[VIDEO/PHOTOS] La preuve vue du ciel :

Côte ouest ou le grignotage boulimique de la plage


Publié / Actualisé
La côte ouest, ses plages (où l'on ne peut plus se baigner hors lagon pour cause de présence de requins), et son sable fin (où il est parfois difficile de poser sa serviette tant les constructions, temporaires ou pas, et le mobilier privé prend de la place)... Exagération, caricature, provocation pourraient dire certains... Rien de tout cela, il suffit de regarder, ou, mieux de survoler ce littoral
La côte ouest, ses plages (où l'on ne peut plus se baigner hors lagon pour cause de présence de requins), et son sable fin (où il est parfois difficile de poser sa serviette tant les constructions, temporaires ou pas, et le mobilier privé prend de la place)... Exagération, caricature, provocation pourraient dire certains... Rien de tout cela, il suffit de regarder, ou, mieux de survoler ce littoral

Dimanche 8  avril 2018 sur la côte ouest. Entre 200 et 300 personnes ont manifesté contre l'implantation des paillotes de plage sur le sable de l'Hermitage. La colère a été grande. Elle s'est manifestée de manière très vive.

Lire aussi : Les paillotes de plage ou l'arbre qui cache la forêt face à une justice à deux vitesses

Du mobilier de plage a été chaviré, des plantes renversées, des clôtures cassées. Des mots durs ont été  échangés entre certains manifestants d'une part, des propriétaires des paillotes, leurs employés et des usagers de la plage d'autre part.

Les injures, odieuses, ont fusé de part et d'autre. Sans doute révélateur d'un état de fait connu de tous, mais soigneusement passé sous silence, car évidemment trop dérangeant.

Les uns revendiquent le démantèlement des paillotes au nom de l'impossibilité légale de privatiser un espace public. Les autres se réclament du droit de travailler et mettent en avant les touristes ravis, disent-ils, de manger les pieds dans l'eau.

Les premiers ont un argument imparables : le 16 mars dernier le tribunal administratif a suspendu l'autorisation temporaire d'occupation de la plage par les paillotes. L'arrêt a été rendu dans le cadre d'une procédure en référé, c'est à dire en urgence, et elle n'est pas suspensive. C'est à dire qu'elle doit être exécuté même en cas d'appel.

Cette décision réputée urgente et donc immédiatement exécutoire, n'a toujours pas été appliquée par le préfet 25 jours après son prononcé par le tribunal administratif.

La privatisation de l'espace public se poursuit donc  au vu et au su de tous, de fait en tout impunité.

Regardez

 

C'est sans conteste là que se situe le fond du problème. A La Réunion comme ailleurs, le sentiment d'injustice est un terreau propice à tous les débordements. Condamner ces derniers sans soigner la cause du mal, revient – l'adage ne se trompe -, à poser un emplâtre sur une jambe de bois.

Surtout lorsque l'on a sous les yeux, en permanence, la matérialisation de ce sentiment d'injustice. En l'occurrence le grignotage boulimique du sable par les constructions qui pour beaucoup n'ont de temporaire que le nom, voire par des habitations en dur.

Regardez

 

Ou lorsque la preuve vient du ciel. Mais les choses vont peut-être évoluer. Interrogé par nos confrères d'Antenne Réunion ce lundi soir, Fredéric Carre, sous préfet de Saint-Paul a déclaré qu'un courrier allait être adressé "au maire de Saint-Paul pour lui demander de fermer ces établissements le temps qu’ils se mettent en conformité dans le cadre de la réglementation d’établissements recevant du public".

Reste toujours à savoir quand cette mise en conformité interviendra....

www.ipreunion.com

   

5 Commentaire(s)

Aretinpedon, Posté
C'était quoi le souci avec mon commentaire précédent ? Juste pour info.
Fabrice, Posté
Merci pour votre objectivitê! Alors que vos confrères parlent de destruction, saccage, des paillotes, vous avez l'honnêteté de dire que ce qui a été cassé se sont des brises vues (15 euros l'unité), quelques toitures de paille contre le soleil, des pots de fleurs renversés et pas cassés, des parasols enlevés et pas cassés. L'outil de travail n'a pas été cassé! Rien de bien méchant! S'ils étaient venus pour casser ça aurait été plus dégradé. Le lendemain tous ces restos pouvaient reprendre le travail presque normalement!
La Pie, Posté
@ L'eau sucrée : en effet, quitte à dénoncer des prises de terrain illégales, autant être être exhaustif et ne pas s'acharner sur une partie sinon on perd en crédibilité.
Aterla, Posté
Comme dit le premier commentateur, les plages ont reculé face à la mer. Cet article en ne le mentionnant pas souffle sur des braises qui pourraient s'enflammer.

La justice est parfois trop lente et il arrive aussi qu'elle se trompe. Cependant, ne pas utiliser les recours et vouloir faire justice soi-même est la porte ouverte à la loi du plus fort...
L'eau sucrée, Posté
C'est davantage le recul du trait de cote qui est à l'origine de tout cela et pas l'extension des constructions vers la mer !!!!!!! zot lé couillon ou koi ? Vous devriez faire un comparatif des images longtemps avec les images de maintenant pour enfin vous en rendre compte ! C'est en premier lieu la mer qui avance vers les constructions, c'est un phénomène que l'on rencontre sur toutes les côtes du monde mais encore plus visible sur nos côtés qui ont une bande de sable déjà peu large. Le plus incroyable c'est la fixette sur le DPM, mais le domaine public ne se résume pas qu'au DPM. Combien d'espaces publics privatisés ????? Forets domaniales, Grande Chaloupe, combien de constructions illégales et d'espaces publics privatisés par des habitations ??? Mais là personne n'en parle ! Serait-ce moins grave que les mêmes agissements sur le DPM ??? Justice à deux vitesses OUI, parce qu'on oppose lesdits pauvres mounes avec lesdits nantis ! Tout ça n'est finalement motivé que par pure JALOUSIE !