[LIVE] Démantèlement d'un trafic de drogue dans plusieurs communes de l'île :

Le "cerveau" présumé du réseau et son épouse placés en détention provisoire


Publié / Actualisé
En garde à vue depuis ce lundi 16 avril, les huit personnes interpellées lors du coup de filet de la Sûreté départementale, ont été déférées ce vendredi 20 avril au tribunal Champ-Fleuri de Saint-Denis après 96 heures d'auditions. Tous sont mis en examen pour trafic de stupéfiants en bande organisée avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en bande organisée. Cinq personnes, dont le cerveau présumé du trafic, Wilson Titus, sa compagne et une autre jeune femme, ont été placés en détention provisoire. Un homme a été laissé en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Deux personnes, un homme et une femme, sont ressortis libre sans être placées sous contrôle judiciaire. Elles restent toutefois mises en examen. Les mis en cause ont été arrêtés dans le cadre d'un vaste trafic de drogue ayant des ramifications dans plusieurs communes de l'île
En garde à vue depuis ce lundi 16 avril, les huit personnes interpellées lors du coup de filet de la Sûreté départementale, ont été déférées ce vendredi 20 avril au tribunal Champ-Fleuri de Saint-Denis après 96 heures d'auditions. Tous sont mis en examen pour trafic de stupéfiants en bande organisée avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en bande organisée. Cinq personnes, dont le cerveau présumé du trafic, Wilson Titus, sa compagne et une autre jeune femme, ont été placés en détention provisoire. Un homme a été laissé en liberté et placé sous contrôle judiciaire. Deux personnes, un homme et une femme, sont ressortis libre sans être placées sous contrôle judiciaire. Elles restent toutefois mises en examen. Les mis en cause ont été arrêtés dans le cadre d'un vaste trafic de drogue ayant des ramifications dans plusieurs communes de l'île
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    Ce live est à présent terminé. Merci d'avoir suivi cette actualité avec Imaz Press Réunion

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    [SOUS CONTROLE JUDICIAIRE]

    Après délibération, la juges des libertés et de la détention décide de remettre en liberté le salarié de Chronopost. Il est toutefois placé sous contrôle judiciaire. Il a interdiction d’entrer en contact avec le personnes impliquées dans le réseau et obligation de pointer au commissariat une fois par semaine Il est reparti du tribunal entouré de sa famille

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    Le dernier mis en cause est entendu par la juge des libertés et de la détention. Âgé de 24 ans, l'homme est salarié de Chronopost à Sainte-Marie. Il a été interpellé sur son lieu de travail et cet après-midi est toujours vêtu de sa tenue de travail marquée Chronopost

    La juge d’instruction a demandé son placement en détention. Elle lui reproche d'avoir retirer les colis de drogue qui arrivaient au centre de tri de la Mare pour les livrer aux autres membres du trafic.

    Le substitut du procureur a aussi requis le placement en détention. "Ila permis au trafic de perdurer qui a pu exister grâce à une livraison de colis. Monsieur devait vérifier si les colis avaient été interceptés par la douane ou non" note le magistrat

    Le mis en cause, déjà été condamné en 2013 pour des faits de violence, explique vouloir être placé sous contrôle judiciaire, "si possible. Pour moi il n’y aura pas de représailles. Moi je faisais mon travail sans savoir qu’il y avait des stupéfiants dedans" dit-il. "Vous êtes un peu plus impliqués que ça »  rétorque la JLD. "À la fin les autres (membres du réseau - ndlr) n'arrêtaient pas de me harceler" explique le mis en examen. "J’étais perdu. Ils m’appelaient le soir pour me demander de débloquer les colis" dit-il

    "Monsieur a des garanties de représentation avec deux attestations d’hébergement" plaide l'avocate du jeune homme. "Ce que je constate c’est que finalement on peut considérer que Monsieur est une pièce rapportée. Le trafic a commencé bien avant qu’il soit employé par les auteurs du trafic" ajoute-t-elle. "Il n’a pas contesté son rôle en garde à vue. Il a répondu aux questions. Est ce vraiment utile de le placer en détention provisoire ?" se demande l'avocate

    Après délibération, la JLD, décide de le remettre en liberté sous contrôle judicaire.

     

     

     

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    [REMIS EN LIBERTÉ]

    Une jeune femme et un homme sont mis en examen pour trafic de stupéfiants en bande organisée mais sont remis en liberté sans être placés sous contrôle judiciaire. Maître Sébastien Navarro, avocat de l'homme interpellé dans l’ouest lundi, explique pourquoi son client a été laissé libre

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    [ENCORE TROIS]

    Trois personnes mises en cause dans ce vaste trafic de drogue attendent d'être présentées devant la juge des libertés et de la détention. Les cinq autres mis en cause ont tous été placs en détention provisoire. Tous sont mis en examen pour trafic de stupéfiants en bande organisée avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en bande organisée

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    [EN DÉTENTION PROVISOIRE]

    L'épouse de Wilson Titus est placée en détention provisoire. "Vous avez profité du trafic, vendu de l’ecstasy et il faut vous protéger des risques de représailles" a expliqué la JLD

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    [PRISON OU CONTRÔLE JUDICIAIRE] Son avocat : "On n’a pas pu avoir accès entièrement au dossier. On lui reproche seulement d’avoir récupéré des sommes de 50 à 100 euros et d’avoir donné un pochon à trois reprises". Selon lui, elle a tenté "à de nombreuses reprises de fuir le domicile".

    "Pour mettre en détention une femme qui a des enfants mineurs il faut qu’une enquête soit diligentée en amont pour savoir si ces enfants vont pouvoir être placés auprès d’un tiers. Cette enquête n’a pas été faite donc vous ne pouvez pas mettre Madame en détention" a affirmé son avocat à la JLD avant de demander le placement sous contrôle judiciaire de sa cliente. Cette dernière a fini par déclarer : "Je ne veux pas aller en prison".

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    [D'AUTRES FUTURES INTERPELLATIONS]

    En pleurs, la femme de Wilson Titus est devant le JLD. Ses proches sont aussi en plus. La juge d’instruction a demandé son placement en détention provisoire. Elle déclare qu’elle a cinq enfants, âgées de six à vingt ans, et qu’elle veut rester dehors pour s’en occuper.

    "C’est la première fois qu’on est séparées aussi longtemps" déplore t-elle. Le procureur demande aussi son placement en détention. Selon lui elle ne s’est pas contentée d’avoir un rôle passif et d’avoir fermé les yeux : "il y a eu une longue période d’écoutes téléphoniques. Il en ressort que Madame Titus vendait aussi des stupéfiants lorsque son mari n’était pas là".

    Il demande de la placer en détention pour éviter un risque de concertation avec les autres mis en examen ou les futures personnes interpellées car "on sait qu’il y aura d’autres personnes interpellées dans cette affaire".

     

     

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    [EN PLEURS]

    En pleurs devant le JLD, la femme de l’homme interpellé à Saint-André a expliqué avoir été sous l’emprise de son compagnon. Elle est soupçonnée d’avoir réceptionné des colis remplis de drogues et d’avoir envoyé de l’argent en métropole pour payer les fournisseurs.

    Elle et son mari sont parents d’un enfant de six ans. Le procureur a demandé son placement en détention provisoire, lui reprochant d’avoir fermé les yeux sur tout et d’avoir profité du train de vie de son mari. Elle a déclaré que son mari n’avait même pas de voiture et qu’il devait de l’argent à tout le monde.

    Selon le procureur, elle et son mari se seraient rendus en métropole et notamment à Nantes pour vraisemblablement rencontrer les fournisseurs. "Vous auriez dû prendre vos distances avec votre compagnon. On est sur une dizaine de milliers d’euros générés par ce trafic grâce à votre couple et vous connaissez très bien le principal mis en cause Wilson Titus" a déclaré le procureur.

    Son avocat : "Ma cliente vit de la CAF. Je n’ai pas vu d’or ni de belle voiture dans sa maison. Elle a un casier judiciaire vierge. Je demande sa mise en liberté !". "J’avais trop peu que mon mari me tue" a notamment déclaré la mise en cause. La JLD vient de prononcer sa mise en détention provisoire : "vous aviez une participation active dans ce trafic".

     

     

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    [MALAISE] Sous le choc, une proche de Wilson Titus a fait un bref malaise dans le hall du tribunal.

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    [PAS FAUTIF] Le parquet a déclaré qu'il était impensable de laisser Wilson Titus en liberté au vu du risque évident de pression sur les autres mis en examen. Le cerveau présumé est représenté par Maître Nicolas Normand qui affirme ne pas avoir eu accès au dossier. Il a seulement pu consulter un PV de synthèse. Son client a notamment déclaré devant le juge des libertés et de la détention : "Vous verrez à la prochaine audience que je ne suis pas fautif".

     

     

     

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    [VIE DE LUXE] Wilson Titus est soupçonné d'avoir organisé le trafic et d’avoir mené une vide luxe grâce à ce dernier. Selon le substitut du procureur qui suit l’affaire, Christophe Gourlaouen, Wilson Titus avait l’habitude de vendre de la drogue à 130 clients réguliers

    Il avait aussi de nombreux revendeurs intermédiaires. Le trafic aurait duré du 27 juillet 2016 au 16 avril 2018.

     

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    [LE CERVEAU] Wilson Titus, considéré comme la tête de réseau a souhaité garder le silence lors de sa première comparution, ce matin, devant le juge d’instruction. Il a été mis en examen et écroué.

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    [MISE EN EXAMEN] Quatre des individus ont été mis en examen. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Six personnes doivent encore passer devant le JLD (Juge des libertés et de la détention).

À propos

Pour rappel, ce sont cinq hommes et trois femmes qui ont été arrêtés lundi dans cinq communes de l'île. Ils sont soupçonnés d'avoir participé à un trafic de cocaïne, ecstasy, MDMA et résine de cannabis.

Lire aussi => Un réseau de trafic de drogue démantelé. Huit personnes interpellées

Ce vendredi, leur déferrement marque la fin de leur garde à vue. Ces huits personnes devraient être présentés au Procureur ainsi qu'au juge d'instruction qui pilote l'enquête sur laquelle la Sûreté départementale travaille depuis plus d'un an et demi.

À l'issue de ces deux entretiens, les trafiquants présumés devraient rencontrer le juge des libertés et de la détention qui décidera de leur avenir judiciaire. Ils pourraient être placés sous contrôle judiciaire ou placés en détention provisoire jusqu'à leur procès. 

En parallèle, le parquet de Saint-Pierre devrait, lui aussi, recevoir prochainement une dizaine de personnes soupçonnée d'avoir participé à un trafic de drogues. Les interpellations ont été réalisées par les gendarmes, au lendemain de celles effectuées par la Sûreté départementale. 14 personnes avaient alors été interpellées puis placées en garde à vue. 

Lire aussi => Saint-Denis - Saint-Pierre - Perquisitions des gendarmes, 14 personnes en garde à vue

Ces deux opérations presque identiques posent question puisqu'en deux jours, deux trafics de stupéfiants ont été démantelés dans l'île. 

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