La manifestation a fait 3 morts et 17 blessés selon un bilan provisoire :

Madagascar - L'Union Européenne condamne la violence de la répression


Publié / Actualisé
Ce samedi 21 avril 2018, des milliers de manifestants étaient descendus dans la rue pour protester contre l'adoption récente de lois électorales controversées à quelques mois des élections présidentielle et législative à Antananarivo (Madagascar). La manifestation qui avait été interdite a dégénéré et des militaires ont tiré sur la foule. Selon RFI, un bilan provisoire fait état de 3 morts et 17 blessés. Le député européen Younous Omarjee a appelé l'Union Européenne à condamner la violence de la répression. Dans un communiqué, l'UE apporte son soutien aux familles des victimes et déplore l'utilisation de la violence.
Ce samedi 21 avril 2018, des milliers de manifestants étaient descendus dans la rue pour protester contre l'adoption récente de lois électorales controversées à quelques mois des élections présidentielle et législative à Antananarivo (Madagascar). La manifestation qui avait été interdite a dégénéré et des militaires ont tiré sur la foule. Selon RFI, un bilan provisoire fait état de 3 morts et 17 blessés. Le député européen Younous Omarjee a appelé l'Union Européenne à condamner la violence de la répression. Dans un communiqué, l'UE apporte son soutien aux familles des victimes et déplore l'utilisation de la violence.

La manifestation avait été organisée dans un climat politique délétère où l’opposition accuse le régime du président Hery Rajaonarimampianina de vouloir la museler, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues pour la toute fin de l’année. 800 personnes étaient dans la rue. La police a utilisé des bombes lacrymogènes et a tiré à balles réelles sur les manifestants.

Lire à ce propos : Antananarivo - Au moins un mort et plusieurs blessé dans la repression d'une manifestation interdite.

L'Union Européenne a publié un communiqué dans lequel elle condamne la violence de la répression.

Les députés de l'opposition comptent poursuivre le mouvement.

"On ne s’arrêtera plus. Maintenant, il y a des morts par balles réelles, il y a des blessés à l’hôpital, il y a des enfants en réanimation", a dénoncé devant la presse une députée du parti de l’opposition TIM, Hanitriniaina Razafimanantsoa. "Cette place est symbolique, c’est la place du 13 mai. C’était toujours là qu’à commencé les révolutions à Madagascar", a-t-elle prévenu. "Ce régime est maintenant sali par du sang malgache" a t-elle ajouté.

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !