[PHOTOS/VIDÉOS] À bord du plus grand catamaran de l'océan Indien :

Après 4 ans d'attente, le Maloya a mis les voiles


Publié / Actualisé
Quatre ans après le lancement du projet, le super-catamaran Maloya a fait sa première sortie en mer ce mercredi 24 janvier 2018. Propriété de la société FestiYacht de Bourbon, le bateau avait fait l'objet d'une polémique après qu'une subvention en sa faveur avait été votée par le conseil régional en 2015. Sa première croisière touristique se fera ce vendredi.
Quatre ans après le lancement du projet, le super-catamaran Maloya a fait sa première sortie en mer ce mercredi 24 janvier 2018. Propriété de la société FestiYacht de Bourbon, le bateau avait fait l'objet d'une polémique après qu'une subvention en sa faveur avait été votée par le conseil régional en 2015. Sa première croisière touristique se fera ce vendredi.

Le Maloya a enfin levé l'ancre. Le super-catamaran de près de 22 mètres de long pour plus de 10 mètres de large -et capable d'accueillir 110 personnes- a effectué sa première sortie en mer ce mercredi 24 janvier avec des passagers à son bord. Amarré au niveau de la darse Titan de la Pointe des Galets au Port, le "plus grand catamaran de l'océan Indien" selon les dires de la société propriétaires FestiYacht de Bourbon compte sept personnes employées (skippers, matelots, hôtesses d'accueils et assistante).  Retardé par "une multitude de démarches administratives", le projet "aura été un chemin de croix" avoue le co-gérant Franck Geneste. Le bateau a même été officiellement autorisé à naviguer à titre professionnel ce mercredi matin même : "on m'a remis tous les papiers à 8 heures" raconte-t-il, "on voit enfin le bout".
 

 

Lancé en 2013 par Franck Geneste, qui a été rejoint par Thibault Gasparoux, le catamaran "est un projet entièrement privé" explique le premier co-gérant. En détail, le montant total des investissements revient à 1.673.671 euros, dont 400.000 euros ont été apportés en fonds propres, 700.000 euros par prêt bancaire, 400.000 euros par prêt relai sur subvention et 100.000 euros de capital social. "Je suis totalement transparent, je n'ai rien à cacher" lance avec le sourire Franck Geneste. 

- Une subvention polémique -

Pour rappel, en 2015, le conseil régional avait voté -"à l'unanimité" selon Franck Geneste-, une subvention totale de 573.671 euros pour le projet, subdivisée de la sorte : 458.937 euros de l'Europe via le fonds européen de développement régional (FEDER) et 114.734 euros de la Région Réunion. Une subvention "pas encore reçue à ce jour car il faut fournir l'ensemble des factures acquittées. Nous espérons pouvoir finaliser la demande d'ici à la fin du mois" explique le co-gérant.

L'obtention de cette subvention avait provoqué un véritable tollé puisque, pour rappel, lorsque la société avait déposé son dossier de demande de subvention en avril 2017, elle était alors constituée par deux associés, chacun détenteur d’une part de 50 centimes d’euros. Quelques semaines avant la commission permanente de la Région de 2015, les statuts de l’entreprise ont changé pour s’ouvrir à de "nouveaux investisseurs privés". La société indiquait dans son dossier de demande de subvention que des visites du chantier de la nouvelle route du littoral (NRL) étaient au programme.
 

Ces visites seront bien présentes a indiqué Franck Geneste ce 24 janvier. "Elles seront dans la thématique insolite, pour laquelle une sortie par mois est réalisée" :


Nous avons réalisé une compilation des meilleures images filmées à bord du bateau ce mercredi 24 janvier. Avec en prime, "et c'était prévu" dixit Thibault Gasparoux amusé, des dauphins : 
 

 

hf/www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

CHABAN, Posté
C'est le conseil général ou conseil régional ? (c'est bien le conseil régional, c'est corrigé grâce à vous, merci Chaban)