Flambée du prix des légumes après la pluie :

Pas obligé de payer les tomates à 10 euros le kilo


Publié / Actualisé
Les prix vont sans doute flamber sur les étals de fruits et légumes. La faute aux grosses pluies du mois de janvier. Certains marchands préviennent : il faut s'attendre à voir le tarif des tomates passer à 10 euros du kilo. La faute aux conséquences de Berguitta. En même temps, rien ne vous oblige à les acheter à ce tarif là. Explications. (Photo d'illustration)
Les prix vont sans doute flamber sur les étals de fruits et légumes. La faute aux grosses pluies du mois de janvier. Certains marchands préviennent : il faut s'attendre à voir le tarif des tomates passer à 10 euros du kilo. La faute aux conséquences de Berguitta. En même temps, rien ne vous oblige à les acheter à ce tarif là. Explications. (Photo d'illustration)

 

Ah Berguitta ! Le Sud de l’île et les agriculteurs n’oublieront sans doute jamais son passage au plus près de nos côtes le 18 janvier 2018. Routes cassées, radiers inondés, maisons évacuées et champs dévastés… Le préfet lançait la procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Les pertes agricoles se chiffrent, elles, à 16,7 millions d’euros pour les maraîchers, éleveurs ou planteurs.

La procédure de reconnaissance de calamité agricole maintenant enclenchée, les professionnels espèrent être indemnisés dans les prochains mois. Cette situation explique les prix actuels. Derrière des tarifs à la hausse se cachent des pertes colossales pour les producteurs. Il apparaît donc -trop- facile de les moukater quand des tomates sont vendues 10 € le kg.

Si vous étiez à leur place, vous les proposeriez à 2 ou 3 €/kg après avoir perdu toutes vos cultures à cause de la pluie ? On vous laisse le choix de la réponse même si on la devine un peu… Quelques petits chiffres pour que vous mettre un peu à leur place et vous rendre compte de l’envers du décor. Berguitta provoquait 15,9 millions de perte pour le maraîchage (tomates, salades, choux, poivrons, choux-fleurs...) dont 7,14 millions d'euros de préjudice pour la micro-région Sud.

290 hectares d'exploitations maraîchères plein champs et sous abris détruits au Tampon soit 60 % soit 2,85 millions d'euros. 1,5 million d'euros de dégâts dans le Sud en arboriculture (bananes, mangues, ananas…). 750.000 euros de dégâts pour l’horticulture réunionnaise.

Lire aussi : La reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle accélérée

Le Conseil départemental se prononcera d’ailleurs sur une contribution exceptionnelle pour leur venir en aide. Alors Mesdames, Messieurs les consommateurs : vous n’êtes pas les plus à plaindre. Si l’argent vous manque, personne ne vous met le couteau sous la gorge pour les acheter. Si vous souhaitez faire votre rougail, prenez-les vos tomates mais ne vous plaignez pas ensuite de leur prix.

Assumez votre choix et surtout votre responsabilité. Pensez aussi aux agriculteurs en difficultés après les dégâts de Berguitta. Ces professionnels vont-ils vendre leur marchandise au prix habituel juste pour votre plaisir alors qu’ils ont tout perdu ? Vous le feriez-vous ? Autre réflexion souvent entendue à La Réunion dans la bouche de votre tonton préposé au kari fe dbwa du dimanche ou de votre matante : "I met pa tomate en boîte dan rougail."

On ne sait pas vous : mais nous on ne supporte pas ce genre de paroles aussi déplacées. Pas de tomate pour votre rougail et ce serait la fin du monde ? C’est oublier que certaines personnes ne peuvent pas s’acheter à manger tout court. Mettre des boîtes dans le sacro-saint rougail saucisses serait-il une insulte à la cuisine réunionnaise ? Si vous en utilisiez, vous ne pourrez jamais vous en remettre ? On parie que si. Crier sur les agriculteurs et les prix pratiqués permet aussi d’exonérer de leur responsabilité certains professionnels.

Lire aussi : Tomates et bringelles vont se faire rares

Car qui vous vend les fruits et les légumes ? Qui augmente parfois leurs prix ? Ce n’est pas toujours la faute des maraîchers. N’oubliez pas la responsabilité des bazardiers, autres marchands et  grandes surfaces. Certains d’entre eux triplent ou quintuplent parfois le prix des marchandises lors de la revente aux consommateurs. Alors prenez-vous en plutôt à leurs marges quand la caisse de pommes de terres passe de 50 à 60 €.

Est-ce la faute des agriculteurs si des oignons ou des salades importés sont commercialisés ? Est-ce leur faute si vous achetez ce genre de produits ? Alé joué don ! On récapitule : si vous n’avez pas de sous, achetez des tomates à 10 euros. Première solution : les laisser sur leurs étals. Deuxième solution : les prendre mais ne pas venir se plaindre après. Troisième solution : les tomates en conserve. Si vous en avez d’autres : dites le nous.

ts/www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Pakonten, Posté
avant faire un article aussi nul, renseigne à ou!! connaissant un peu le secteur, que néna produit ou la point... dès que néna un semblant de motif pour augmenter le prix, les planteurs y augmentent sans scrupule!! donc oute l'article ...
CHABAN, Posté
'' '' '' '' '' tomates passer à 10 euros du kilo. La faute aux conséquences de Berguitta''' '' ''

Non la faute aux personnes qui achètent à ce prix. C'est la même chose pour des smartphone à 1200€ ou bichique à 60€!
Gerard, Posté
les agriculteurs et celui ou celle qui a ecrit ce courrier devraient arreter de tirer sur le consommateur qui n'est autre que son client, et on respect un client.
Maintenant vous crier pourquoi? Il pleut vous crier, il y a de la sécheresse vous crier, du vent vous crier, et pourtant vous êtes dédommager a coup de millions, et cela ne vous empeche pas de critiquer le consommateur et de le taxer. Moi j'ai une entreprise et quand ça ne marche pas pour les memes certaines raisons identiques aux votre je n'ai pas de dédommagement.
Alors arrêté de vous plaindre.