A l'invitation de Michel Fontaine (actualisé) :

Laurent Wauquiez (LR) à La Réunion les 3 et 4 mars


Publié / Actualisé
Laurent Wauquiez, patron des LR (Les Républicains), sera en visite à La Réunion le samedi 3 et le dimanche mars 2018. Il sera reçu par Michel Fontaine, chef de file de Les Républicains à la Réunion. Laurent Wauquiez se rendra ensuite à Mayotte pour soutenir la candidature du candidat LR Elad Chakrina à la législative partielle dans la première circonscription de l'île aux parfums. Le programme du séjour de Laurent Wauquiez à La Réunion n'est pas encore définitivement établi
Laurent Wauquiez, patron des LR (Les Républicains), sera en visite à La Réunion le samedi 3 et le dimanche mars 2018. Il sera reçu par Michel Fontaine, chef de file de Les Républicains à la Réunion. Laurent Wauquiez se rendra ensuite à Mayotte pour soutenir la candidature du candidat LR Elad Chakrina à la législative partielle dans la première circonscription de l'île aux parfums. Le programme du séjour de Laurent Wauquiez à La Réunion n'est pas encore définitivement établi

Laurent Wauquiez, tout récent patron des LR, est au centre d'une tempête politico - médiatique depuis qu'il a cru (ou feint de croire) qu'il pouvait "balancer" sur tout le monde - y compris ses amis supposés -, devant des dizaines d'étudiants sans que cela ne se sache jamais. Naïveté affligeante, jugent certains, coup de com' monté de toutes pièces, fustigent d'autres. Quoi qu'il soit il s'est grandement lâché lors d'une conférence donnée ce jeudi 15 février à l'Ecole de management de Lyon. Son discours a été enregistré et des extraits ont été diffiusés ce vendredi dans l'émission télé,"Quotidien" sur TMC.

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Au cours de ce discours il a ainsi affirmé "Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui rentraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on rentrait en Conseil des ministres", relate Laurent Wauquiez dans cet enregistrement, réalisé à son insu, et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien. Contacté par l'AFP, l'entourage de M. Wauquiez n'a pas souhaité faire de commentaires.

Quant à Emmanuel Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré. Que Fillon gagne la primaire et que derrière, il le démolisse? Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé, je pense qu?ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Laurent Wauquiez a aussi parlé  du cas de Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée par le parquet de Paris, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse. "Il sait très bien ce qu?il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac"

Ce lundi, de nouvaux extraits du discours de Laurent Wauquiez ont été diffusés par "Quotidien". "Vous avez vu les guignols d'En Marche ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n'y a aucun équilibre des pouvoirs en France. Donc il y a une dictature totale en France", peut-on entendre Laurent Wauquiez déballer devant des élèves de l'EM Lyon Business School.

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Le patron des LR évoque également les syndicats, le Medef et la CGPME dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il préside. "Les associations syndicales recevaient à peu près cinq millions d'euros chaque année de la région. La CGT se faisait un joli chèque de trois millions d'euros sur le budget de la région. Chaque année. Moi, je les ai reçus, je leur ai dit: je suis extrêmement attaché à l'indépendance des syndicats, et comme je ne veux surtout pas que vous dépendiez de moi, c'est zéro", a-t-il expliqué.

"Et le pire, si on est très honnête entre nous, c'est que les plus catastrophiques, c'est qui ? C'est le Medef. C'est la CGPME. Eux, c'est pire que tout. Car eux ils en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu'ils veulent, c'est encaisser de l'argent", poursuit le patron de LR.

Le chef de file des LR a abordé également le cas d'Alain Juppé, "une personnalité éminemment respectable" mais qui a "totalement cramé la caisse". "A Bordeaux, il a fait des miracles, Bordeaux est génial, c'est très bien géré, mais il a fait exploser les impôts, exploser la dépense publique et exploser l'endettement. Moi, ma conviction c'est que quand vous faites ça, vous n'avez à l'arrivée plus aucune forme de crédit", accuse-t-il alors que l'ancienne première adjointe de M. Juppé, Virginie Calmels, est aujourd'hui la numéro deux de M. Wauquiez à LR. Quant à Valérie Pécresse, "le nombre de conneries qu'elle peut faire!", a jugé Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez a jugé mardi sur BFMTV que les méthodes employées par le journaliste qui a dévoilé ses propos tenus devant des élèves de l'EM Lyon et diffusés par Quotidien étaient des "méthodes de voyou" et annoncé qu'il allait "porter plainte". Il a dit maintenir la totalité des ses propos à l'exception de ceux tenus à l'encontre de Nicolas Sarkozy. Il a indiqué avoir présenté ses excuses au téléphone à l'ancien chef de l'Etat.

Lire aussi : "Grosse merde", la réponse musclée de Sarkozy à Wauquiez

Officiellement, l'ex-président de la République a "pris note" de ses excuses. Mais selon Le Canard enchaîné, cité par lexpress.fr, l'entretien téléphonique a été bien plus violent que ça. "Je l'ai pulvérisé. Il m'a présenté ses excuses. Il était piteux. Ensuite, je ne l'ai pas laissé en placer une", se serait vanté Nicolas Sarkozy devant ses proches. "Beaucoup de monde me disait que tu n'étais qu'une grosse merde. Aujourd'hui, je n'ai d'autre choix que de penser comme eux, aurait enocre ancé Nicolas Sarkozy à son ancien protégé. Il paraît que tu as des ambitions présidentielles. Si j'étais toi, je trouverais un autre métier", rapporte encore Le Canard enchaîné.

www.ipreunion.com

 

 

   

4 Commentaire(s)

Jean Le Monstre, Posté
Wauquiez, Le Pen, Macron : même combat !
Tuer les petits, engraisser les gros, s'en foutre plein les poches
Voilà leurs trois tâches essentielles !
Jean, Posté
Michou n'a pas peur d'être raillé par son nouveau pote dès qu'il sera en comité privé, ou devant des étudiants.

Ce type est aussi fiable qu'un comptable Grec !
DingDINGUEDong, Posté
Oh non ! Je suis pas d'accord !
S'il a des ambitions présidentielles, il est dans la bonne ligne ! Ça fait de "grands" présidents ! Suivez mon regard...
Et puis, balancer, c'est tendance ! Il a encore 4 ans pour être au point !
Fais péter Lolo !
Bruno Bourgeon, Posté
L’occasion pour lui signifier à lui aussi ses quatre vérités... par exemple lorsqu’il était ministre sur son action au gouvernement: inanité, inutilité incompétence...