[VIDEO] Collectif de défense du domaine public maritime :

Paillotes de plage maintenues :"une prise de risque inconsidérée"


Publié / Actualisé
Dans un courrier adressé à la préfecture et au maire de Saint-Paul, le collectif de Défense du domaine maritime (DPM) regrette la non application à ce jour de la décision du tribunal administratif de suspendre les autorisations d'occupation temporaires (AOT) du domaine public délivrées à six établissements de plage à l'Ermitage. La juridiction administrative a rendu son arrêt le 16 mars dernier. Le Collectif parle de "une prise de risque inconsidérée". A noter qu'une action de protestation contre la non application de la cette décision aura lieu ce dimanche 8 avril à partir de 9 heures sur la plage de l'Ermitage
Dans un courrier adressé à la préfecture et au maire de Saint-Paul, le collectif de Défense du domaine maritime (DPM) regrette la non application à ce jour de la décision du tribunal administratif de suspendre les autorisations d'occupation temporaires (AOT) du domaine public délivrées à six établissements de plage à l'Ermitage. La juridiction administrative a rendu son arrêt le 16 mars dernier. Le Collectif parle de "une prise de risque inconsidérée". A noter qu'une action de protestation contre la non application de la cette décision aura lieu ce dimanche 8 avril à partir de 9 heures sur la plage de l'Ermitage

"Depuis le vendredi 16 mars 2018, nous ne sommes pas intervenus pour laisser le temps judiciaire et administratif se mettre en place afin que la loi soit respectée sur le domaine public maritime (DPM). Un jugement a été rendu et le juge a demandé la suspension des autorisations d'occupation temporaires (AOT) des six établissements de la plage" note dans son courrier le collectif de Défense du domaine maritime.

Le collectif souligne avoir "appris par la presse en date du 26 et 27 mars 2018 d'un temps de pause ou d'attente de la part de l'État, de ses services, de la mairie de Saint-Paul". Disant prendre "note de la position" et affirmant poursuivre le "combat de faire une application stricte de la loi sur les plages réunionnaises", la structure lance : "nous regrettons que les exploitants des établissements ne fassent pas preuve de respect d'une décision de justice. Nous regrettons que le maire de Saint-Paul (gestionnaire du DPM)  ne fasse pas constater d'une activité illégale sur le DPM. Nous regrettons que les salariés de ces établissements soient livrés à eux-mêmes et qu'une campagne de manipulation et de désinformation soient mises en place"

Le collectif affirme faire " toujours confiance à la justice de (notre) pays" et espérer "un dénouement proche de la situation". Mais ajoute-il, "nous devons vous alerter que le "menfoutisme", le manque de respect, le bras d'honneur voire même l'arrogance des exploitants des paillotes qui fracturent et divisent les Réunionnais".

"Ce sentiment d'impunité, d'une justice à deux vitesses, d'un poids deux mesures dans la gestion des affaires amènent une certaine exaspération dans les foyers réunionnais. Nous espérons que la prise de conscience soit partagée et que personne n'ait à regretter le manque de courage dans ce dossier" dit encore le collectif lour qui "la goutte qui fait déborder le vase" est constitué par "l'insolence" d'un restaurant "qui nargue les Réunionnais que nous sommes en continuant en toute impunité les travaux de sa terrasse".

Le collectif termine en prévenant l'Etat et le maire de Saint-Paul : "votre inertie, votre manque de responsabilité sont condamnables. Laisser cette situation perdurer sous les yeux des Réunionnais est une prise de risque inconsidérée. Nous vous saluons bien bas et vous laissons avec la patate chaude" !

Une action de protstation contre cet état de fait est prévue pour ce dimanche et c'est Danyèl Waro qui explique pourquoi dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

 

Plusieurs manifestations de protestation ont déjà été organisées au cours des derniers mois

Lire aussi : Un compte à rebours va être lancé

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

GERARD97460, Posté
Ces baraques sont là sur la plage depuis sous Paul BENARD et les autres ont suivi cette occupation des plages qui est le domaine public, et même le sous bois appartient au domaine public et pas à ces commerçants qui occupent ces lieux sans autorisation..