Courrier des lecteurs de Bruno Bourgeon :

L'effondrement de notre civilisation est une bonne chose


Publié / Actualisé
D'après une publication tiré du Reporterre d'octobre 2017. J'imagine vos réactions : la civilisation, poser problème ? Comment le fait de quitter une
condition primitive pour progresser dans le domaine des moeurs, des connaissances, des idées pourrait-il être un problème ? Notez le racisme/suprémacisme de cette assertion. L'implicite est que les peuples " primitifs " sont en quelque sorte arriérés " dans le domaine des moeurs, des
connaissances, des idées " par rapport aux peuples civilisés.
D'après une publication tiré du Reporterre d'octobre 2017. J'imagine vos réactions : la civilisation, poser problème ? Comment le fait de quitter une
condition primitive pour progresser dans le domaine des moeurs, des connaissances, des idées pourrait-il être un problème ? Notez le racisme/suprémacisme de cette assertion. L'implicite est que les peuples " primitifs " sont en quelque sorte arriérés " dans le domaine des moeurs, des
connaissances, des idées " par rapport aux peuples civilisés.

J’imagine vos réactions : la civilisation, poser problème ? Comment le fait de quitter une
condition primitive pour progresser dans le domaine des mœurs, des connaissances, des idées
pourrait-il être un problème ?
Notez le racisme/suprémacisme de cette assertion. L’implicite est que les
peuples " primitifs " sont en quelque sorte arriérés " dans le domaine des mœurs, des
connaissances, des idées " par rapport aux peuples civilisés.
Les civilisations sont les cultures humaines urbaines, hiérarchisées, organisées grâce à un État,
et dont l’alimentation dépend de l’agriculture à grande échelle, façon monoculture, par
opposition à la petite horticulture parfois pratiquée par des peuples de chasseurs-cueilleurs. Or,
durant plus de 95 % de la durée d’existence de l’espèce humaine, ses membres ont vécu en
petits groupes de chasseurs-cueilleurs. Sans anéantir le paysage. Sans le submerger de
millions de tonnes de plastique et de produits chimiques cancérigènes. Sans saturer son
atmosphère de gaz toxiques. Leur histoire n’était ni infectée, ni rythmée par la guerre. On
mourait bien sûr beaucoup plus jeune, de traumatismes ou d’infections. Leur mode de vie ne
requérait pas ce qui caractérise le fonctionnement de toutes les civilisations (Lewis Mumford,
sociologue) : " La centralisation du pouvoir politique, la séparation des classes, la division
du travail (pour la vie), la mécanisation de la production, l’expansion du pouvoir militaire,
l’exploitation économique des faibles, l’introduction universelle de l’esclavage et du
travail imposés pour raisons industrielles et militaires. "
Il y a des milliers d’années, en Mésopotamie, les premières villes se créèrent. Les forêts furent
rasées, la terre surexploitée, et aujourd’hui, du " croissant fertile ", il ne reste qu’un désert
infertile. L’expansion de civilisations, qui a balayé la planète au cours des derniers millénaires, a
fait disparaître les forêts du Proche-Orient (les cèdres du Liban ne sont plus qu’un lointain
souvenir), les forêts de l’Afrique du Nord, les forêts de Grèce, et ainsi de suite. Ces civilisations
(grecque, romaine, égyptienne, khmère, etc.) se sont toutes effondrées. Pour diverses raisons.
Cependant, elles avaient toutes ravagé les territoires qu’elles contrôlaient.
Leurs effondrements ont été documentés dans plusieurs ouvrages : " Effondrement ", de Jared
Diamond, " Le Viol de la terre : Depuis des siècles, toutes les civilisations sont coupables ", de
Clive Ponting, et " L’effondrement des sociétés complexes ", de Joseph Tainter. " Comment
tout peut s’effondrer ", de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, documente l’inévitable
effondrement (déjà débuté) de notre civilisation mondialisée.
Pourtant, cet effondrement est une bonne chose. Ceux qui placent " le monde avant la vie, la
vie avant l’homme " et " le respect des autres êtres avant l’amour-propre " (Lévi-Strauss) le
pensent. Notre civilisation est celle de la sixième extinction de masse des espèces, et
d’ethnocide vis-à-vis de la diversité culturelle humaine, ainsi reconnue par l’ONU: " les cultures
autochtones d’aujourd’hui sont menacées d’extinction dans de nombreuses régions du
monde ". Cet écocide et cet ethnocide ne sont pas des accidents, ils découlent du
fonctionnement normal d’une civilisation.
Interroger la civilisation implique de remettre en question ce que la plupart des gens
comprennent de l’histoire de l’Humanité, de l’idée de progrès, de la place de l’être humain sur
Terre. Elle nous rappelle ce que nous avons été, ce que nous sommes encore, derrière le
conditionnement culturel qui nous est imposé dès l’enfance. Elle nous offre une perspective de
soutenabilité écologique réaliste, éprouvée et testée, encore incarnée, aujourd’hui, par
quelques peuples autochtones en Amazonie, en Papouasie, en Inde (les Jarawas, par
exemple), et ailleurs.
Pouvons-nous le faire ?

   

1 Commentaire(s)

LouisP, Posté
Votre prose est imbuvable, on dirait que vous avez pêché des mots savants par-ci et par-là et que vous les avez dispersés. Vous nous présentez la préhistoire comme un idéal ? Sachez que beaucoup d'archéologues se sont penchés sur ces périodes et ont trouvé des traces de pollution. L'homme a toujours pollué. Bref supprimons l'homme ah ah ah ah