Paillotes de l'Hermitage :

Colère, dégâts, tribunal... et maintenant ?


Publié / Actualisé
Les paillotes de la discorde ou de la colère : dans la série des établissements de plage de l'Hermitage, les saisons se sont enchaînées. On a eu l'épisode de l'agacement face à une décision non appliquée du tribunal administratif. On a eu l'épisode des dégâts avec la manifestation de ce dimanche. On a eu l'épisode de la justice avec le déferrement de deux hommes, convoqués au tribunal correctionnel en mai. Deux échéances se profilent maintenant à l'horizon. La première avec l'examen du fond du dossier le 30 avril. La seconde avec le procès de Clément D. et d'Anthony A. le mois prochain. Suspense quant au prochain épisode... en attendant, Imaz Press vous propose un retour sur ce débat brûlant.
Les paillotes de la discorde ou de la colère : dans la série des établissements de plage de l'Hermitage, les saisons se sont enchaînées. On a eu l'épisode de l'agacement face à une décision non appliquée du tribunal administratif. On a eu l'épisode des dégâts avec la manifestation de ce dimanche. On a eu l'épisode de la justice avec le déferrement de deux hommes, convoqués au tribunal correctionnel en mai. Deux échéances se profilent maintenant à l'horizon. La première avec l'examen du fond du dossier le 30 avril. La seconde avec le procès de Clément D. et d'Anthony A. le mois prochain. Suspense quant au prochain épisode... en attendant, Imaz Press vous propose un retour sur ce débat brûlant.

Les deux hommes présentés au parquet ce mardi ont été placés sous contrôle judiciaire et remis en liberté à l'issue de leur présentation. Ils seront convoqués en mai prochain devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis.

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Les deux hommes ont été interpellés dimanche soir après qu'un rassemblement organisé par le Kolektif Union Rényoné responsab (collectif de l'union des Réunionnais responsables – Kurr) contre l'implantation de six restaurants sur la plage de l'Hermitage ait dégénéré. Des manifestants ont détruit à coups de masse des clôtures et des toitures de certains de ces restaurants.

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Ces établissements sont installés depuis plusieurs années à quelques mètres de l'eau sur le domaine public maritime (DPM), un secteur strictement protégé par la législation. Le 16 mars dernier, à la suite d'une requête en référé déposée par un Collectif de défense du domaine public maritime, le tribunal administratif a prononcé la suspension des autorisations d'occupation temporaire (AOT) du DPM des six établissements.

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Cette décision de justice, qui ne peut légalement être suspendue par un appel, n'a toujours pas été appliquée par la préfecture et la mairie de Saint-Paul. Agacé, le  Kurr s'est étonné de cette "lenteur" alors que "les décisions de justice contre les Réunionnais sont en général immédiatement appliquées".

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Au cours de cette manifestation, plusieurs revendications identitaires ont été lancées sur le thème "rendez la plage aux Réunionnais". De brèves altercations ont eu lieu entre certains manifestants d'une part, des salariés des paillotes et des baigneurs métropolitains. Des polémiques souvent violentes et aux accents xénophobes se sont très vite engagées sur les réseaux sociaux. Aux insultes à l'encontre des zorey ont répondu les injures contre les Réunionnais.

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Le préfet de La Réunion, Amaury de Saint-Quentin, a condamné "fermement le recours à la violence" et a appelé au sens des responsabilités et du civisme de chacun". Le maire de Saint-Paul, Joseph Sinimalé, a lui aussi "condamné les débordement" et a demandé à l'État de faire appliquer la décision du tribunal administratif.

"Le repli communautaire que je constate sur les réseaux sociaux n’est pour moi qu’une forme d’expression du mécontentement ressenti", contre la non application de la suspension des AOT, a tempéré ce mardi, maître Alain Antoine, avocat du collectif de défense du DPM.

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Ce dernier a aussi indiqué que le dossier des paillotes sera examiné "au fond" par le tribunal administratif "le 30 avril prochain, soit dans un délai très court".  Ce qui est selon le juriste "un message clair d’apaisement".

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www.ipreunion.com

   

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