Selon une étude de l'Insee :

Les Réunionnais restent attachés au mariage


Publié / Actualisé
En 2016, à La Réunion, les personnes vivant en couple dans le même logement se tournent davantage vers l'union libre qu'en métropole : 28 % contre 20 %. En revanche, seules 3 % choisissent le Pacs, une part deux fois plus faible qu'en métropole. Le type d'union varie fortement avec l'âge des conjoints. Les deux tiers des Réunionnais de moins de 30 ans vivant en couple sont en union libre, tandis que le mariage devient majoritaire à partir de 35 ans. Le niveau de diplôme, la catégorie socioprofessionnelle ou le nombre d'enfants influent également sur la forme d'union. Nous publions ci-dessous l'étude de l'Insee.
En 2016, à La Réunion, les personnes vivant en couple dans le même logement se tournent davantage vers l'union libre qu'en métropole : 28 % contre 20 %. En revanche, seules 3 % choisissent le Pacs, une part deux fois plus faible qu'en métropole. Le type d'union varie fortement avec l'âge des conjoints. Les deux tiers des Réunionnais de moins de 30 ans vivant en couple sont en union libre, tandis que le mariage devient majoritaire à partir de 35 ans. Le niveau de diplôme, la catégorie socioprofessionnelle ou le nombre d'enfants influent également sur la forme d'union. Nous publions ci-dessous l'étude de l'Insee.

En 2016, à La Réunion, parmi les personnes vivant en couple cohabitant, 69 % sont mariées, 28 % vivent en union libre et 3 % sont pacsées. Les formes d’unions sont assez voisines de celles des Antilles, mais sensiblement différentes de la métropole.

L’union libre, plus répandue à La Réunion

Les Réunionnais vivant en couple cohabitant vivent plus souvent en union libre que les couples résidant en métropole (28 % contre 20 %). Ainsi, La Réunion est le deuxième département français où la part de personnes vivant en union libre est la plus élevée, loin cependant derrière la Guyane (51 %).

En revanche, le recours au Pacs est particulièrement faible sur l’île : seules 3 % des personnes vivant en couple en ont contracté un, soit deux fois moins qu’en métropole (7 %).

Le mariage reste la forme la plus fréquente d’union entre deux personnes vivant en couple, à La Réunion comme ailleurs en France. Néanmoins, la part de personnes mariées est un peu plus faible à La Réunion qu’en métropole (72 %).

Les spécificités des unions sur l’île sont en partie liées aux caractéristiques sociodémographiques de ses habitants. Si les couples réunionnais vivent plus en union libre c’est notamment parce que la population y est plus jeune. Les
jeunes en couple vivent en effet plus souvent en union libre. Cependant, si la population réunionnaise présentait des caractéristiques semblables à l’ensemble de la population résidant en couple en France en matière notamment d’âge, de diplôme, de catégorie sociale, la proportion de personnes pacsées sur l’île demeurerait inférieure au niveau national, tandis que la part de personnes vivant en union libre ou mariées serait supérieure. Cela semble témoigner de l’attachement des Réunionnais pour le mariage, forme de contractualisation la plus traditionnelle.

La situation conjugale, une affaire d’âge

Les jeunes en couple vivent le plus souvent en union libre. En effet, quand les couples se forment, ils commencent par cohabiter avant de contractualiser. Ce phénomène est plus marqué encore à La Réunion qu’en métropole. Ainsi, 68 % des Réunionnais de moins de 30 ans vivant en couple
cohabitant forment une union libre avec leur conjoint, contre 60 % pour les jeunes de métropole. À ces âges, les situations professionnelles et financières ne sont pas complètement stabilisées. C’est d’autant plus le cas à La Réunion où le chômage est prégnant et les niveaux de vie plus faibles qu’en métropole : les jeunes sont ainsi amenés plus qu’ailleurs à différer la contractualisation de leur union. En parallèle, les jeunes Réunionnais vivant en couple recourent quatre fois moins au Pacs que les jeunes de métropole (4 % contre 16 %). Lorsqu’ils contractualisent leur union, ils préfèrent plutôt s’orienter vers le mariage (28 % contre 24 % en métropole).

C’est entre 30 et 34 ans que le recours au Pacs est maximal à La Réunion (8 %). En métropole, c’est entre 26 et 34 ans que le Pacs est le plus mobilisé (entre 17 % et 20 %). À partir de 35 ans, le mariage devient prépondérant à La Réunion comme en métropole : il concerne un couple sur deux. La
proportion de couples mariés augmente ensuite avec l’âge : 67 % des Réunionnais de 40 à 49 ans vivant en couple dans le même logement sont mariés, 79 % de ceux de 50 à 59 ans et 90 % au-delà de 60 ans. Cependant, à chaque âge au-delà de 35 ans, les métropolitains contractualisent davantage leur union par le mariage, tandis que les Réunionnais sont plus souvent en union libre. Tout comme au niveau national, la part de personnes pacsées diminue avec l’âge.

Le mariage pour les non-diplômés, le Pacs pour les cadres

En dehors de l’âge, d’autres facteurs influent sur le statut conjugal. Ainsi, le mariage est plus fréquent parmi les non-diplômés : 75 % de ceux vivant en couple sont mariés contre 63 % des diplômés du supérieur. Le mariage tient une place privilégiée chez les indépendants (agriculteurs, artisans, commerçants), parmi lesquels près de neuf personnes en couple sur dix sont mariées. Le Pacs est quant à lui surreprésenté parmi les cadres (10 %) et les diplômés du supérieur (10 %). L’union libre est un peu plus fréquente parmi les ouvriers et les bacheliers.

Tant à La Réunion qu’en métropole, les couples ayant plusieurs enfants et ceux propriétaires de leur logement sont plus souvent mariés que les autres. Ainsi, à La Réunion, 64 % des couples avec deux enfants ou plus sont mariés, contre 53 % des couples avec un seul enfant. De même, les propriétaires vivant en couple sont plus souvent mariés que les locataires (77 % contre 53 %). Dans ces cas, le mariage offre un cadre plus sécurisé à la famille et peut faciliter l’accès au crédit ou simplifier les modalités de succession.

   

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