[PHOTOS] Patrice Nirlo de retour aux assises (actualisé) :

Incendies du Maïdo - L'addition promet d'être salée pour l'ex-pompier


Publié / Actualisé
Ce lundi 19 février 2018, l'ex pompier pyromane est de retour à la cour d'assises. Patrice Nirlo doit aujourd'hui faire face à la question des intérêts civils. Pour rappel, sa peine de 12 ans de réclusion criminelle a été confirmée en appel. Les différentes parties civiles lui ont réclamés une soixantaine de millions d'euros de dommages et intérêts. La décision sera rendue le 2 mars prochain. En 2010 et 2011, les incendies que l'ex caporal-chef avait déclenché au Maïdo avaient détruit des milliers d'hectares de forêt au coeur même du parc national
Ce lundi 19 février 2018, l'ex pompier pyromane est de retour à la cour d'assises. Patrice Nirlo doit aujourd'hui faire face à la question des intérêts civils. Pour rappel, sa peine de 12 ans de réclusion criminelle a été confirmée en appel. Les différentes parties civiles lui ont réclamés une soixantaine de millions d'euros de dommages et intérêts. La décision sera rendue le 2 mars prochain. En 2010 et 2011, les incendies que l'ex caporal-chef avait déclenché au Maïdo avaient détruit des milliers d'hectares de forêt au coeur même du parc national

Le 5 février 2016, Patrice Nirlo a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour le déclenchement de cinq incendies majeurs à La Réunion, dont les deux feux du Maïdo de 2010 et 2011. Cette peine a été confirmée en appel le 22 février 2017.

Décrit comme étant un " bon pompier ", son arrestation a perturbé tous ceux qui le connaissaient. " Je n’arrive toujours pas à m’expliquer ce qui s’est passé ", avait confié sa soeur, Isabelle Nirlo lors du second jour du procès qui parlait de "choc" pour elle et toute sa famille. "J’ai honte de ce que j’ai fait, j’ai trahi les pompiers, j’ai fait du mal à ma famille", avait quant à lui reconnu le pompier incendiaire durant ses deux procès devant les assises.

Lire aussi - 71 millions d'euros réclamés à l'ex-pompier

Parmi les incendies qu'il a déclenché, ceux du Maïdo ont détruits près de 3 500 hectares de faune et de flore protégés, une catastrophe environnementale dont la réparation prendra plusieurs dizaines d'années. Les différentes parties civiles pourraient lui réclamrer jusqu'à 71 millions d'euros. L'ONF (Office national des forêts) en demande 28 millions, le Conseil Départemental 30 millions, le SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) 11 millions, le Parc National 2 millions.

www.ipreunion.com

 

   

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