Saint-Leu :

Un homme de 29 ans mis en examen pour le meurtre d'un sexagénaire


Publié / Actualisé
Ce vendredi 2 mars 2018, le procureur de Saint-Pierre a indiqué la mise en examen d'un homme de 29 ans pour le meurtre d'un sexagénaire. Ce dernier est décédé ce mercredi 28 février des suites d'un traumatisme crânien, après avoir reçu plusieurs coups portés avec un flexible. Nous publions le communiqué à ce sujet ci-dessous.
Ce vendredi 2 mars 2018, le procureur de Saint-Pierre a indiqué la mise en examen d'un homme de 29 ans pour le meurtre d'un sexagénaire. Ce dernier est décédé ce mercredi 28 février des suites d'un traumatisme crânien, après avoir reçu plusieurs coups portés avec un flexible. Nous publions le communiqué à ce sujet ci-dessous.

Le 28 février 2018 vers midi, les secours étaient alertés par une voisine suite à l'agression dont venait d'être victime dans les hauts de Saint-Leu M. Franck Dennemont, âgé de 60 ans. Transporté aux urgences du GHSR, ce dernier décédait peu après 17h00 des suites notamment d'un traumatisme crânien.
L'enquête permettait de déterminer que vers midi, un homme de 29 ans, fils du propriétaire d'un terrain voisin de M.Dennemont, accompagné d'un autre homme de 40 ans, s'étaient arrêtés en camion devant chez lui.

Rapidement identifiés et interpellés, ils fournissaient aux enquêteurs des versions quelque peu divergentes :

- D'après l'homme de 40 ans : l'homme avait lequel il travaillait avait reçu un appel téléphonique faisant état des intentions malveillantes - sorcellerie - de M.Dennemont à l'encontre de son père. Très énervé, il avait alors pris la direction de la propriété de M.Dennemont, s'était garé devant son portail et l'avait appelé. Après une brève conversation, il s'était saisi d'un flexible de tracteur et l'avait frappé violemment à plusieurs reprises. Ce premier mis en cause assurait que lui-même était resté dans le camion et, étant "saisi" par cette scène, n'avait pas réagi. Il reconnaissait également que, alors que M.Dennemont gisait au sol lorsqu'ils étaient partis, il n'avait pas appelé les secours bien qu'ayant un téléphone portable et ayant travaillé tout l'après-midi ;

- Pour sa part, l'homme de 29 ans était allé le même jour vers 14h00 à la gendarmerie de Saint-Leu signaler "un râlé-poussé", sans pour autant déposer plainte. Placé en garde-en-vue en fin d'après-midi après que les gendarmes aient fait le lien avec le décès qui leur avait été signalé par le GHSR, il commençait par prétendre que M.Dennemont avait tenté de le frapper avec une barre de fer. Réentendu, il finissait par reconnaître que, sous l'emprise de la colère vis-à-vis d'un homme qu'il avait toujours considéré comme méprisant et malhonnête vis-à-vis de sa famille, voire nuisible car susceptible de s'en prendre à la vie de son père par sorcellerie, il s'était rendu devant la propriété de M.Dennemont et lui avait demandé d'arrêter d'embêter sa famille. Comme ce dernier avançait vers lui, il s'était saisi d'un flexible (retrouvé à son domicile) pour "lui faire peur". Alors même qu'il n'était pas physiquement menacé, il l'avait frappé à plusieurs reprises sur plusieurs parties du corps, pour "le corriger et pour qu'il reste tranquille", mais non, pour le tuer assurait-il. S'il avait commencé par mentir, c'est parce qu'il avait peur d'aller en prison.

Une information judiciaire a été ouverte ce jour et :

- l'homme de 29 ans, jamais condamné, a été mix en exmane du chef de meurtre, après avoir changé une nouvelle fois de version devant le magistrat instructeur, et a été incarcéré (à sa demande, un débat différé sur la détention provisoire aura lieu la semaine prochaine) ;

- l'homme de 40 ans, a été mis en examen pour non-assistance à personne en danger.

L'enquête se poursuit désormais sous l'autorité d'un juge d'instruction.
 

   

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