Séismes et augmentation du CO2 :

Ça bouge au Piton de la Fournaise


Publié / Actualisé
Dans son bulletin publié ce vendredi 23 février 2018, l'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique qu'une augmentation de la sismicité et de la concentration en CO2 est actuellement observée. Ces paramètres, qui se conjuguent avec une inflation de l'édifice, seront à observer au cours des prochains jours. Nous publions le bulletin à ce sujet ci-dessous.
Dans son bulletin publié ce vendredi 23 février 2018, l'Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique qu'une augmentation de la sismicité et de la concentration en CO2 est actuellement observée. Ces paramètres, qui se conjuguent avec une inflation de l'édifice, seront à observer au cours des prochains jours. Nous publions le bulletin à ce sujet ci-dessous.

Depuis le 16 février 2018, une augmentation progressive de la sismicité volcano-tectonique superficielle (< à 2.5 km de profondeur) sous les cratères sommitaux est observée. Le nombre journalier d’évènements de ce type est ainsi passé de 2 les 16 et 17 février à 11 le 21 février.

Cette augmentation de la sismicité s’accompagne d’une augmentation des concentrations en CO2 enregistrées dans le sol :
- Secteur distal, région Plaine des Cafres / Plaines des Palmistes : Tendance à l’augmentation sur des valeurs intermédiaires.
- Secteur proche du Gîte du Volcan : Forte augmentation des émissions sur l’ensemble du profil de contrôle de ce secteur ; les concentrations mesurées se situent parmi les 3 plus fortes anomalies mesurées depuis le début du suivi de ce secteur en 2015 (anomalies précédentes : mars-mai 2015 et décembre 2016-janvier 2017).

A noter que les flux de SO2 dans l’air enregistrés au bord de l’Enclos sont en-dessous ou proche du seuil de détection ; même si depuis mi-janvier plusieurs dépassements ponctuels du seuil de détection de faible intensité ont été enregistrés sur la station du secteur ouest du rempart de l’Enclos Fouqué.
Au sommet de faibles concentrations de H2S (proches de la limite de détection) et parfois de SO2 sont toujours enregistrées.

Cette augmentation conjointe de la sismicité et de la concentration en CO2 dans le sol font suite à plusieurs mois de lente inflation de l’édifice. Cette inflation particulièrement bien visible sur les stations situées à la base du cône terminal (extension de l’ordre de 2-2.5 cm de la base du cône terminal depuis la fin de la dernière éruption, le 28 août 2017) est témoin de la mise en pression d’une source profonde.

L’évolution de tous ces paramètres sera à suivre et à confirmer ces prochains jours.

   

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