Dans le Sud-Ouest de l'océan Indien :

Lancement d'un plan sur la pêche thonière côtière


Publié / Actualisé
Pour la première fois, un plan régional sur la pêche thonière côtière, intégrant les sept pays ou îles du Sud-Ouest de l'océan Indien (Union des Comores, La Réunion, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles et Tanzanie), a été présenté le mercredi 7 février 2018 à Maurice. Il a été élaboré sur la base d'un diagnostic du secteur par le programme SmartFish de la Commission de l'océan Indien (COI), financé par l'Union européenne. Nous publions ci-après le communiqué de la COI. (Photo COI)
Pour la première fois, un plan régional sur la pêche thonière côtière, intégrant les sept pays ou îles du Sud-Ouest de l'océan Indien (Union des Comores, La Réunion, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles et Tanzanie), a été présenté le mercredi 7 février 2018 à Maurice. Il a été élaboré sur la base d'un diagnostic du secteur par le programme SmartFish de la Commission de l'océan Indien (COI), financé par l'Union européenne. Nous publions ci-après le communiqué de la COI. (Photo COI)

 

" Ce plan a pour ambition de faire naître l’esprit d’entrepreneuriat au sein des communautés de pêcheurs de ces pays ", explique Sunil Sweenarain, coordinateur du programme SmartFish. " Il est temps que la région se dote d’un outil régional économiquement ambitieux pour cette ressource migratoire. Cela permettra de d’amplifier la part du secteur de la pêche artisanale dans les économies nationales et régionale ", déclare-t-il.

Le plan d’action qui a été préparé et discuté par les participants englobe quatre axes principaux :

La modernisation et l’innovation technique qui intègre les points cruciaux comme la sécurité en mer, la profitabilité de la pêche, l’amélioration de la qualité du produit ; Le développement du produit et le marketing qui touche les aspects phytosanitaires et hygiénique du poisson, ainsi que l’accès au marché ; La gestion et la gouvernance de la pêche thonière côtière qui inclut l’amélioration de la collecte de données, le renforcement des institutions scientifiques ;

Les mécanismes de financement innovant qui englobe l’amélioration des compétences commerciales et entrepreneuriales dans le secteur de la pêche thonière côtière ainsi que la mobilisation de fonds au bénéfice des pêcheurs artisanaux.

" Cet objectif de faire du pêcheur un business man correspond aux aspirations de la Fédération des pêcheurs artisans de l’océan Indien ", souligne Hervé Raherimiamina, vice-président de cette fédération. La rencontre organisée par le programme SmartFish s’est conclue avec l’adoption d’une déclaration commune qui reconnait la contribution concrète que peut avoir la pêche thonière côtière au développement économique.

Les participants ont également insisté dans cette déclaration sur la nécessité d’une gestion responsable de cette filière en conformité avec les Objectifs de développement durable. Pour rappel, la capture annuelle de la pêche thonière côtière des cinq Etats membres de la Commission de l’océan Indien est répartie comme suit : Union des Comores (16 000t) avec 1670 pirogues, France/La Réunion (2 870t) avec 180 pêcheurs, Madagascar (52 000t) avec près de 100 000 pêcheurs, Maurice (250t) avec 300 pêcheurs, Seychelles (3 530t) avec 30 bateaux semi-industriels.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !