Suppression de l'allocation logement accession :

Jean Hugues Ratenon claque la porte de l'Assemblée nationale


Publié / Actualisé
Le député "France Insoumise" Jean-Hugues Ratenon réagit à la manifestation organisée à Saint-Denis le jeudi 1er mars 2018 par les syndicats de la CGTR et de la CFDT BTP, la CAPEB et les artisans. Lui aussi s'oppose à la suppression de l'allocation logement accession. Il a posé une question sur ce sujet à la ministre de l'Outre-mer Annick Girardin à l'Assemblée nationale. Le parlementaire n'a pas attendu sa réponse et a quitté l'hémicycle. Nous publions ci-après son communiqué. (Photo d'archives)
Le député "France Insoumise" Jean-Hugues Ratenon réagit à la manifestation organisée à Saint-Denis le jeudi 1er mars 2018 par les syndicats de la CGTR et de la CFDT BTP, la CAPEB et les artisans. Lui aussi s'oppose à la suppression de l'allocation logement accession. Il a posé une question sur ce sujet à la ministre de l'Outre-mer Annick Girardin à l'Assemblée nationale. Le parlementaire n'a pas attendu sa réponse et a quitté l'hémicycle. Nous publions ci-après son communiqué. (Photo d'archives)

 

Depuis des mois, les acteurs économiques, les associations de défense des locataires et les élus alertent le gouvernement sur le danger que fait peser sa décision de supprimer l’allocation logement accession à la propriété sur l’économie Réunionnaise et sur l’avenir de centaines de familles. Pas plus tard que ce mercredi soir, je suis intervenu à l’Assemblée Nationale pour demander au ministre Girardin de revenir sur cette décision qui est un non-sens économique, car cette allocation n’est pas qu'une aide sociale mais aussi une allocation d’investissement.

Lire aussi : Syndicats du BTP, artisans et patrons vont manifester

Plus de 1400 dossiers accession ou de RHI sont engagés ou en cours… 400 m’a répondu la ministre. Un mensonge éhonté confirmé par les chiffres extrêmement alarmants révélés ce jeudi par des syndicats du bâtiment lors d’une conférence de presse : 

- la mort de 500 entreprises ;

- plus de 200 emplois menacés à court terme, jusqu’à 2000 à plus long terme ;

- perte de 51 millions d’euros de chiffre d’affaire tous les ans ;

- 1400 logements ne sortiront pas de terre ;

- 557 entreprises du bâtiment ont cessé leur activité en 2017 ;

- les permis de construire ont chuté de 43% entre 2006 et 2012.

Mais pour le " porte voix du gouvernement " il n’y a pas de problème, c’est pas grave. C’est pourquoi, devinant le mépris du Gouvernement, j’ai annoncé à la fin de mon intervention que je n’écouterais pas sa réponse et j’ai quitté l’hémicycle. Il n’y a rien à attendre de ce gouvernement des riches.

Je soutiens l’appel à la manifestation devant la préfecture le 1er mars et je demande à  tous les Réunionnais d’être solidaires de ce mouvement pour l’emploi et des logements dignes.

   

3 Commentaire(s)

Erick Murin, Posté
« Le député de la mendicité, et de l'assistanat" Le député Jean Hugues Ratenon doit surement prendre votre exemple de courage: se cacher derrière un clavier et siéger dans le couloir des lâches. Vous êtes très pauvre intellectuellement au ciel du XXI siècle...

Jose, Posté
le député de la mendicité, et de l'assistanat !
Philo, Posté
Un exemple de posture a prendre kan on est dans l'opposition n'est ce pas chers opposants à Saint Joseph ?
Lol !!!