Après le rejet de son recours par le tribunal administratif :

Une association citoyenne fait appel contre l'ouverture d'un parc animalier à l'Étang-Salé


Publié / Actualisé
Dans une décision rendue le 14 décembre 2017, le tribunal administratif de La Réunion a rejeté les recours de trois associations et d'une société contre un arrêté préfectoral autorisant l'exploitation d'un parc animalier dans la forêt de l'Étang-Salé. Fin janvier 2018, deux des collectifs - l'association citoyenne de Saint-Pierre et l'association ACPEGES - ont lancé une procédure en appel à la cour administrative de Bordeaux. (Photo d'illustration)
Dans une décision rendue le 14 décembre 2017, le tribunal administratif de La Réunion a rejeté les recours de trois associations et d'une société contre un arrêté préfectoral autorisant l'exploitation d'un parc animalier dans la forêt de l'Étang-Salé. Fin janvier 2018, deux des collectifs - l'association citoyenne de Saint-Pierre et l'association ACPEGES - ont lancé une procédure en appel à la cour administrative de Bordeaux. (Photo d'illustration)

"Attachées à la préservation de la biodiversité Réunionnaise, opposées à la privatisation de l’espace public (comme cette nouvelle parcelle de forêt d’Etang-Salé), et à l’importation massive d’espèces animales en prison dans notre petite île, nous entamons une 4ème année de procédure juridique, cette fois à Bordeaux …… loin des facteurs d’influence locaux" indique l'association citoyenne de Saint-Pierre.

Dans sa décision rendue le 14 décembre dernier, le tribunal administratif a "jugé au fond que les conditions d’exploitation du parc, compte des mesures prises, étaient suffisantes pour assurer la protection des intérêts auxquels elle était susceptible de porter atteinte, notamment la protection de la faune et de la flore locales, le risque d’évasion des animaux et en particulier des rapaces, ou encore la conservation des ressources hydrauliques, mais aussi le risque incendie et celui lié l’augmentation du trafic routier et en particulier le stationnement des véhicules".

L'association citoyenne et l'association ACPEGES ont lancé à la fin du mois de janvier 2018 une procédure en appel à la Cour administrative de Bordeaux, à la suite de ce jugement. Le premier collectif précise avoir alerté l'Unesco et l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) à ce sujet.

   

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