UFAP-UNSA, exerce à Domenjod. Le premier surveillant travaille dans le quartier des mineurs et gère une équipe de surveillants. Il détaille les principaux problèmes rencontrés par lui et ses collègues.

Lire aussi : "L'insécurité est grandissante dans les prisons"

Un témoignage livré depuis le centre de détention du Port où il participait au blocage de la prison ce mardi 23 janvier. Seul le personnel médical ou pénitentiaire pouvait y rentrer. Toute autre entrée était interdite.

 

 

Selon lui, le contexte est tendu et les projections (des colis ou des objets lancés depuis l’extérieur des murs de la prison à destination de détenus à l'intérieur) pose un problème de sécurité dans plusieurs secteurs stratégiques du centre pénitentiaire.

Le contexte serait aussi à la virulence envers le personnel. Beaucoup d’autres agents ne croient pas non plus aux discussions menées en ce moment entre la ministre de la Justice Nicole Belloubet et les syndicalistes.

 

 

Lire aussi : Blocage des prisons du Port et de Saint-Pierre
 

Autre problématique évoquée : la gestion des détenus radicalisés. Gérald Ferjul dénonce le fait qu’ils ne soient pas isolés. Le premier surveillant demande des moyens et une réponse sécuritaire après la recrudescence des agressions contre ses collègues en métropole.

 

 

Autre agent à témoigner de ses difficultés : Brigitte Vélia, secrétaire locale CGT également à Domenjod. Selon elle, les projections dans les cours de promenades posent également problème. La sécurité serait donc menacée.

 

 

Elle pense que les agressions d’agents de la pénitentiaire risquent de se produire. David Calogine, secrétaire général adjoint UFAP-UNSA, confirme le blocage prévu ce mercredi matin à Domenjod. Il espère que Force ouvrière se joindra à ce mouvement.

Côté insécurité, La Réunion ne serait pas à l’abri. Son syndicat demande également une meilleure prise en charge des détenus radicalisés et le renforcement des effectifs locaux.

 

 

"Sur l’île, nous avons au moins deux gros soucis. Le centre de détention du Port de par son infrastructure et son état de vétusté. Et aussi la maison d’arrêt de Saint-Pierre qu’il faut démolir et reconstruire car on ne peut plus continuer à gérer la population pénale dans des dortoirs", ajoute-t-il afin de conclure son propos.

ts/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Rosa Rose, Posté
Et bien les détenus sont trop gâter de nos jours, trop de lois qui les protègent. Fais travail à zot comme forçat avec boulet au pied ensuite on verra.
Joseph, Posté
Voilà où ça même l'humanisme dégoulinant, ce sont d’honnêtes travailleurs qui ont leur vie minée par ces rebuts de la Société.
Tiens, je propose qu'à chaque fois qu'un élu propose d'adoucir la vie carcérale de ces affreux, qu'il soit obligé de travailler comme gardien dans une prison réputée "chaude" pendant au moins 3 mois s'il veut que sa proposition soit étudiée.
Il y a fort à parier que le bagne ré-ouvrirait rapidement !