Maisons construites sur la plage dans l'ouest :

Karl Bellon : "on ne peut pas déloger les propriétaires"


Publié / Actualisé
Un pique-nique se tiendra le dimanche 4 février 2018 à partir de 10 heures sur l'arrière-plage de l'Hermitage, près du boulodrome. Objectif : dénoncer les "profiteurs du littoral de La Réunion", indiquent les organisateurs. Selon eux, il s'agit des restaurants installés sur le sable. Un rassemblement organisé à l'initiative de l'Union des Réunionnais en colère. Cette nouvelle structure se compose d'une dizaine de collectifs, d'associations et de mouvements citoyens. Karl Bellon, ex-adjoint à l'ancien maire de Saint-Paul Alain Bénard, en fait aussi partie. D'après lui, on ne peut pas déloger les propriétaires de maisons construites sur la plage. (Photo d'illustration)
Un pique-nique se tiendra le dimanche 4 février 2018 à partir de 10 heures sur l'arrière-plage de l'Hermitage, près du boulodrome. Objectif : dénoncer les "profiteurs du littoral de La Réunion", indiquent les organisateurs. Selon eux, il s'agit des restaurants installés sur le sable. Un rassemblement organisé à l'initiative de l'Union des Réunionnais en colère. Cette nouvelle structure se compose d'une dizaine de collectifs, d'associations et de mouvements citoyens. Karl Bellon, ex-adjoint à l'ancien maire de Saint-Paul Alain Bénard, en fait aussi partie. D'après lui, on ne peut pas déloger les propriétaires de maisons construites sur la plage. (Photo d'illustration)

 

Le mouvement contre les restaurants installés sur la plage à l’Hermitage dure depuis plusieurs mois. Cette Union des Réunionnais en colère va-t-elle servir à relancer la dynamique ?

Karl Bellon : Nous sommes une dizaine d’associations qui avons su faire table rase de ce qui nous sépare. Nous avons manifesté de notre côté, maintenant nous nous rassemblons. Ce dimanche nous tiendrons une conférence de presse avec notre avocat Alain Antoine. Il nous dévoilera les recours que nous allons engager concernant les autorisations d’occupation temporaire (AOT) et les constructions illégales de la part des restaurants de plage.

Quels objectifs visent ce pique-nique ?

Nous invitons les Réunionnais à venir soutenir notre combat. Nous dénonçons les abus des accapareurs et des profiteurs du littoral. Nous demandons au préfet d’appliquer les lois sur le domaine publique maritime, sur le littoral, l’urbanisme et les nuisances. Après le passage de Berguitta, certains restaurants ont reconstruit leurs clôtures et leurs murs emportés sur la plage.

Ils ne respectent pas leur AOT. Ce sont des constructions sauvages. Nous avons écrit au préfet, la DEAL, à la mairie de Saint-Paul. Et rien jusqu’à maintenant. Nous attendons un signe fort du préfet. Nous l’invitons à se rendre sur place pour qu’il se rende compte de la situation.

Des particuliers ont aussi construit leurs maisons sur la plage dans l’ouest de l’île. Faut-il aussi détruire leurs kaz ?

Ils ont un acte de propriété. On ne peut pas déloger les propriétaires. Ils ont construit à l’époque où le trait de côte a été fait n’importe comment. On ne peut pas les enlever de chez eux car ils ont un titre de propriété. On ne peut pas les exproprier. Par contre si des propriétaires se sont rapprochés de la mer, il faut faire attention. Cela nécessite un travail sur l’urbanisme.

N’avez-vous pas peur d’être discrédité en disant cela ?

Cela n’a rien à voir car les restaurateurs de plage sont sur le domaine publique maritime et ne respectent pas leur AOT qui ne prévoient pas de constructions en dur. Ce sont des constructions sauvages alors que les gens près du bord de mer ont un titre de propriété. Cela ne décrédibilise en rien notre combat pour la libération du domaine publique maritime.

Ne pensez-vous pas qu’il faut élargir votre combat aux maisons trop près de la plage ?

Il y a par contre une réflexion à mener sur la loi littoral avec les propriétaires qui se sont rapprochés de la plage notamment. Mais si le terrain a un permis de construire, c’est ok. Par contre si c’est illégal, il faut voir. Mais ce combat prendra des années. Nous ne pouvons pas être partout en même temps.

Vous habitez vous-même à l’Hermitage près de la plage. On va dire que vous n’êtes pas objectif dans ce combat : qu’en pensez-vous ?

Si on me demande de détruire mon mur car je suis trop près de la plage, je le casserai mais nous ne sommes pas sur le domaine publique maritime. Les riverains se trouvent de l’autre côté de la route, pas sur la plage. Contrairement aux restaurants de plage. Il y aussi le problème des sentiers des pêcheurs où les 3/4 des chemins sont bouchés de Saint-Gilles-les-Bains à Boucan Canot. Ce n’est pas normal. C’est interdit.

ts/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Colimaconvert, Posté
Quelle hypocrisie, Monsieur Karl Bellon: la loi doit être respectée par tous, donc toutes constructions de type murs de soutènement-clôtures- abris-"guêtali" construits sur le DPM et dûment constatés doivent être détruits et les sites remis en état par les propriétaires des maisons en cause (même s'il ont un permis de construire)
Lol, Posté
Qu'avez-vous fait quand vous etiez aux affaires avec comme Maire Alain BENARD, nada, rien , vous avez laisser faire et aujourd'hui vous criez au loup. Tout le monde s'est que c'est politisé cette association avec comme point d'orgue les municipales de 2020 et un retour par la fenêtre de BENARD avec l'appui du petit P.D (petit dictateur ROBERT Didier), qui a été sortie par la grande porte par Huguette BELLO.