L'épidémie se confirme :

Dengue - Si chacun est propre, les moustiques seront bien chassés


Publié / Actualisé
L'épidémie de dengue se confirme à La Réunion. La circulation du virus continue de s'intensifier, et au cours de la dernière semaine 82 cas ont été signalés, majoritairement dans la commune de Saint-Paul. Si les récentes fortes pluies sont extrêmement favorables au développement des moustiques, il n'en demeure pas le seul. L'état de propreté des cours des cases à terre et des immeubles a aussi sa part de responsabilité... Le comportement de chacun des habitants aussi...
L'épidémie de dengue se confirme à La Réunion. La circulation du virus continue de s'intensifier, et au cours de la dernière semaine 82 cas ont été signalés, majoritairement dans la commune de Saint-Paul. Si les récentes fortes pluies sont extrêmement favorables au développement des moustiques, il n'en demeure pas le seul. L'état de propreté des cours des cases à terre et des immeubles a aussi sa part de responsabilité... Le comportement de chacun des habitants aussi...

Depuis le début de la circulation du virus fin 2017, ce sont 297 cas de dengue qui ont été signalés sur l'ensemble du département. Pour l'Agence régionale de santé (ARS), le risque de diffusion du virus sur la totalité de La Réunion est désormais "élevé". D'ores et déjà, des actions sont menées à travers l'île.

L'ARS explique de son côté que ses "équipes de lutte anti-vectorielle" sont "toujours extrêmement mobilisées". "Actuellement, près de 1000 visites en porte-à-porte sont assurées chaque semaine, jusqu’à 5 interventions successives dans les quartiers les plus touchés. Ces interventions comprennent la recherche de cas de dengue, l’information de la population, l’élimination des gîtes larvaires, les traitements insecticides dans les cours et les jardins des particuliers et sont complétées la nuit, par des traitements de pulvérisation spatiale insecticide (...)".

Ce vendredi 9 mars à l'Hermitage-les-Hauts et ce jeudi 14 mars à Carosse, la ville de Saint-Paul organise des opérations "Vide fond de cours". L'objectif : appeler les habitants du quartier à se débarrasser de tous les encombrants qui deviennent de véritables nids à moustiques.

- Place à la responsabilisation -

Alors si les autorités s'activent, la décision a été prise à l'agence de santé "ne peut plus répondre aux sollicitations de particuliers appelant au numéro vert pour des interventions à domicile". Les services étant mobilisés autour des cas signalés par des médecins, les interventions individuelles ne sont donc plus réalisées, en dehors de ces signalements. Une mesure en guise de responsabilisation.

Si les fortes pluies et les vents peuvent éliminer des larves présentes dans l'eau, les moustiques "ont beaucoup d’opportunités de trouver un abri, ce qui leur permet de résister au cyclone puis de recoloniser les quartiers très rapidement, en raison des nombreux récipients remplis d’eau autour des habitations et des températures optimales" explique l'ARS. Dans ce contexte, l'agence régionale rappelle que "le rôle de chacun est primordial pour éliminer tout ce qui peut contenir de l’eau autour et près de chez soi afin de limiter la multiplication des moustiques".

Dans un autre registre mais à même dessein, le collectif BandCochon -qui s'insurge des lieux transformés en dépôts sauvages à La Réunion- en appelle à la responsabilité de chacun. Le collectif dénonce dans le tweet ci-dessous le nombre d'encombrants à l'air libre en pleine période de dengue :


Le rôle des élus est également pointé du doigt par les observateurs. Pour eux, une seule solution : verbaliser.


- Les conseils de l'ARS -

Pour lutter efficacement contre la propagation du virus, l'ARS a listé les bons gestes à adopter: 

- Eliminer les récipients en eau autour de son habitation
- Eliminer les déchets pouvant générer des gîtes larvaires
- Se protéger des piqûres de moustiques
- Consulter impérativement son médecin, en cas d’apparition de symptômes de la maladie (apparition brutale de fièvre éventuellement associée à des maux de tête, douleurs musculaires, éruptions cutanées, nausées, vomissements, saignements ou fatigue) et continuer à se protéger des piqûres de moustiques.

Pour rappel, en cas de nuisance de moustiques, les habitants peuvent se rapprocher de leurs services communaux. Cependant, le numéro vert (0 800 110 000) reste disponible pour des compléments d’informations sur les moustiques, la dengue, les conseils de prévention, les modalités d’intervention.

hf/www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Princesse Fraise de Bandcochon.re, Posté
En dehors du fait que vous osez parler de Band Cochon (ce qui n'est pas le cas de tous les médias...) nous vous félicitons d'abord pour le titre de votre article, qui est excellent : ÇA c'est de la communication de crise, bravo !
Espérons que les autres en prendront de la graine et cesseront de ne parler que de coupelles... Les moustiques se fichent pas mal de la susceptibilité, ils piquent un point c'est tout (Merci pour votre commentaire et vos encouragements Princesse Fraise. Belle soirée à vous - webmaster
Macatia, Posté
Cette bande de Goyaves de France devant la progression de l’épidémie qui est inévitable car ce n'est pas les moustiques qui voyagent mais les virus qui se trouvent dans le sang des voyageurs. Dans leurs recommandations ont-ils:
1- évoqué l'isolement des malades contaminés pour protéger sa famille et éviter la propagation du virus.
2- posé la question de savoir si leur insecticide biocide dangereux pour l'environnement et la biodiversité est encore efficace compte tenu de la propagation du virus et la prolétarisation des moustiques et en raison de la capacité des insectes à devenir chimio résistants.
3- mis en place des actions pour mesurer, évalué l'efficacité de cet insecticide et leur innocuité?
Nous attendons de l'ARS les réponses.