[VIDEO] Comme après chaque cyclone... :

Salades trop petites, tomates trop chères les étals des marchés font grise mine


Publié / Actualisé
Depuis janvier 2018, les fortes précipitations ont eu pour conséquence une nouvelle flambée des prix des fruits et légumes locaux. Berguitta n'avait pas fini de malmener les cultures que Dumazile s'est pointée. Ceux qui espéraient retrouver des prix à la baisse dans leur panier, risquent fort d'être déçus. Ce mercredi 7 mars 2018 au marché forain du Chaudron, les produits sont très cher et les acheteurs sont peu nombreux. Les bazardiers constatent impuissants une baisse de la production et les consommateurs boudent des légumes en piteux état et hors de prix.
Depuis janvier 2018, les fortes précipitations ont eu pour conséquence une nouvelle flambée des prix des fruits et légumes locaux. Berguitta n'avait pas fini de malmener les cultures que Dumazile s'est pointée. Ceux qui espéraient retrouver des prix à la baisse dans leur panier, risquent fort d'être déçus. Ce mercredi 7 mars 2018 au marché forain du Chaudron, les produits sont très cher et les acheteurs sont peu nombreux. Les bazardiers constatent impuissants une baisse de la production et les consommateurs boudent des légumes en piteux état et hors de prix.

La tomate entre 6 et 8 euros le kilo, ou encore les salades fripées de la taille d’un poing à 80 centimes ont du mal à trouver preneur. Les habitants du quartier du Chaudron, arrivaient au compte goutte au marché de ce mercredi.  Les étals étaient à l’image des allées, vides. Et pour cause, l’état des produits et les prix font fuir le client et, pour ne rien arranger, la pluie s'est invitée.

- Les maraîchers, victimes du mauvais temps…

Pourquoi les prix sont-ils aussi excessifs ? La question revient souvent.  Certains diront "les producteurssont des profiteurs, dès qu’il pleut un peu les prix augmentent". Profiteur, rien n’est moins sûr. Les fortes précipitations ont ravagé les champs et tous les agriculteurs sont concernés. Didier, un bazardier qui vend des tomates à 7 euros le kilo, explique pourquoi les prix ne baisseront pas "on achète des caisses de tomates sous serre de 20 - 22kg, plus chères que les tomates plein champ, on jette deux ou trois kilos par caisse".

Les bazardiers doivent donc se contenter de revendre des tomates produites sous serre à un prix de gros déjà élevé. Il poursuit,"pour que le prix baisse, il faut que les tomates plein champs sortent mais à cause des pluies tous les champs sont ravagés et il faut attendre deux mois et demi avant que les tomates soient prêtes à être récoltées." Avec la cyclogenèse annoncée pour la fin de semaine, la situation n’est pas prête de s’arranger.

La salade aussi a souffert des affres de Dumazile.

Laurent Robert, producteur de salade à la Bretagne, déplore l’état de sa production "sur les 4000 pieds que je produis d’habitude, j'en ai jeté 2500. Il m'en reste à peine 1500 pieds, et encore ils sont en mauvais état, je n'arrive pas à les vendre" Les trois jours de pluie ont beaucoup abîmé sa production. Malgré un prix affiché à 80 centimes le pied, la clientèle "n’achète pas les salades trop petites". On serait tenté de croire que le retour du soleil serait de bon augure pour la production de fruits et légumes péi. Que nenni ! Laurent ajoute "avec le retour du soleil dans les jours qui viennent, les aromates et la salades vont être brûlés". Il termine "les maraîchers sont perdants en ce moment". Pour ne rien arranger "les gens préfèrent acheter en supermarché à 1,50 ejuro le pied alors qu'ici on est à 80 centimes". Pour lui, tout cela a une explication c'est "le changement climatique."

…les consommateurs aussi -

Quant à la satisfaction du consommateur, Laurent Robert affirme" bana lé zamé kotan". Les allées du marché forain du Chaudron était peu fréquentée en ce mercredi. Nathalie, l'une des rares clientes à poursuivre ses achats au marché est déçue mais résignée "c'est la misère, y a quasiment rien". Elle explique "avec cette pluie, beaucoup de forains ne sont pas venus". Elle l'affirme " c'est la première fois que je vois le marhé aussi vide."

Un marché vide, des produits chers et abîmés, le chef-lieu difficilement accessible, des producteurs absents. Qu'importe, à défaut de tomates plein champ pour le kri, les tomates en boîte feront bien l'affaire. Bon appétit !

sjb/www.ipreunion.com

 

   

1 Commentaire(s)

Jose, Posté
Et quand je pense que 80% de tout ça est importé, je me dis qu'il y en a qui profitent bien de ces "crises" !