[PHOTOS/VIDEO] L'Hermitage :

Près de 200 personnes réunies contre les restaurants de plage


Publié / Actualisé
Ce dimanche 4 février 2018, un pique-nique un peu particulier s'est tenu sur la plage de l'Hermitage à Saint-Gilles. Près de 200 personnes se sont réunies pour manifester contre les "accapareurs du littoral". Deux députés, Nathalie Bassire et Jean-Hugues Ratenon, étaient présents ainsi qu'un avocat, Maître Antoine.
Ce dimanche 4 février 2018, un pique-nique un peu particulier s'est tenu sur la plage de l'Hermitage à Saint-Gilles. Près de 200 personnes se sont réunies pour manifester contre les "accapareurs du littoral". Deux députés, Nathalie Bassire et Jean-Hugues Ratenon, étaient présents ainsi qu'un avocat, Maître Antoine.

"On demande juste le strict respect des lois et que le lagon respire" plaide Karl Bellon, l'un des initateurs du mouvements. Il se félicite de cette "forte mobilisation" qui s'est jouée ce matin à l'Hermitage. La cible de ce regroupement de collectifs sous la bannière "Réunionnais en colère" : les restaurants de plage. Maître Antoine, avocat au barreau de Saint-Denis, a pu "faire le tour du propriétaire et constater beaucoup de choses illégales". Escortés par les gendarmes, les participants - qui étaient près de 200 - ont effectivement parcouru la plage et n'ont pas hésité à pénétrer dans certains restaurants situés en bord de mer pour crier leur mécontentement.

Un homme a également soudé le portail d'entrée donnant accès aux enseignes.

Deux recours ont été déposés. "Un premier tendant à suspendre toutes les autorisations qui sont là. L'affaire sera sûrement évoquée dans le courant de la semaine prochaine. Et un recours sur le fond du dossier, un recours en annulation, l'annulation des décisions qui ont été données par la mairie de Saint-Paul" indique l'avocat. Les députés Nathalie Bassire et Jean-Hugues Ratenon ont également participé au mouvement sur la plage.

Le préfet a été invité à venir rencontrer l'union des Réunionnais en colère. Karl Bellon précise que "s'il ne vient pas aujourd'hui", un second rendez-vous sera donné ce mercredi, en face de la préfecture. Les collectifs comptent remettre à Amaury de Saint-Quentin une motion signée ce matin.

   

2 Commentaire(s)

Pol, Posté
Sur le fond , je suis d'accord. Mais surement moins sur la forme. Pourquoi vilipender les touristes qui n'y sont pour rien. Eux aussi ils faut qu'ils dégagent ?
Ensuite, je voudrais être certain que ces manifestations aient pour seul objectif le respect des lois et non pas une revendication à des fins racistes et anti zoreils. Car il ne faut pas oublier que les responsables dans cette histoire, sont les politiques qui autorisent l'implantation de ces paillottes. Et jusqu'à preuve du contraire, ces politiques sont réunionnais ! A bon entendeur !
Henri, Posté
100% en phase avec eux, il faut dégager tous ces accapareurs du littoral, même ceux qui construisent des lieux de culte au bord des rivières, ou en bord de mer. Il y en a tout autour de l’île, le grand Hazier, les berges de la rivière du Mât, assez de ces privilèges réservés à quelques profiteurs !