[VIDÉOS] Suppression de l'accession logement accession :

Syndicats du BTP, artisans et patrons vont manifester


Publié / Actualisé
Les salariés et patrons du secteur de l'artisanat, la CGTR et la CFDT "Bâtiment travaux publics" (BTP) et la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) manifesteront le jeudi 1er mars 2018 devant la préfecture de Saint-Denis. Soutenus par la Chambre de Commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR), ils s'opposent à la suppression de l'allocation logement accession pour les ménages les plus modestes. Ce dispositif permet le versement d'une aide mensuelle aux primo-accédants de logements sociaux en fonction de leurs ressources mais le gouvernement vient de le supprimer dans son projet de loi de Finances 2018. (Photo d'archives)
Les salariés et patrons du secteur de l'artisanat, la CGTR et la CFDT "Bâtiment travaux publics" (BTP) et la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB) manifesteront le jeudi 1er mars 2018 devant la préfecture de Saint-Denis. Soutenus par la Chambre de Commerce et d'industrie de La Réunion (CCIR), ils s'opposent à la suppression de l'allocation logement accession pour les ménages les plus modestes. Ce dispositif permet le versement d'une aide mensuelle aux primo-accédants de logements sociaux en fonction de leurs ressources mais le gouvernement vient de le supprimer dans son projet de loi de Finances 2018. (Photo d'archives)

 

La mort de 500 entreprises, plus de 200 emplois menacés à court terme et la disparition de 51 millions de chiffre d'affaires tous les ans. Voici les conséquences concrètes de la fin de l'allocation "accession" décrites par le président de la CAPEB, Cyrille Rickmounie et son homologue de la CCIR, Ibrahim Patel. Des chiffres donnés lors d'une conférence de presse au siège de la Chambre consulaire dans le chef-lieu.

Selon eux, cette mesure touche déjà durement la construction de logements sociaux, en forte baisse dans le département. 1.400 logements ne sortiront pas de terre et cela signer l'arrêt des opération de résorption de l'habitat insalubre et la fin des parcours résidentiels et d'accession à la propriété pour les plus modestes. Près de 1.000 familles ont bénéficié de cette allocation sur la période de 2012 à 2017.

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Le 1er mars, les manifestants déposeront une motion au préfet de La Réunion avec les revendications des syndicats patronaux et de salariés. Ils doivent d'ici là réfléchir à son élaboration. Ils demandent déjà le rétablissement de ce dispositif. La CAPEB rappelle également la cessation d'activité de 557 entreprises du bâtiment en 2017. Soit 11 structures par semaine contre 7 en 2016. Comme l'explique le président de la CAPEB dans la vidéo suivante.

 

 

Est-ce que la Fédération réunionnaise du Bâtiment travaux publics (FRBTP) sera présente comme lors de la manifestation de syndicats de salariés et patronaux en septembre dernier afin "de sauver la filière" ? La réponse de Cyrille Rickmounie. "J'ai échangé avec le président Siriex. Il m'a dit qu'il allait mettre en place une Commission BTP au Fédération des entreprises d'outre-mer pour porter cette revendication", précise-t-il en réponse à une question. Il dénonce la "brutalité" de cette mesure.

 

 

Selon Ibrahim Patel, les permis de construire ont chuté de 43 % entre 2006 et 2012. "Il est grand temps que les acteurs publics et que les politiques réagissent car il faut stopper l'hémorragie", commente le vice-président de la Région Réunion.

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À ses côtés, Jacky Balmine, secrétaire général de la CGTR BTP, trouve cette suppression "incohérente". Selon lui, maintenir une allocation personnalisé au logement et enlever le dispositif "accession" constitue une "injustice". Ses troupes seront mobilisées. Il espère voir les syndicats patronaux se déplacer.

 

 

"Le gouvernement doit savoir que l'on est déjà en grande difficultés et que des gens sont très pauvres. D'ici le 1er mars, il doit avoir l'intelligence de retirer cette mesure afin de rétablir l'ancien dispositif", commente le syndicaliste en guise de conclusion. La députée Éricka Bareigts a d'ailleurs interpellé le gouvernement sur cette question ce mercredi 21 février.

Pour rappel, la Confédération nationale du logement (CNL) mène le combat contre ce projet du gouvernement désormais effective. L'administrateur de la CNL, Érick Fontaine, a alerté la semaine dernière le sous-préfet, en charge de l'habitat indigne et du logement dans l'île. Objectif : le sensibiliser à cette question.

ts/www.ipreunion.com

   

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